| Hellfest 2011 - Vendredi (1er jour) | ||
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| Lieu : Clisson | Reporter: Balin, Doryan, Cyric, Golder, Nola, Whysy | Date : 17-06-2011 |
Il vaut mieux arriver de "bonheur" pour planter sa tente Enfin, le Hellfest 2011 nous tend les bras ! La semaine précédant cet évènement a été longue, trop longue (!) et c'est avec une joie non dissimulée que la team d'heavylaw se retrouve pour vivre les trois journées d’un marathon intensif ! Que ce soit en train (Cyric, Doryan), en voiture (Balin, Nola, Quetzalcoatl et Whysy) ou en bus (Golder), l’équipe est là pour couvrir le pèlerinage annuel du metalleux. Quelques membres nous font également le plaisir d’être présents à nos côtés, tels Red Tiger ou CyberInflames. ![]() Sinon après c'est le bordel... Nous avons bien fait d’arriver en fin d’après-midi le jeudi (mis à part Golder qui arrive le vendredi matin en bus) car nous apprenons que cette année le camp VIP ne dispose d’aucun espace réservé pour planter les tentes. Direction donc le camp normal où nous avons encore l’espace nécessaire pour y installer nos abris de fortune, nous nous y retrouvons tous (« Salut ! Tu… vas… bien ? ») pour nous rendre ensuite au Metal Corner et passer une soirée pépère avant les grands préparatifs du lendemain… la journée s’annonce chargée ! ![]() Lieu des hostilités (encore vide avant la tempête...) _______________________________________________________________________________ VENDREDI _______________________________________________________________________________ KLONE ![]() Doryan : Les français avaient la lourde tâche d’ouvrir le festival sur une des “main stage”. Un honneur pour eux mais malheureusement ce statut ne leur permet pas d’avoir un gros public. Peu d’ambiance donc pour ce premier concert et j’ai eu l’impression de voir, par conséquent, un groupe peu motivé sur scène. Cherchant désespérément un feedback dès le départ et ne le trouvant pas, le groupe s’est contenté de faire son set sans réel superflu. Un set accès en priorité leur dernier album “Black Days”. Sympa mais sans plus, je pense que la connaissance du groupe était un élément primordial pour apprécier ce show. Une bonne mise en bouche tout de même. Whysy : Pas facile d’ouvrir pour un festival, le groupe poitevins s’en est plutôt bien tiré, en offrant une prestation solide. Pas trop de réponses du public certes, mais découvrir la musique de Klone un matin n’est pas forcément évident. J’ai quand même bien apprécié le set avec comme petite nouveauté, la première en live d’Army Of Me. ![]() Cyric : Après une prestation remarquée en salle à Orléans le 11/12/2010, l'occasion de revoir Klone était trop belle et c'est en masse que notre équipe s'est déployée pour assister au set des poitevins. La musique du combo est cependant complexe et elle n'aura pas parlé à tout le monde, malgré l'efficacité des musiciens et la qualité du son. L'on peut ainsi comprendre le manque d'enthousiasme du public durant le set. Pour les connaisseurs, c'est du pain béni, surtout ceux qui ont apprécié le dernier effort des Français, à savoir « Black Days ». Car mis à part une chanson, c'est cet album qui a été mis à l'honneur. Pour ma part, j'aurais aimé un peu plus de titres de l'album « All Seing Eye » qui vaut également son pesant de cacahuète. Une bonne entrée en matière, néanmoins ! Nola : On commence cette cuvée 2011 du Hellfest avec le groupe français Klone qui investit la Main Stage 02 pour une petite demi-heure de set. S’il faut quelques minutes pour rentrer dans le concert, le déclic se produit sur la chanson « The Spell is Cast » . Ensuite, « Immaculate Desire » achève de réveiller les oreilles et on profite pleinement. Klone propose donc un concert vivant et bien tourné qu’on aurait, toutefois, aimé plus immédiat surtout pour