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Triosphere / Labyrinth / Sonata Arctica
Lieu : BORDEAUX (Théâtre Barbey 10 mars 2011) / PARIS (Élysée Montmartre 16 mars 2011) Reporter: Chris (Bordeaux) et Nightguest (Paris) Date : 00-03-2011
Déjà une nouvelle tournée européenne assurée par Sonata Arctica ! Seulement 3 dates françaises mais pas choisies au hasard car Sonata Arctica nous a fait l'honneur de venir, en plus de la capitale, à Lyon et Bordeaux les deux oubliées de la tournée 2010. Heavylaw a couvert l'évènement à Bordeaux le 10 mars et Paris le 16 mars. Les photos prises de près ont été faites par Nightguest (Paris), jeune et fougueux guerrier n'hésitant pas à braver les dangers du premier rang; les photos prises de loin l'ont été par Chris et proviennent donc de Bordeaux.


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AVANT SHOW

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Bordeaux :

J’arrive tranquillement à 19h30 avec un copain devant le Théâtre Barbey et déjà pas mal de monde est amassé devant la grille fermée. Nous sommes surpris car des gens de tous âges attendent et affluent. Finalement malgré nos 80 ans (à nous deux), on ne fait pas trop vieux de la vieille, c'est plutôt rassurant non ? 20h00 les métalleux investissent la salle, la plupart se ruent directement vers la salle. Pour nous, ce ne sera pas sans être au préalable passé par la case « bar » pour prendre un petit remontant. A défaut de grand chose dans l’estomac, il nous faut bien un peu de boisson pour tenir la durée, 3 groupes étant à l’affiche ce soir.

Paris :

Aujourd'hui, l'Elysée Montmartre est bien plein, et ce dès l'ouverture des portes. Avant même l'arrivée de Triosphere sur scène, la foule s'étend de la barrière jusqu'au bar, en rangs serrés.


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TRIOSPHERE

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Bordeaux :

La surprise de la soirée car ni moi ni mon acolyte ne connaissons ces norvégiens-là. Leur court set sera très énergique, surtout grâce à la chanteuse-bassiste Ida, qui ne paye pas de mine, mais qui dégage un gros charisme dès lors qu’elle se saisit du micro. La section rythmique est très puissante, la batterie trop forte même, au détriment des guitares dont les solos sont difficilement audibles. L’un des guitaristes ira d’ailleurs trifouiller des réglages à plusieurs reprises, en vain. Les titres s’enchaînent vite et bien, le heavy délivré par Triosphere est carré, et bien taillé pour la scène. Visiblement les titres les plus prog de la discographie sont laissés au placard pour concentrer leur courte prestation sur les titres les plus directs. La voix de Ida me fait penser à Doro, en tout cas elle réussit à emballer le public à plusieurs reprises. Un bon petit moment donc pour cette première partie qui s’avère une bonne surprise. Chapeau à Triosphere (le seul groupe de la soirée sans clavier mais aussi le seul avec 2 guitaristes) dont la date Bordelaise est la première de la tournée pour eux, puisque le groupe prend la place laissée par 4th Dimension, qui assurait la première partie de la tournée jusqu’à maintenant.


Paris :

A l'arrivée de Triosphere du coup, la foule est déjà animée. Les norvégiens se donnent à fond, puisque ce show est important pour eux : il s'agit de leur centième concert !
Musicalement, le groupe n'est pas facilement comparable à Sonata Arctica, pour qui ils ouvrent : leur metal est progressif, et à voix féminine. La voix justement d'Ida Haukland va chercher dans les registres chers à Doro : rocailleuse et plutôt basse, ce qui change des standards du 'genre' metal à donzelle.
La musique est assez accrocheuse, le groupe multiplie les soli. La technique est bien présente (même si la frontwoman donne parfois l'impression de ne toucher qu'à deux cordes de sa basse), et la salle y prend plaisir.
Le groupe aussi visiblement, et ils se prennent à headbanger tous en même temps, alors que l'hélicoptère de groupe est normalement une spécialité des vikings d'Amon Amarth... Même si l'effet n'était pas exactement le même, le temps est passé vite !

