| Katatonia - Last Fair Day Gone Night | ||
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| Lieu : Alhambra, Paris | Reporter: Cyric | Date : 08-05-2011 |
| Vingt années se sont déjà écoulées depuis la naissance d’un grand nom du rock/metal à tendance dépressive. Pour célébrer cet évènement, les Suédois de Katatonia ont décidé de sillonner l’Europe en offrant à leur public l’intégralité de leur album « Last Fair Deal Gone Down » (déjà dix ans et pas une seule ride !). Mais pourquoi jouer cet album me direz-vous ? Peut-être parce que ce dernier se rapproche le plus du summum musical jamais atteint par le groupe. Tristesse et mélancolie semblent habiter un disque inspiré, aux tubes se ramassant à la pelle… de plus, ce dernier est des plus accessibles et ne devrait pas souffrir l’épreuve du live. C’est en tout cas ce que chacun espère. Opeth avait déjà soufflé il y a peu ses vingt bougies et avait joué en intégralité le légendaire « Blackwater Park » dans un Bataclan plein à craquer. C’était ensuite et tout dernièrement au tour des Anglais de Paradise Lost de nous gratifier d’une pierre angulaire de leur discographie, à savoir « Draconian Times ». C’est maintenant au tour de Katatonia de faire ses preuves à l’Alhambra… le verdict dans ces lignes ! ![]() Et quel bel endroit que l’Alhambra pour accueillir pareil évènement ! Certainement un bon choix car cette salle, dédiée aux musiques actuelles et au ton très moderne, est des plus accueillantes : un décor classieux, une scène et une fosse à taille respectable et un son (le plus important !) net et sans bavures (en tout cas pour ce concert). Le public, quant à lui, a fait le déplacement sans faire le plein. Les conditions sont donc idéales pour assister à un spectacle entièrement centré sur le show des Suédois puisqu’il n’y aura pas de première partie. Un sampler fait alors son apparition, la tension est à son comble et c’est sur les premières notes du morceau Dispossession que les musiciens envahissent la scène. Jonas Renkse empoigne alors son micro et alors là, je me dis dans mon for intérieur : putain, mais quel son ! Pas un instrument n’est sous ou surmixé, et le chant est des plus audibles. La claque, d’entrée de jeu, avec un premier morceau particulièrement bien amené qui annonce de suite la couleur : nous allons avoir affaire à un grand show ce soir ! Le public aura également été agréablement surpris par la qualité des lights, aux couleurs variées et souvent du plus bel effet (cf. les quelques photos du report). Et quand les projecteurs ne sont pas destinés à nous atterrir dans le coin de la gueule, on apprécie et on profite pleinement du concert ! ![]() La set-list est bien évidemment sans surprise et c’est avec très peu de temps d’attente entre les morceaux que le groupe enchaîne les tubes. Il n’y a que très peu de communication de la part du chanteur à part quelques remerciements à l’adresse du public présent ce soir et l’annonce des titres. De toute manière, Jonas n’est pas du style à apostropher son public, la musique en elle-même ne s’y prêtant pas. C’est à peine s’il jette un œil dans la fosse. Le bonhomme ne fait pas forte impression, arborant un magnifique t-shirt à l’envers, et les cheveux cachant en permanence son visage. Heureusement que le chant est bien maîtrisé ! ![]() Les guitares sont gorgées de feeling et les lignes vocales marquées par un profond désenchantement à l’image du morceau Chrome qui se révèle irrésistible en live ! Difficile de rester insensible à cette musique qui ne manque pas de donner la chair de poule… Les autres morceaux particulièrement attendus ont été joués à la perfection. C’est le cas pour Teargas, qui saura ravir un public dors et déjà conquis par ce qui lui a été proposé. Un autre moment fort du show, la réalisation de I Transpire (le titre est par ailleurs bien représentatif de l’état dans lequel nous plonge la salle) : Jonas alterne sans problème un chant posé d’une tristesse