| Nightmare + Sabaton | ||
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| Lieu : Lyon - Ninkasi Kao | Reporter: wanderer | Date : 11-03-2011 |
Ce soir c’est le grand soir ! Le Ninkasi Kao de Lyon, dans le quartier de Gerland, propose à l’affiche Nightmare et Sabaton. Nightmare tourne depuis plus d’un an pour promouvoir son petit dernier Insurrection ainsi que Sabaton pour son Coat of Arms. Si le public a bien accueilli Insurrection, Coat of Arms a été reçu un poil en demi-teinte. On verra tout de suite ce que cela donne sur scène. Le début est prévu pour 19h ; en réalité Nightmare démarre à 19h30 pétantes. La salle est pleine mais pas comblée. On peut bouger tranquillement, il n’y a pas encore trop de monde au bar. ![]() Petit détail : j’étais arrivé bien avant le début des hostilités en attendant d’interviewer Nightmare quand j’aperçois Frédéric Leclercq - bassiste de Dragonforce et multi-instrumentiste (guitare, basse, piano, batterie et il chante aussi). On discute quelques minutes et il est très aimable. Pas d’indiscrétion sur le nouvel Dragonforce, dommage. Un peu plus tard le même Frédéric sort du Ninkasi en compagnie d’un jeune blond tatoué mais je n’ai pas le temps de voir qui est. Par contre je vois très bien que le blond boite et Frédéric a à la main une ordonnance. Cette scène a son importance pour la suite. Nightmare ouvre avec une intro de guitare tiré de Power of the universe. Le temps de monter sur scène et le combo grenoblois attaque sur les chapeaux de roue avec A thrill of death. Le son est très bon : ça bouge, ça cogne et l’exécution est un poil plus rapide que sur cd. Sans trainer on passe à The gospel of Judas : encore une tuerie super rapide. Le chant de Jo est entrainant, charismatique, envoutant. Franck Milleliri et Jean-Christophe Lefevre enchainent riffs sur riffs comme des machines. Il est curieux de voir leur attitude : Jean-Christophe assure les « backing vocals » et il a l’air super sérieux alors que pendant l’interview il se révèle comme le fripon du groupe ; Franck est très concentré et il ne relève pas souvent la tête de sa gratte. ![]() Eternal winter est un mid tempo qui a la pêche et fait des ravage : le public chante à tue tête et pendant les arpèges finals la voie de Jo et celle du public se fondent. Le plus du concert est à présent l’hommage de Nightmare à DIO avec la reprise du titre Holy Diver. Le parterre est conquis. Tous chantent et applaudissent longuement une fois terminée l’exécution. Il est frappant de voir à quel point la voie de Ronnie James DIO et celle de Jo AMORE sont proches. Sur scène on ne voit pas bien David AMORE car pour des raisons d’emplacement sa batterie a été mise dans un coin. Au contraire on l’entend très bien et sa technique est irréprochable. ![]() On ne se lasse pas surtout grâce à Yves Campion qui souvent laisse sa basse pour lever les mains en l’air et inviter le public à se manifester. Jo aussi n’arrête pas de bouger sur scène et n’arrête pas d’inciter le public à chanter, à bouger, à faire du bruit. ![]() Le final du concert est dantesque : Cosmovision, Legions of the rising sun et Trust a Crowd mettent bien en évidence la puissance, la mélodie, la technique de Nightmare. Le public chante de plus en plus fort et on en redemande. Mais le temps à disposition est révolu et Nightmare (qui aura joué pendant une heure) laisse la scène à Sabaton. ![]() NIGHTMARE setlist : A thrill of death Gospel of Judas Eternal winter Messenger of faith Holy diver (cover DIO) White Wicked Demon Cosmovision Legions of the rising sun Trust a Crowd ![]() Une demi-heure après sur scène on entend l’intro de Sabaton est l’effet est garanti : on a droit a the final countdown de Europe. Cette intro est assez décalée, rigolote, un poil ringarde mais elle a l’avantage de faire en sorte que tout le monde se presse et s’agite et clame « Sabaton, Sabaton… » ![]() Sabaton attaque à pleine allure avec Ghost Division : le public commence à headbanger et s’attaque à un pogo d’enfer. Même Joakim