un concert d’ouverture. Setlist Spiral Down Empire of Shame The Spell Is Cast Immaculate Desire Give Up The Rest Army of Me (Björk Cover) ![]() HANGMAN'S CHAIR Balin : Pendant que mes camarades se dirigent vers la Mainstage 2 je décide au dernier moment d’aller voir le groupe Hangman’s Chair sous la Terrorizer Tent. Les petits français ont besoin de soutien et les excellents échos de leurs albums et de leurs prestations en live me poussent à jeter un coup d’œil à leur show. Et j’ai bien fait, même si Klone délivre une solide performance en même temps que les franciliens, Hangman’s Chair a de quoi faire parler de lui. Un Doom Stoner mid tempo bien exécuté et avec de très bonnes ambiances ouvre parfaitement l’édition 2011 du Hellfest. La demi-heure du set n’est ni trop longue ni trop courte pour se mettre dans l’ambiance et l’audience rend joliment hommage aux français à la fin du set. Une bonne découverte pour commencer! Et pour ne rien enlever au plaisir de ce premier concert le son de la Terrorizer Tent est très bon ce qui est une vraie bonne surprise par rapport aux années précédentes. SVART CROWN ![]() Whysy : Un des rares groupes de Black survivant cette année.Bonne prestation dans l’ensemble malgré des basses beaucoup trop présentes qui saccageaient un peu tout. Mauvais placement de ma part dans la Rock Hard Tent, dommage. Nola : Autre groupe français, autre ambiance puisque le death/black metal des Niçois se déploie sous la Rock Hard Tent qui montre, de son coté, les premiers signes du mal récurrent qui va la frapper tout au long du festival (malgré un léger mieux sur la fin) : le mauvais son dont bénéficieront les spectateurs placés un peu trop devant. Svart Crown pourtant s’en sort bien devant un parterre assez fourni venu saluer le dernier opus en date du groupe. Même s’il est peut-être un peu tôt pour de la musique aussi sombre, force est de constater que l’ambiance colle assez bien au temps morose de ce vendredi 17 juin. ![]() VALIENT THORR Balin : Après la très bonne mise en bouche Hangman’s Chair je n’ai pas envie de me jeter sous la Rock Hard Tent pour le Black de Svart Crown, et pourtant je suis le premier à regretter la quasi-absence de Black Metal cette année sur l’affiche, remarquez l’ironie. Bref direction la Mainstage 1 pour 30 minutes de Heavy pas prise de tête avec Valient Thorr. Le concert de ces derniers l’année dernière au Metal Corner a été un beau succès et l’organisation leur propose de remettre le couvert cette année devant un parterre plus conséquent. En tout cas la bonne humeur et l’envie de bien faire du groupe sont communicatives et le public réagit vite aux compositions de Valient Thorr. Il faut dire que le frontman Valient Himself ne fait pas de chichi et dirige le show de main de maître. Sa gestuelle et ses gimmicks qui rappellent par moment Iggy Pop rendent l’ensemble hilarant et on se prend au jeu assez rapidement. Notamment lorsque Valient Himself décide de faire asseoir la foule au milieu d’une chanson pour venir prendre la pose au beau milieu des festivaliers. Bonne humeur, bon son, bonne ambiance, bon concert. MY SLEEPING KARMA ![]() Doryan : Assurément la plus grosse surprise de ce festival. Trente minutes de musique intelligente et prenante. Je ne sais pas qui a dit que la musique instrumentale était chiante mais ce n’est certainement pas moi et quand on voit le travail des allemands, on peut difficilement approuver cette idée. Leur univers est composé de morceaux longs avec une mélodie principale reprise tout au long de la dite chanson mais avec des variantes toutes les cinq, six rythmiques. On part d’un point A pour finir à un point Z totalement différent mais en suivant une ligne directrice tout le long. Un rock psychédélique avec une ambiance un peu “Space” diffusé par un claviériste à capuche