| Azylya - Elyose - Whyzdom - La Scène Bastille | ||
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| Lieu : La Scène Bastille | Reporter: Nightguest | Date : 12-05-2011 |
| Après une brève attente sous un temps clément, l’entrée dans la salle se fait sans encombre, et le public commence à se masser dans la salle. Pour une fois, j’opte pour une place plus confortable que le premier rang, autour d'une table. A boire tavernier ! Et que la fête commence ! Azylya Intro Incest Woodscape Delirius Within my Cell Electroconvulsive Asylya C’est la jeune formation belge Azylya qui monte sur scène en premier. Premier détail qui tue : le groupe a travaillé attentivement sa mise en scène : passage instrumental avec une danse étrange pour Jamie Lee Smit, masquée pour le moment, et habitée par son personnage, passage parlé par un faux-prêtre à la lecture (en latin s’il vous plaît en anglais en fait. Mon imagination a fait le reste), avant le déclenchement des hostilités. ![]() C’est une volonté récurrente pour Azylya de donner le meilleur en termes d’interaction avec le public, et de présentation. C’est toujours appréciable, mais encore plus dans le cas d’une première partie. Le public le ressent d’ailleurs, et même si tout le monde n’est visiblement pas encore arrivé, les réactions sont positives. ![]() Le set assez court est marqué par la puissance du volume : le son est très (trop ?) élevé, et ce sera le cas pour les trois groupes. Heureusement, les balances avaient du être bien faites, puisque l’ensemble était agréable. ![]() Qu’en est-il de la musique ? Découvrir un groupe en live, ça n’est jamais évident. Pourtant ici il se dégage quelque chose, une ambiance volontairement malsaine, donnée par les orchestrations au clavier, un rythme soutenu des guitares et de la batterie. L’alternance des growls et du chant clair féminin se fait assez bien, malgré quelques faussetés ça et là pour les deux vocalistes. L’ambiance sombre est renforcée par les rires effrayants du guitariste / chanteur, mais aussi et surtout par l’éclairage, qui n’était clairement pas au niveau, et ce pour les trois groupes. ![]() Le set se termine sur Azylya (la chanson), aux sonorités orientales, rappelant presque du Epica. Un set finalement agréable, et on ne peut qu’espérer le meilleur de ce groupe, dont on ne peut qu’attendre une progression, vue sa moyenne d’âge très basse. Elyose Liberation Elevation Binaire Down the Road L’émancipée Incandescence Overload Wine from the Sick Theogyne Même si quelques problèmes de larsen ou d’organisation (Nous allons maintenant jouer ... Mais ... c’est la setlist de Whyzdom ça !), l’enthousiasme d’Elyose n’a pas su être entaché, ni celui de Justine, ni encore moins celui de leurs fans qui se sont visiblement déplacés en masse (toutes proportions gardées, La Scène Bastille n’étant qu’une petite salle) pour l’occasion, et qui répondent à toutes les interpellations du groupe. ![]() Le plus gros défaut du set était certainement le mixage exagéré de la voix. Non seulement Justine a souffert de problèmes de justesse, mais sa voix était balancée loin, très loin au dessus des instruments, qui n’occupaient plus qu’un second plan (dans le meilleur des cas). Le revers positif de la médaille, c’est que tous les effets utilisés en version studio sont retrouvés, puisque Justine disposait d’un engin plein de boutons qui lui permettaient à volonté de modifier l’effet de son micro, ajoutant un peu de variété à la musique (et même aux annonces des chansons, qui disposaient toutes d’un effet d’écho un peu irritant). ![]() A part ça, que dire de l’electro metal de la formation ... ? Déjà que la partie electro n’était vraiment pas mise en valeur. Certes, les effets de micro étaient intéressants, et la boite à rythme utilisée sur certains morceaux, comme par exemple lors de l’introduction du nouveau batteur, Patrick (qui s’est alors retrouvé guitare en main) (comment ça cette phrase n’a aucun sens ? C’est pourtant vrai !) a ajouté une dimension vraiment plus particulière à la musique du groupe. C’est sur Overload que s’est faite l’annonce, et ce nouveau morceau se détachait assez clairement du lot. Pourtant, on aurait préféré plus d’originalité, plutôt que de tout miser sur le chant. ![]() L’autre aspect positif est la bonne humeur et l’implication de tous les membres du groupe, qui donnaient le meilleur d’eux mêmes pour l’événement : sourires à tout va et growls d’assez bonne qualité. Encore une