| Anathema + Cloverseeds + Petter Carlsen | ||
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| Lieu : Lyon - Ninkasi Kao | Reporter: Spade, The Inner Circle, Whysy | Date : 21-02-2011 |
Enfin ! Enfin ce moment tant attendu est arrivé ! Enfin les yeux de Whysy et les miens vont pouvoir se poser sur le fameux, l'emblématique, que dis-je, l'incontournable "Gros Caillou" ! Il faut savoir que le Gros Caillou supplante Lyon de toute sa majesté, entouré par ses fidèles "Parking du Gros Caillou", "Ecole maternelle - Le Gros Caillou" et "Café du Gros Caillou" (en partenariat avec Hard Rock Cafe). Lyon puise sa force dans le Gros Caillou qui rend la terre fertile et fournit la ville en électricité. C'est dire si nous étions excités à l'idée de voir ce Gros Caillou.![]() ![]() Et, un miracle se produisit. Alors que nous nous remettions de nos émotions de cet après-midi "Gros Caillou", ne voilà pas qu'une masse d'oiseaux s'approcha dangereusement du monument, formant une colonne et se mettant à tourner frénétiquement autour du Gros Caillou. Hérésie ! Souiller ainsi le Gros Caillou ? Jamais ! Mais, avant que nous fondions sur ces oiseaux pêcheurs, un éclair frappa le cortège macabre, éparpillant ainsi tous les oiseaux au sol. Tous, sauf un. Un seul oiseau subsista, un oiseau porteur d'un message attaché à sa patte droite, dont le contenu disait : "Urgent -STOP- Concert Anathema ce soir -STOP- Ninkasi Kao -STOP- Cloverseeds et La Lampe de Chevet invités -STOP- Présence Obligatoire -STOP- signé : The Inner Circle -STOP- Et ramenez du gâteau -STOP-" Un miracle ! Pèlerinage au Gros Caillou ET concert d'Anathema ? On croirait rêver ! Ni une ni deux, nous voilà sur place, suivis de très près par deux adorateurs du Gros Caillou, après avoir récupéré The Inner Circle qui s'était téléportée au pied du Stade Gerland pour occire quelques supporters belliqueux. Le club des 5 était donc là, fin prêt à en découdre. Et plus rien de pouvait nous décoller de notre objectif, pas même la présence de maléfiques danseurs de salsa qui n'allaient pourtant pas stopper leur danse infernale de la soirée. Tandis que l'horloge du destin frappait ses 7 coups, les portes sacrées du Ninkasi s'ouvrirent, nous permettant de fouler le théâtre de la soirée à venir. La lampe de chevet (avec Petter Carlsen en guest) ![]() Premier groupe, ou plutôt, premier artiste, voici La Lampe de Chevet, plantée en milieu de scène. Elle commencera par son fameux tube "Allumage" où elle se fera rejoindre par Jamie Cavanagh (bassiste d'Anathema) qui procédera au fameux allumage, devant une audience conquise par tant de simplicité et de présence. Et, La Lampe de Chevet ne faisant pas les choses à moitié, l'intégralité de la suite du set sera consacrée à son morceau fleuve "Je suis allumée" où immobilité et silence seront les mots d'ordre de cette prestation débridée qui se conclura par le traditionnel "Eteignage", voyant cette fois-ci Petter Carlsen intervenir. ![]() Parlons un peu de lui, Petter Carlsen. Il est en réalité resté sur un côté de la scène, à jouer de la musique pour accompagner la prestation de La Lampe de Chevet. Il chante en s'accompagnant avec une guitare électrique calée sur un son clair de toute beauté, et surprend par sa simplicité d'exécution et l'impact qu'il a pourtant sur la foule. Car sa voix est touchante, juste, claire, et les mélodies résonnent dans nos têtes, comme nous enveloppant et nous montrant un paysage d'hiver bercé par une fine neige. Disposant de peu de temps, Carlsen jouera 5 morceaux, dont un qu'il présente comme "celui grâce à qui il est ici", l'ayant envoyé à Danny Cavanagh (guitariste d'Anathema) qui, appréciant, resta en contact avec le bonhomme, pour le résultat que l'on connaît. Le concert se terminera sur le magnifique "You Go, Bird", qui verra Carlsen faire chanter le public sur le refrain, où, s'aidant d'une loop-pédale, les pistes de guitare seront empilées les unes sur les autres pour donner l'impression d'avoir 5 guitaristes jouant en même temps. ![]() Et, tandis que la musique décroît en volume, Petter Carlsen s'en va sous les applaudissements, rejoignant donc La Lampe de Chevet pour l'aider à parachever son set. Cloverseeds ![]() Originaire de Clermont-Ferrand, Cloverseeds oeuvre dans un rock/métal plutôt prog, alternant les morceaux favorisant les riffs massifs et ceux plus tamisés. Globalement, le groupe balayera un panel assez varié tout au long de leur set de 30 minutes, glissant par exemple de temps à autres quelques très légers growls, et n'hésitant pas à proposer de longues plages instrumentales, mettant en valeur la paire de guitaristes, de plus desservie par un son impeccable, rendant les divers solos d'autant plus efficaces. Après, il faudra vouer que les morceaux les plus calmes restent les moins marquants, le message du groupe passant mieux sur scène quand la saturation est de sortie, d'autant plus que la basse ronronne fort, très fort, et rajoute une pierre de taille à l'édifice. Prestation plutôt réussie donc, applaudie et musicalement en parfait raccord avec les autres plats de la soirée. ![]() ![]() ![]() Anathema ![]() Mais bien sûr, aussi réussies que peuvent être les premières parties, les gens sont là pour Anathema et le font savoir dès que les lumières s'éteignent et que retentit une intro instrumentale assez étrange, qui déboule sur des chants de marins entonnant la ritournelle "We're Here Because We're Here", fameux air qui a donc donné son nom au dernier album en date de la bande. Et le groupe d'entamer les réjouissances par "Thin Air" l'opener de l'album en question. Et là, que dire. Des frissons incontrôlés s'emparent de votre corps car c'est simple, c'est beau, c'est envoûtant. Voir les 3 frères Cavanagh se tenir devant soi a quelque chose d'intimidant, l'impact visuel est immense, tant cette musique que l'on croit venir d'ailleurs nous est ici présentée en toute simplicité. De plus, le son est clair comme de l'eau de roche, en particulier celui de Danny Cavangh, d'une pureté et d'une clarté à tomber par terre. Comme à son habitude sur la plupart des dates de la tournée, le groupe enchaîne les 3 morceaux suivants issus de "We're Here Because We're Here", à savoir "Summernight Horizon", "Dreaming Light" et "Everything", "Summernight Horizon" révélant un Vinnie Cavanagh remonté comme une pendule, ne tenant pas en place et harranguant sans cesse le public, apparemment énervé par l'attitude des photographes bousculant les spectateurs pour truster les premières places. Il se fendra d'ailleurs d'un discours (en français s'il vous-plait) nous disant "Moi, je joue pour les gens là-bas, je joue pas pour les caméras". Efficace. ![]() Ensuite, là où les "habitués" s'attendent à voir le groupe aller explorer quelques morceaux plus anciens, Vinnie nous annonce (toujours en français) "On a sorti un nouvel album...et on continue..." et c'est parti pour "Angels Walk Among Us" autre perle de ce dernier album qui nous a montré un Anathema au sommet de son art, et très vite l'on comprend que le groupe va tout simplement interpréter "We're Here Because We're Here" en entier et dans l'ordre. Et comme entame de concert, je vais reprendre une expression trouvé sur le net en disant que "Ça tue globalement sa race". Car, ses morceaux ont beau être de véritables joyaux, ils prennent une dimension supplémentaires une fois exécutés à la suite, suivant un espèce d'ordre logique, comme si tel ou tel se devait d'être placé ici et pas ailleurs. ![]() Au niveau des claques monumentales, je me dois de citer "A Simple Mistake" et "Hindsight". Pour la première, la montée en puissance est incroyable, partant de façon toute calme et voyant le chant se charger d'émotions jusqu'à disparaître pour laisser place à 4 minutes instrumentales d'une intensité inégalée. Et il faut voir l'attitude du groupe durant le court instant qui sépare ces deux parties, comme si ils avaient conscience d'avoir engendré une machine infernale et se préparaient à la livrer de la manière la plus parfaite qu'il soit. Un tel morceau dans son apparat live tend à renforcer cette idée d'un musique venant d'ailleurs, présentée par des gens qui ne sont tout simplement pas de notre monde. Et si "Get Off/ Get Out" et "Universal" continuent d'hypnotiser la foule, le dernier coup d'estoc sera porté par le fabuleux instrumental "Hindsight" qui démarre de façon intimiste pour