complètement possédé par sa musique (on ne verra d’ailleurs jamais son visage). L’ambiance était excellente et les applaudissements nombreux, ce qui a, à plusieurs reprises, étonné dans le bon sens du terme le groupe. Merci à eux pour cette démonstration instrumentale planante et enivrante. Cyric : Nous n'aurons pas attendu bien longtemps pour voir venir ce qui sera notre premier coup de cœur du hellfest, j'ai nommé My Sleeping Karma ! Comme a pu le dire précédemment Doryan, la surprise fut de taille car nous ne le connaissions pas le groupe avant d'assister à leur set. Et pour ma part, il est rare que j'apprécie la prestation d'un groupe sans avoir écouté ne serait-ce qu'un morceau sur album. Mais la magie a opéré quand même. La musique des Allemands, une sorte de rock psychédélique ambiancé, m'a littéralement scotché, et le public ne s'y est pas trompé, la terrorizer tent étant pleine à craquer. Le côté uniquement instrumental de la musique est bien évidemment à souligner, il n'y a pas de chant et c'est tant mieux, la musique aurait certainement perdu de son caractère hypnotique le cas contraire. Pour résumer, My Sleeping Karma est un groupe désormais à suivre qui nous a délivré là un set tout en finesse, privilégiant l'introspection sans pour autant oublier des moments de bravoure propres au post-rock (j'ai encore en mémoire le titre Tamas, immanquable !). La salve d'applaudissements était de rigueur ! ![]() Balin : Le temps de comprendre que Suicide Silence restera à jamais un groupe pour adolescents en manque de sensations et me voilà sous la tente pour ce qui restera pour un grand nombre de festivaliers (moi y compris) comme la grosse découverte de cette année 2011 j’ai nommé My Sleeping Karma. Doryan et Cyric ont déjà résumé de la meilleure des façons le concert intime et prenant du groupe mais je me dois de souligner moi aussi à quel point ce fut une franche réussite. Et à voir le nombre de personnes achetant le t-shirt du groupe à la sortie du concert nous n’étions pas les seuls à avoir penser de la sorte. Jetez vous sur ce groupe! Setlist Ahimsa Brahama 23 Enigma Tamas Hymn 72 MALEVOLENT CREATION ![]() Whysy : Du bon gros death qui tâche rien de mieux pour finir de se réveiller, ça envoyait du lourd ! Pas grand chose d’autres à dire, le chanteur bougeait bien, les autres musiciens était un poil statique par contre. Nola : Retour sous la Rock Hard Tent pour assister au set des américains de Malevolent Creation. Formé en 1987 dans la patrie de Morbid Angel, le groupe a des heures de vol de son actif et est rodé à l’exercice du live. Ca se ressent sur scène : les musiciens délivrent un concert carré emmené par un leader énergique et plutôt motivé. Par contre, les mauvaises balances limitent vraiment l’impact du concert et empêchent de rentrer complètement dans le set. Setlist Slaughterhouse Blood Brothers Manic Demise Infernal Desire Malevolent Creation ![]() IN SOLITUDE Balin : Impasse sur Malevolent Creation pour manger un bout avant d’aller voir de plus près In Solitude que j’ai rapidement découvert avant d’arriver sur Clisson. Le Heavy burné du groupe rappelant les plus belles heures de la NWOBHM passe sans problème l’épreuve du live grâce à des riffs à la fois inspirés et rentre dedans. Seules ombres au tableau la voix et la présence scénique du chanteur, loin d’être juste et dans le ton de la musique le timbre vocal du frontman ne permet pas aux compositions de décoller aux moments opportuns. Rajoutez à ça une attitude très pédante qui n’est pas vraiment justifiée et l’impression générale du concert en prend un coup. Un bon moment néanmoins. KRUGER ![]() Cyric : Retour à la terrorizer tent pour un set placé sous le signe du post-hardcore. L'écoute du dernier album des Suisses et l'interview du groupe disponible sur le site officiel du Hellfest