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LABYRINTH

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Bordeaux :

Labÿrinth attaque sans trop tarder le deuxième round de la soirée. Ça fait quelques temps que je ne suis plus trop les italiens, c’est pourquoi je suis plutôt étonné de reconnaître l’un de ses fondateurs Olaf Thorsen à la guitare. N’avait-il pas quitté le groupe ? Si, mais il est revenu depuis 2009 ! Ah cool, j’aime bien ce type et je n’avais jamais eu l’occasion de le voir en concert. Les musiciens paraissent très détendus et surtout heureux de jouer ensemble. Personne ne se met plus en avant que les autres, ils alternent allées et venus au premier plan de la scène. Roberto Tiranti ne se fait pas prier pour monter très vite dans les aigus, malheur aux allergiques à ce genre de délire bien italien. Le gars sautille un peu partout, contraint d’enlever bien vite son blouson de cuir afin de ne pas attraper un coup de chaud. C’est tout sourire que Labÿrinth déroule son set, dont je ne connais que les anciens titres. In The Shade est d’ailleurs pour moi le clou du spectacle, ce morceau me rappelant personnellement une certaine époque désormais révolue. Un bon show bien que lui aussi assez court. Le public reste à quelques moments un peu léthargique, surtout lors des parties de claviers assez interminables, mais à chaque fois Roberto Tiranti s’emploie à gesticuler afin de réchauffer l’atmosphère. Un bon show de Labÿrinth qui fête cette année ses 20 ans d’existence.


Paris :

N'ayant pas vraiment eu le temps de me renseigner sur le groupe, j'étais plein d'appréhensions. Les premières parties italiennes sont à l'honneur en ce moment.
Visiblement, le groupe (et son claviériste Alex) avait sa fanbase dans la salle, ce qui a fait monter la température de plusieurs degrés encore. Mais était-ce à raison ?
La musique était finalement assez linéaire, avec, dans chaque morceau, un solo de guitare et un solo de clavier, tous deux annoncés à grands renforts de mimiques clownesques par le chanteur.
Le chanteur justement, mis à part son humour douteux (il a proposé par exemple d'échanger leur Berlusconi contre notre Sarkozy) est certainement l'un des atouts majeurs du groupe, débordant d'énergie, et capable de chanter tout et n'importe quoi. Lui et le fameux Alex (dont le nom est marqué en grandes lettres de chatterton violet sur le keytar) font tout le show.
En revanche j'émets une réserve au niveau des claviers : on sent fortement les influences de Deep Purple, qui ne sont pas forcément adaptées à un tel groupe.
Le groupe a joué des morceaux de ses anciens opus, mais aussi de sa dernière création, sortie l'an dernier, et l'ambiance n'est pas retombée en attendant les maîtres de cérémonie.

Setlist :
The Shooting Star
In the Shade
A Chance
New Horizons
Sailors of Time
Moonlight


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SONATA ARCTICA

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Bordeaux :