atteindre un niveau presque cosmique et définitivement nous transporter dans un lieu dont on ne connaît pas l'emplacement mais dont on est quasiment sûr qu'il n'appartient pas à cette planète. ![]() Et imaginez qu'arrivés à ce point du concert et après une telle décharge d'émotions, nous n'avons pas encore franchi la moitié du set... Car maintenant, il est temps d'attaquer...ben...les autres morceaux, et le bal commence avec le classique et merveilleux "Deep" qui voit le public montrer une ardeur un peu plus prononcée. Et là encore, on reste estomaché devant tant de beauté et l'interprétation parfaite que nous offre le groupe (et pis le solo, le solooooo...). Alors bon, on va passer sur le vol manifeste qui verra "Pitiless", "Forgotten Hopes" et "Destiny is Dead" disparaître du set alors qu'elles étaient encore au programme pas plus tard que la veille, pour se concentrer sur la suite des réjouissances. Car, à partir de ce moment-là, Anathema va jongler dans ses 4 albums précédents, et ressortir des pièces insoupçonnées comme "Pressure" ou "Release", issues du mésestimé "A Fine Day to Exit", qui font vraiment plaisir à entendre, d'autant plus que le groupe laisse transparaître une telle entente et une telle bonne humeur que la communion avec le public est totale. On ne compte plus le nombre d'interventions en français dont le groupe fera preuve, et on peut même citer cet improbable "Nicole !" crié par Vinnie en forçant un accent français qui a l'air de bien faire marrer la joyeuse troupe. ![]() Nous aurons droit à un léger moment d'accalmie quand Danny se retrouvera seul, guitare à la main pour entonner "Are You There ?" et surtout le superbe "Parisienne Moonlight" avec Lee Douglas qui réalise ce soir une performance impressionnante, présente sur la plupart des titres du dernier opus et nous montrant notamment l'étendue de ses capacités sur "A Natural Distaster", autre grand moment de ce set qui en définitive ne contient que ça. Prenez par exemple l'enchaînement "One Last Goodbye/Judgement". On passe de la beauté faite musique à un déchaînement pur et simple qui laisse le public exsangue. Inutile de rappeler que "Temporary Peace" et "Flying" ("It seems like I'm flyyyyyyying aboooove youuuuuu...") sont des tueries intersidérales, de toutes façons, il ne pourrait pas en être autrement avec Anathema qui finira de nous achever avec l'incontournable "Fragile Dreams" introduit comme il se doit par "Shroud of False" qui, fait rarissime, verra Les Smith (claviers) nous offrir une fausse note qui aura pour effet de faire s'arrêter tout le groupe, se retournant vers ce pauvre Smith avec un air de "Dude, what the fuck?", mais enquillant la suite du morceau sans sourciller. Vous l'aurez compris, ce soir, le maître mot était magie. Ces mecs enchaînent les dates de concerts comme les perles et arrivent à se dépenser sans compter, faisant preuve d'un générosité rare. Alors oui, "Angelica" ou encore "Empty" sont aux abonnés absents mais merde quoi, 2h20 de ce calibre, j'en reveux chaque soir... ![]() Setlist : Thin Air Summernight Horizon Dreaming Light Everything Angels Walk Among Us Presence A Simple Mistake Get Off, Get Out Universal Hindsight Deep Pressure Release One Last Goodbye Judgement Temporary Peace Flying Danny solo : Are You There? Parisienne Moonlight (avec Lee Douglas) A Natural Disaster Closer Rappel: Shroud of False Fragile Dreams |
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Le 25 Février 2011
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Le 26 Février 2011
Le 26 Février 2011
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), comme toujours avec Anathema. Moins ultime toutefois que la date parisienne d'octobre, mais ce fut un très bon moment passé en compagnie des Anglais. Si j'ai bien suivi le cours du set, la set-list rennaise a été amputé de quelques titres comparé à la date lyonnaise... pas de trace d'un Judgement (Empty à la place), pas de Are You There, Parisienne Moonlight ou de Shroud of False. Mais mis à part ça, ils ont tout de même joué deux bonnes heures... donc on ne va pas se plaindre ! .png)
Le 28 Février 2011

Le 10 Mars 2011
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