m'avaient donné l'eau à la bouche. L'on y vantait l'intensité peu commune du groupe sur scène, j'ai donc voulu m'en assurer... (en faisant une croix sur Dodheimsgard, arf !) Et il est clair que le groupe est taillé pour le live, les musiciens se dépensent sans compter, à l'image du chanteur, qui a la bougeotte et qui n'hésite pas à descendre de scène pour se mêler au public (et il est allé loin le bougre, jusqu'au fond de la tente !). C'est vers lui que les yeux du public se tourneront durant ces 40 minutes éclipsant quelque peu le jeu des autres musiciens, pourtant bien maîtrisé. Les envolées mélodiques dignes d’un Cult of Luna sont bluffantes et l’on en redemande ! Mais les quarante minutes sont vite passées... quoiqu’il en soit, c’est une belle découverte sur cd et un show énergique et intense : ces Suisses ont de l'avenir ! ![]() DODHEIMSGARD ![]() Whysy : Un peu de black progressif toujours sous la rock hard tent qui possède toujours un son trop saturé de basses qui finis par saouler un peu. Bon set, le groupe commençant par les morceaux les plus accessibles pour finir sur ceux plus “compliqués”. Groupe un peu statique laissant le chanteur faire le show. Nola : Il est encore un peu tôt pour du black metal et donc pour apprécier pleinement Dodheimsgard mais les norvégiens, tout maquillage dehors, sont bien décidés à nous faire changer d’avis. On se prend un peu au jeu. ![]() Balin : Ah! Une vraie bonne surprise sur l’affiche que ce Dodheimsgard (que j'appellerai DHG ensuite). Ma connaissance du groupe se limite à leur (excellent) EP Satanic Art mais c’était un moment que j’attendais avec impatience, j’étais curieux du rendu en live de leur chansons alambiquées. Et le résultat est en demi teinte, la faute notamment au son de la Rock Hard Tent qui ne rend absolument pas justice aux chansons des norvégiens et ma crainte principale s’est révélé être justifiée. J’ai du mal à rentrer complètement dans le show malgré une excellente attitude scénique du frontman Vicotnik qui harangue la foule dès que possible, cette dernière lui rend d’ailleurs plutôt bien puisque l’ambiance est chaleureuse. Le groupe finit son set par la redoutable et géniale Traces of Reality qui me met la patate et me permet de partir du show comblé. DHG n’est pas forcément un groupe de scène et c’est d’autant plus vrai lorsque la qualité sonore générale est en deçà de ce qu’on peut espérer. Bien mais pas top. CHURCH OF MISERY ![]() Whysy : J’arrive devant la terrorizer avec Nola, c’est déjà blindé, on arrive malgré tout à se faufiler à l’intérieur pour assister d’assez loin au show des japonais. Malgré la distance on arrive à bien voir le chanteur totalement déchaîné sur scène. Gros set de la part du groupe et assez grosse claque pour ma part, je regrette de pas avoir pris un peu d’avance pour mieux me placer. Nola : Première claque du Hellfest : les japonais de Church of Misery, que j’attendais avec impatience, et leur doom/stoner prennent place sous une Terrorizer bondée. Le set est perché à l’image du chanteur, qui, déchaîné, arpente la scène de long en large sans jamais vouloir s’arrêter. Complètement possédé par la musique, il gesticule et grimace, joue avec la foule, se débarrasse de son t-shirt en milieu de show et finit haletant en saluant la foule de Clisson. De quoi éclipser largement le reste du groupe, occupé à servir le décor musical à cet élan de folie. Church of Misery en a sous le pied et le public se laisse prendre à cette musique un peu lourde et malsaine qui rappelle Black Sabbath et Cathedral. Du bonheur donc pour les oreilles. Un concert hélas réduit à la portion congrue mais qui convainc totalement par son atmosphère et son rythme lent. A revoir très vite ! Setlist I, Motherfucker Killfornia Born to Rase Hell El Padrino ![]() DAGOBA Doryan : La seule réelle