Après déjà une grosse demi-heure d’attente, beaucoup de monde s’est tassé dans la fosse alors que nous préférons rester à notre place afin de bénéficier d’une vue dominante sur les débats. L’intro de The Last Amazing Grays démarre enfin pour le plus grand bonheur des fans visiblement venus nombreux ce soir à Bordeaux. Il faut dire que la dernière date dans cette ville avait été annulée 48h avant, laissant les fans des environs sur leur faim. Le début du show est axé sur le dernier album, et il faut bien les 2 premiers morceaux Flag In The Ground et The Last Amazing Grays à Sonata Arctica pour bien se mettre en place. C’est surtout le temps qu’il faut à Tony Kakko pour être bien en voix, quelques lignes vocales lui paressant bien laborieuses en début de concert. Le public déjà tout acquis à sa cause lui pardonne bien volontiers, il lui suffit de lever le petit doigt pour que toute la fosse lève les bras au ciel ! Tony Kakko est ici comme chez lui et, bien que mis en difficulté en début de show, paraît très détendu ce soir. Il discute même assez longuement entre chaque morceaux, annonçant les titres joués par des anecdotes aussi farfelues les unes que les autres. C’est donc un Tony quasi euphorique qui en vient à vilipender Facebook pour lancer Blank File, ou à nous décrire sa première voiture pour faire la transition entre As If The World Wasn't Ending et Paid In Full. L’ambiance très sympathique ne l’empêche pas de chanter merveilleusement les titres les plus mélancoliques. Sur les parties de set les plus speed, il profite des solos pour frapper dans ses mains en ne bougeant que ses avant-bras, à la manière d’un pingouin. Drôle de vision que Tony, vêtu de son grand vilain t-shirt bariolé, gesticuler ainsi. Il se lance même, lors d'un moment d'égarement, dans un chant tyrolien endiablé, c’est épique ! Qu’à cela ne tienne, le public ne se fait pas prier pour l’accompagner. L’ambiance est donc très bonne, malgré le choix incompréhensible d’un éclairage par l’arrière fait de gros projecteurs aveuglant tout le monde, le seul bémol de la soirée.


Paris :

Après une pause relativement courte, les lumières s'éteignent, et s'élèvent les premières notes de ... De quoi au fait ?
La bande à Kakko avait visiblement décidé de nous faire tout plein de bonnes blagues, et la première a consisté en une ouverture sur une mélodie qui faisait plus penser au cirque qu'à Danny Elfmann. Soit.
Finalement, les écrans de LED (il y avait du budget !) affichent SA / TOUR / 2011 ... Et enfin les premières notes de Everything Fades to Gray retentissent, et c'est parti pour un peu plus d'une heure et demie de bonheur.
Le groupe joue avec plaisir et énergie des morceaux issus de tous leurs albums. Contrairement à d'autres fois, tous les membres du groupe avaient l'air lucides.
La salle réagit bien, et à partir de Paid in Full, ce sera un pogo quasi-continu. Il faut dire que le groupe nous a gâtés, avec Victoria's Secret, FullMoon, In Black and White, et un rappel pas piqué des hannetons.
Le seul vrai bémol, c'est la tendance de Tony à raconter n'importe quoi avant chaque morceau, pendant un long moment. Paid in Full a par exemple été le prétexte à un long soliloque sur sa première voiture, Victoria's Secret sur un accident de tracteur qui a rempli son boxer de verre, et Blank File à un sermon sur Facebook.
Avant FullMoon, il a même parodié certains rappeurs ... L'ambiance était bonne, et la salle a réagi quand même, prête à crier au moindre signe du leader. Son chant est irréprochable, ses rires sont à glacer le sang, et les musiciens suivent, et l'accompagnent dans chacun de ses délires.
Pas grand chose à jeter dans ce concert, et les réactions dans la salle à la sortie s'accordaient à dire la même chose : le groupe était en pleine forme, et a produit une performance exemplaire.

Setlist :
Everything Fades To Gray (Intro)
Flag In The Ground
The Last Amazing Grays
Juliet
Replica
Blank File
As If The World Wasn't Ending
Paid in Full
Victoria's Secret
"Instrumental Paté" (solos)
The Misery
FullMoon
In Black and White

Rappel:
Caleb
Don't Say A Word
Vodka (Hava Nagila)
Everything Fades To Gray (Outro)


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Team Heavylaw
Je pense que j'aurais préféré le chant tyrolien à Gangstony ...

Comment ça je fais honteusement de la pub pour ma chaîne ? (a)


Le 22 Mars 2011

Membre
Pas de set list de triosphere? Perso c'est mon coup de coeur de l'année ce groupe!

Le 29 Mars 2011

Team Heavylaw
Voici la setlist de Triosphere du Concert tenu au Sub 89 à Reading en Angleterre le 24 mars 2011. Si ça trouve celle de Bordeaux était la même !

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Driven
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Human Condition
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Sunriser
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Watcher
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Onwards Pt II

Le 30 Mars 2011

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