fois, difficile de parler d’un groupe que l’on ne connaît pas sur un premier visionnage en live. Le public a été comme divisé en deux catégories, ceux qui ont adoré (et ils étaient plutôt nombreux, vue l’ambiance qu’Elyose a réussi à mettre) et les autres, qui sont restés sceptiques. Peut-être que les conditions n’étaient pas les meilleures pour découvrir ce type de musique (sans parler de l’éclairage). En tout cas, après un set là aussi relativement court, c’est au tour de Whyzdom de prendre possession de la scène, et de révéler pour la première fois Clémentine Delauney. C’était également la première date avec le nouveau Dark Whisper Choir. ![]() Whyzdom Everlasting Child The Witness Cassandra’s Mirror The Train The Spider Atlantis Cathedral of the Damned Rappel Daughter of the Night De nombreuses questions s’étaient posées depuis l’annonce de l’arrivée de Clémentine Delauney au sein du groupe, la plupart d’entre elles cherchant à savoir si elle saurait faire oublier le passé du groupe. Je ne chercherai pas à donner de réponse absolue, ni à faire de comparaisons mal placées, mais nous on avons eu droit à du grand Whyzdom ce jour là. En termes de setlist déjà, tous les morceaux clé de From the Brink of Infinity étaient présents, renforcés par l’arrivée de trois nouvelles pièces. En termes d’ambiance aussi. On dit que les petites salles sont souvent celles où le contact passe le mieux, et c’était le cas ce soir. ![]() Alors, quelle première impression a fait Clémentine ? Bonne. En effet, dès les premières notes de Everlasting Child, on sent une voix assurée, qui gagnera en puissance au court de la soirée, et capable de suivre toutes les lignes de chant proposées par la musique complexe des français. Que ce soit dans les graves, dans les aigus, en voix lyrique, ou même en growls (mais si, à la toute fin d’Atlantis !), la jeune femme est capable de tout faire, sans céder à la facilité d’adapter les mélodies à sa voix. On a bien sur entendu quelques couacs sur la soirée, mais discrets, et rares. Une forte première impression donc, confirmée sur les trois nouveaux morceaux que sont Cassandra’s Mirror, Cathedral of the Damned et the Spider. ![]() En terme de jeu de scène également, la Scène Bastille accueille un grand groupe puisque les interactions, tant avec le public qu’entre les différents membres du groupe, et avec le Dark Whisper Choir sont nombreuses. Appels à réagir, face à faces entre musiciens ... Et la formation théâtrale de Clémentine lui permet d’investir toute la scène de sa présence. Headbang régulier et maîtrisé, attitudes, regards ... Tout y est, et personne n’aurait parié que c’était ce soir sa première date. ![]() Concernant la musique, le clavier de Marc ainsi que les chœurs sont fortement mis en avant, permettant de conserver la dimension épique des chansons en version studio. Les growls de Regis sont toujours convaincants, et le public réagit de manière très positive, n’hésitant pas à crier son approbation en rythme. ![]() Encore une fois, on regrettera l’éclairage, dirigé plutôt vers le public que vers la scène, ne permettant pas de capter tous les détails d’interactions entre les différents membres du groupe, puisque Vynce, Xavier et Regis ont changé régulièrement de place, se sont tournées vers le chœur, vers Clémentine, vers Marc, ou vers Nico pour donner de la vie au show. On regrettera également le peu d’espace proposé par la scène, mais Whyzdom a su faire de cette faiblesse une force en exploitant parfaitement cet espace. ![]() Les nouveaux morceaux sont très soignés, Cassandra’s Mirror étant le cœur du concept voulu pour ce nouvel opus Blind ?, et on conserve les orchestrations, la longueur et la complexité du titre, les chœurs, pour des morceaux riches et surprenants, dans la continuité de From the Brink of Infinity, mais sans vraiment y ressembler. Sur the Spider, il ne fallait pas être arachnophobe tant l’ambiance était sombre, et tant la main de Clémentine faisait une araignée convaincante. ![]() C’est finalement après Cathedral of the Damned que le groupe quitte la scène, trop tôt, pour revenir jouer Daughter of the Night (les deux parties, évidemment) en rappel. Un petit pincement au cœur pour les adeptes de Telya, qui incarnait cette fille de la nuit, et la clôture d’un show qui annonce un bel avenir pour les jeunes français. ![]() |
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Le 18 Mai 2011
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