éclaircie de la journée, un ciel bleu et un soleil juste pour le show des français. Mais pourquoi fallait il que ça tombe sur eux... Je n’avais jamais écouté Dagoba avant et bien ce show m’a tout sauf donné envie de m’y plonger dedans. Une double pédale incessante et un chant limite (que ce soit sur les passages claires et thrash) m’ont convaincu de ne PAS écouter ce groupe. Alors oui, les français ont été les premiers à vraiment mettre de l’ambiance avec leur circle pits et leur wall of death mais musicalement c’est d’un chiant... Mais bon vu le nombre de personnes qui ont répondu présent à leur prestation et le retour qu’ils ont eu, j’ai du passer à côté de quelque chose ou alors le public était juste là pour bouger sur une rythmique mécanique et stéréotypée pendant 45 minutes... ![]() Cyric : Aaaah ! Mais qu’est-ce qui m’a pris de faire mon chauvin et d’être allé voir Dagoba alors que Church of Misery jouait en même temps dans la terrorizer tent ? Je le regrette aujourd’hui bien que je me sois rattrapé en allant voir ces derniers en salle. Mon dieu, Dagoba, c’est d’un primaire ! Il n’y a aucune subtilité dans leur musique et je trouve que cette dernière serait plus à même de correspondre à des adolescents en manque de sensations fortes. Ceci dit, ils nous auront quand même amené une ou deux éclaircies bienvenues. Le chant ne m’a pas du tout convaincu et j’ai bien rigolé lorsque la gagnante du concours vs, Nelly, a posé sa voix sur l’un des morceaux du set et a foutu la pâté au chanteur originel ! A oublier ! ALTER BRIDGE ![]() Doryan : J’attendais énormément de ce show, le premier des trois jours qui devait porter mon plus grand intérêt. Malheureusement, la pluie s’en est mêlée tout au long de leur set... Alter Bridge a eu le pire temps de tout le Hellfest. Et la seule éclaircie qu’ils ont eu, ils en ont profité pour nous lancer un duel de solo guitare raté, chiant au possible et cassant la dynamique qu’ils avaient installé depuis le début de leur show. Car oui, même si la pluie déversait une mélodie entêtante et ô combien sâoulante, les américains ont su contrer par leurs mélodies fédératrices (“Slip To The Void”, “Isolation”, “Buried Alive”...) l’ennemi météorologique. Myles Kennedy était bien en voix et même si on sentait qu’il ne poussait pas à son maximum, sa prestation m’a réellement convaincue. Bref le match “Alter Bridge vs. Rain” fût serré et si la pluie a pris le dessus en milieu de rencontre (on a du vraiment s'abriter en plein milieu du show), le début et la fin ont été à l’avantage de l’Amérique. ![]() Balin : Trop de monde sous la Terrorizer Tent pour Church of Misery que je revois 3 jours plus tard à Grenoble en compagnie de EyeHateGod donc je me permets de faire l’impasse sur le concert des japonais. Il ne reste plus qu’à subir le set de Dagoba pendant 40 min avant de voir Alter Bridge. Attitude “M’as-tu-vu”, chansons médiocres, chant clair très limite font du show des marseillais un sacerdoce assez rapidement. Bref tout ca pour se placer à peu près convenablement pour la bande à Kennedy. Qu’on se comprenne bien Alter Bridge n’est pas du tout un de mes groupes préférés leur Hard Rock “popisé” me passant largement au dessus mais j’avoue avoir un faible pour la chanson Metalingus qui me rappelle des bons souvenirs de soirées catch puisque c’est la Theme Song du regretté Edge. Bref finissons les présentations et rentrons tout de suite dans le vif du sujet. Et bien pour être tout à fait honnête je me suis fait chier comme rarement en concert. Contrairement à Doryan j’ai trouvé le père Kennedy complétement à la ramasse (quelle différence avec sa prestation exceptionnelle avec Slash l’année dernière), les chansons du groupe déjà pas forcément folichonnes sur album sont loin d’être sublimé et pour ne rien arranger une pluie assez agressive