confondante et des passages plus « enjoués » (si on peut utiliser ce terme avec la musique jouée par Katatonia). Puisque je vous disais que ce disque est une machine à tubes ! Tonight’s Music reprend la même trame en adoucissant toutefois son propos en privilégiant des passages plus doux, mais sans oublier le refrain chanté qui prend aux tripes. The Future of Speech, enfin, fait aussi son petit effet avec notamment son break en dernière partie de morceau et sa montée en puissance. Echec et mat ! ![]() Katatonia n’est pas réputé pour faire des morceaux alambiqués. La structure de chacun des morceaux est souvent simple mais va droit au cœur. Passing Bird est peut-être l’un des seuls titres à ne pas ranger dans cette catégorie mais c’est indubitable : « Last Fair Deal Gone Down » est un album taillé pour le live. ![]() Le premier set touche donc à sa fin, une pause pour le groupe est de rigueur et c’est avec une certaine fébrilité que nous attendons la suite des évènements. Quels morceaux vont être joués ? Pourraient-ils revenir en 1996 sur l’excellent « Brave Murder Day » ? Gagné ! Toi, le nostalgique des premiers albums, qui a décidé de ne pas te déplacer à ce concert car tu trouves que Katatonia joue de la merde maintenant, sache que tu as raté le morceau Brave ! Et oui ! Ce n’est pas un morceau joué habituellement par les Suédois mais l’évènement est tel qu’il faut bien marquer le coup. Toutefois, jusqu’à son apparition, j’étais assez sceptique quant au chant. Initialement interprété sur l’album par Mikael Åkerfeldt (Opeth), j’avais peur que Jonas ait des difficultés d’adaptation. Pourtant, je dois dire que celui-ci parvint sans soucis aucun à troquer son chant clair habituel pour un chant black crasseux. Celui-ci retranscrit assez bien l’ambiance qui se dégage de ce morceau. Et malgré la répétitivité de certains riffs, Brave impressionne. ![]() Continuant sur sa lancée, le groupe piochera quelques morceaux dans la plupart de ses albums, exceptions faites du déjà lointain et oublié « Dance Of December Souls » ainsi que, chose plus étrange, « Viva Emptiness ». « Discouraged Ones » sera honoré du morceau I Break (un titre seulement, quelle tristesse pour un album de cette qualité !) et « Tonight’s Decision » d’un Right Into the Bliss fameux. ![]() Il fallait s’y attendre, le dernier album, bien plus fade (cet avis n’engage que moi) aura été largement privilégié dans ce deuxième set. Ceci dit, un Forsaker ou un New Night passent allègrement l’épreuve du live. Les membres ne s’y sont pas trompés, le public attendait impatiemment ces morceaux. Pourtant le Katatonia d’aujourd’hui a perdu selon moi l’émotion qu’il parvenait à insuffler dans ses compositions jusqu’à « Viva Emptiness ». Là encore, c’est un avis que d’autres personnes ne partagent pas. Les titres comme Nephilim ou The Longest Year sont particulièrement ennuyeux, tant en live que sur album. Plus de deux heures de concert se sont déjà écoulées, un petit rappel et les Suédois finissent par tirer leur révérence devant un public qui n’en finit pas d’applaudir. Verdict : un concert magnifique sans aucune fausse note pour un groupe qui, certes, a perdu un peu de son aura, mais qui peut encore tabler sur une discographie excellente, pour les plus mélancoliques d’entre nous. Merci messieurs ! Set-list Set 1 1. Dispossession 2. Chrome 3. We Must Bury You 4. Teargas 5. I Transpire 6. Tonight's Music 7. Clean Today 8. The Future Of Speech 9. Passing Bird 10. Sweet Nurse 11. Don't Tell a Soul Set 2 12. Brave 13. Nephilim 14. My Twin 15. I Break 16. Right Into the Bliss 17. The Promise of Deceit 18. Wait Outside 19. The Longest Year 20. July 21. New Night Rappel 22. Dissolving Bonds 23. Forsaker ...Quelques photos supplémentaires... ![]() ![]() ![]() ![]() |
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Le 14 Mai 2011
Le 14 Mai 2011
Mais ça avait l'air d'un concert vraiment sympa effectivement ... Joli report
Le 12 Mai 2011