Broden est frappé par l’accueil et par l’excitation joyeuse, fébrile de la salle. A coté du guitariste Oskar Montelius on trouve Frédéric Leclercq à la gratte aussi. En effet Frédéric remplace pendant cette tournée Rikard Sunden dont la femme vient d’avoir un bébé. Leclercq s’en sort avec les honneurs en maitrisant très bien les riffs, les solos ainsi que les chœurs. Joakim Broden est habillé comme d’habitude : ses lunettes et sa coupe à la Village People, son t-shirt en plaques de metal et ses pantalons camouflages. Et lui-même est conscient de sa tenue vestimentaire car plusieurs fois balance à l’assemblée « Est-ce que j’ai une tête de Y.M.C.A ? Est-ce que j’ai une tête de Village People ?» et il arrive même a chanter et à faire chanter le couplet : « It's fun to stay at the y-m-c-a. / It's fun to stay at the y-m-c-a. » Voilà pour tous ceux qui aiment le deuxième degré. ![]() Uprising et White Death enfoncent le clou mais l’ovation se fait avec Cliffs of Gallipoli. Ce titre en live déchire : déjà l’intro au clavier est plus longue et articulée que sur cd et à chaque refrain la caisse claire met l’accent sur chaque mot et le public termine à chaque fois par un « Gallipoli » crié, hurlé. Un gros moment d’euphorie qui ne s’arrête pas là car Sabaton enchaine avec 40 :1 encore une tuerie jouée d’une façon plus rapide et incisive que sa version studio. Le public est ému. Joakim Broden souligne le fait que Sabaton s’est déjà produit à Lyon 2 fois par le passé comme groupe de support et c’est la première fois qu’il se produit en tête d’affiche. En outre il souligne l’extraordinaire participation du public. Il est vrai d’ailleurs. J’avais vu Sabaton les 2 fois précédentes et le public avait été plutôt dans l’écoute que dans l’action. Ce soir on n’arrête pas de chanter, de bouger, de se lancer dans un « pogo » dynamique. Final solution est assez mélodieux, mélancolique et le leitmotiv du clavier ici aussi est beaucoup plus présent que sur l’album. ![]() Il faut rajouter que quand Sabaton joue deux anciens titres tels qu’ Attero Dominatus et Primo Victoria le Ninkasi explose. Ces deux titres mettent littéralement le feu aux poudres et l’assemblée est sous le charme. L’autre moment fort est donné par le medley final composé de Metal machine détourné en « Sex machine » et Metal Crüe. Que du bonheur. ![]() Ce qui ressort du concert est le bonheur de Sabaton d’être sur scène : Par Sundstrom (basse) ne cesse pas de sourire, d’inviter le public à participer et c’est le seul avec Joakim Broden à courir partout sur scène. Par contre vers la fin (il y a encore 4 ou 5 titres à jouer) on voit bien la mine souffrante du batteur Daniel Mullback ; Joakim se rapproche de lui et ils échangent quelques mots. En ce moment je me souviens que le jeune qui boitait était bien lui et ça fait de la peine de le voir ainsi. Néanmoins le batteur serre les dents et le spectacle peut continuer. Voici aussi peut être l’explication du fait que entre un titre et un autre il y a toujours une coupure et Joakim prend la parole. Parfois il plaisante sur les dimensions de son sexe, parfois il drague à fond les filles en salle, parfois il présente les titres avec quelques explications. ![]() Ainsi vous l’aurez compris : ce duo Nightmare, Sabaton est un sacré duo de choc qui assure sur scène et qu’il faut voir au moins une fois pour pouvoir apprécier et savourer un bon moment de power metal ! Ps : un tournant du concert de Sabaton a été quand Joakim a enfin ôté ses lunettes et on a vu ses yeux ! SABATON setlist : Intro Ghost division Uprising White death Cliffs of Gallipoli 40:1 Final solution Attero dominatus Price of a mile Screaming eagles Saboteurs Encore Coat of arms Primo Victoria Metal medley Outro Bonus photos : ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
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J'étais à celui de Paris (avec Gounou) et impressions identiques. Excellente prestation de Nightmare et Sabaton, c'est juste ENOOOOOOOORME !!
Le 16 Mars 2011