commence à faire son apparition et qui rend la qualité sonore incertaine. Et encore je passe sous silence le discours démago du chanteur (“Vous êtes les vrais fans de Rock pour être rester sous la pluie” -_-’). J’attends sagement mon Metalingus (massacré soit dit en passant) et je me recule pour aller boire une bière. Un groupe de midinettes qui ne rend pas justice au talent de Miles Kennedy et dont j’éviterai dorénavant les performances live. Setlist Slip To The Void Find The Real Buried Alive Still Remains Come To Life Metalingus White Knuckles Ties That Bind Isolation Rise Today MAXIMUM THE HORMONE Doryan : Nous ne sommes restés uniquement deux morceaux avec les japonais par peur de prendre la pluie et car nous voulions nous placer pour Primordial. Ce fût peut être l’erreur de ce festival pour ma part car d’un il n’a pas plu et de deux ce que j’ai vu m’a particulièrement plu. Non pas leur musique (je ne suis pas grand fan de punk neo core) mais leur prestation scénique. Une décharge d’adrénaline et d’énergie. L’arrivée de la batteuse en petite tenue avait déjà commencé à faire monter la pression de nos chers (au masculin bien sur) festivaliers, et c’est ensuite le reste du groupe complètement survoltés qui est entré sur scène pour fournir une prestation haute en couleurs asiatiques. Le bassiste m’a particulièrement impressionné avec ses mouvements d’arts martiaux tout en jouant. Nous sommes partis pendant la prise de parole de la batteuse qui a bien fait rire le public avec son japonais dont on ne comprend le sens uniquement de par les intonations de la demoiselle. [uCyric[/u] : Petit arrêt momentané sur la main stage avant d'investir la rock hard tent pour Primordial. Maximum the Hormone, c'est quand même un sacré foutoir. On touche à la fois au hardcore (chant masculin), au punk, au metal, à la pop. Mention spéciale à la batteuse/chanteuse et à son chant criard mais aussi au bassiste et à sa présence scénique. M'enfin, tout ça a fini par me donner mal au crâne malgré de bons passages alors direction la rock hard tent pour Primordial ! Golder : Tout comme mes collègues, je me suis arrêté devant Maximum The Hormone en allant voir Primordial, accompagné de Quetzalcoatl (Qwerty pour les intimes) et j’ai trouvé leur prestation énergique et bien poillante, après avoir vu les clips, j’en attendais pas moins et j’ai pas été déçu! PRIMORDIAL ![]() Doryan : Leur prestation au Wacken 2008 m’avait convaincu de me pencher un peu plus sur le groupe. Depuis j’ai écouté leur album “To The Nameless Dead” et certaines de leurs autres compositions et c’est donc en connaissant un peu mieux leur discographie que je m’apprête à les voir une deuxième fois. Autant le dire tout de suite, j’ai été déçu... La cause a un son dégueulasse brouillon au possible et à un micro qui n’en faisait que des siennes. Pourtant à l’arrivée du chanteur (maquillé comme à son habitude mais avec, en plus, une chemise immaculée de sang), l’ambiance dans le public était excellente et on sentait le groupe attendu. Mais voilà, dès les premières notes et après une introduction complètement anecdotique, le son m’a littéralement agressé les oreilles. C’est allé de mieux en mieux mais force est de constater que ce problème m’a fait perdre le fil des irlandais. Je me suis plus concentré sur l’aspect scénique cette fois ci. Et c’est avec grande surprise que j’ai remarqué que Primodial, sur scène, était clairement coupé en deux : le groupe ET le chanteur. Il prend toute la place, les autres membres se contentent de jouer leur partition sans bouger d’un pouce. Par contre dans la fosse, on peut dire que ça valdinguait, surtout un mec bourré devant nous qui grâce à sa connerie a réussi à prendre un pichet de bière sur la tête. Le tubesque “Empire Falls” a un peu remonté le niveau mais j’étais, encore là, qu’à moitié dans le show... Est-ce les éléments extérieurs où la prestation du groupe qui me font dire que j’ai été déçu, j’en sais rien. Peut être les deux en fait... ![]() Cyric : Voici les héraults du black pagan irlandais de retour en terres clissonnaises... programmés, comble de malchance, en même temps que Eyehategod, dans un tout autre registre. Enfin, dans la vie, il faut savoir faire des choix et c'est vers les Irlandais que je me suis tourné, leurs albums m'ayant particulièrement pris aux tripes ces derniers temps. J'attendais beaucoup de ce groupe et mon avis est au final assez mitigé. D'une, de là où nous étions, le son était très brouillon et nous ne percevions pas toutes les subtilités présentes sur album. De deux, le public n'était pas des plus facile avec un ou deux éléments perturbateurs, un mec et son pichet de bière rempli à ras bord qui, à chaque embardée faisait valdinguer un peu de son précieux liquide sur ses voisins (et au final, pour le renverser sur la tête d'un chieur). Bref, il fallait s'accrocher pour rester attentif à ce qui se passait sur scène. Mais A.A. Nemtheanga est charismatique et proche de son public, se donne sans compter, nous assène de son chant puissant, sa fidèle bouteille de Jack Daniels greffée à sa main. Du côté des titres, on a notamment eu le droit à un Empire Falls d'anthologie et à un Bloodied Yet Unbowed très convaincant. Mais je dois l'avouer, j'ai perdu le fil plus d'une fois... j'espère ainsi voir les Irlandais dans de meilleures conditions à l'avenir. ![]() Golder : Première fois pour moi que je vois Primordial en live et j’ai pris une grosse tarte, certes, je ne les ai jamais vu en salle ou sur grosse scène mais j’ai vraiment apprécié la prestation scénique du chanteur qui haranguait la foule pour qu’on fasse du bruit. Certes, dans les concerts un peu nerveux, y’a toujours des excités et ça gache un peu le plaisir d’avoir des casse-pieds qui bousculent tout le monde mais j’ai pris mon pied pendant le concert au moins. Je suis, après, passé devant The Exploited, groupe de punk mythique avec son chanteur charismatique, Wattie avec sa crête rouge mais un mal de tête persistant, le temps de merde et une fatigue chronique m’ont fait regagner la tente pour y dormir, manquant tous les bons groupes du soir. ![]() Nola : Jamais déçue par Primordial, j’avais hâte de retrouver la bande à Nemtheanga sous la Rock Hard Tent pour vivre un autre moment magique en écoutant les hymnes hypnotiques des irlandais. Les problèmes de son vont malheureusement réduire un peu la qualité du concert. Heureusement que je connaissais bien les titres parce que j’avais un peu de mal à les reconnaître parfois tant le son était brouillon. Primordial attaque avec « No Grave Deep Enough » tiré de son dernier album Redemption At The Puritan’s Hands qui confirme tout le bien que je pense de cette chanson sur cd. En règle générale, les trois morceaux extraits du dernier opus rendent bien en live et correspondent bien à l’esprit de Primordial suc scène. J’aurais toutefois préféré entendre la fin de l’album :« Death of the Gods » pour ne citer que lui. Ce sera pour une prochaine fois j’espère. Le reste de la set-list est plus classique quoique assez réduite finalement. Le morceaux de Redemption sont assez massifs et le temps de jeu des irlandais réduit. Ainsi « God To The Godless », « The Coffin Ships » dédicacé aux irlandais du public et « Empire Falls » qui conclut le set de manière magistrale accompagnent les nouveaux titres. Côté musiciens, Nemtheanga, comme à son habitude, fait le show à lui tout seul. Armé de son maquillage sanguinolent (qu’il va « partager » avec son bassiste en lui faisant un câlin en fin de prestation) et de sa passion, il apparait survolté et semble vivre tous les morceaux intensément. Charismatique, le chanteur dispense de petits discours et éclipse sans difficulté ses musiciens qui semblent s’amuser en regardant Nemtheanga porter le set sur ses épaules. C’est donc tout naturellement que Primordial a assuré sa prestation avec classe malgré le mauvais son et a confirmé son statut. Setlist No Grave Deep Enough Gods to the Godless Bloodied Yet Unbowed Lain With the Wolf The Coffin Ships Empire Falls _______________________________________________________________________________ PAUSE MI-REPORT (nous vous permettons de contempler les sculptures de cette année) ![]() _______________________________________________________________________________ KARMA TO BURN Cyric : On change de style avec le stoner des Américains de Karma to Burn. A l'instar d'un My Sleeping Karma, le groupe n'a pas de chanteur et officie dans un style que l'on pourrait qualifier d'assez proche des vétérans de Kyuss. Là encore, il n'y a pas de chant. De toute manière, il aurait été superflu, les instruments parlant d'eux-mêmes. L'ambiance intimiste de la terrorizer tent se prête bien à la musique du groupe et les compositions fleurent bon le sable du désert. Une prestation très honnête et de quoi sustenter les amateurs de stoner avant la prestation de Kyuss dimanche soir. Balin : Un des groupes que j’attendais le plus des trois jours, leur Stoner instrumental n’a pas son pareil pour vous faire voyager dans le désert et pour rendre un public dingue! Et c’est ce qui s’est passé, la Terrorizer Tent devenant vite un bon vieux four où le public headbangue, slam et pogote sans discontinuer. L’absence de chant n’est pas absolument pas rédhibitoire le groupe parle avec sa musique seule et le fait de façon admirable. La setlist tourne autour de l’opus Wild Wonderful Purgatory mais pioche aussi dans les autre opus du groupe, seul le petit dernier V à peine sorti est passé à la trappe mais nul doute que sur des dates en tête d’affiche les amateurs du dernier opus auront de quoi se délecter. Merci à Qwerty pour m’avoir accompagné dans les tous premiers rangs et m’aider à profiter au maximum du concert des américains. En tout cas le retour de Karma To Burn que cela soit sur CD ou sur les planches est un franc succès qui ne souffre d’aucune contestation. Encore! Setlist Twenty Thirty Two Thirty Twenty Eight Fourteen Two Times DOWN Cyric : Retour à la main stage avec le metal sudiste de Down. Le soleil et un peu de chaleur n'auraient pas été de trop mais c'est la pluie qui a malheureusement fait son apparition durant le set (mais quel temps de merde !) et qui a quelque peu « douché » nos ardeurs. Ceci dit, ça n'a pas empêché Phil Anselmo (rappelez-vous, Pantera...) de parler à tout bout de champ (quelle communication avec le public !) et de raconter ses conneries. Côté son, le groupe nous délivre une musique lourde et grasse qui sent bon la fange. Mention spéciale au titre final Bury me in Smoke complètement déjanté, où divers invités (d'Eyehategod et de Corrosion of Conformity) sont venus se suppléer aux membres originels. Enorme ! Nola : Sur la Mainstage 01 se prépare un concert que j’attendais avec impatience mais qui aura malheureusement été gâché par la pluie. Down arrive tout droit de la Nouvelle Orléans pour mettre le feu malgré les gouttes et le vent qui refroidissent les ardeurs du public . Phil Anselmo, bien décidé à faire aussi bien qu’en 2009, est plus dynamique que jamais (malgré un petit coup de vieux). Si son chant n’est pas toujours au poil comme en témoigne la traditionnelle partie finale a capella de « Stairway to Heaven », le frontman est toujours aussi remonté et gratifie la public nombreux petits discours. « Lifer » est dédiée à Dimebag Darrell. La set-list est d’ailleurs d’une grande qualité. Le groupe ressort tous ses tubes et le public chante en cœur. Le point d’orgue est atteint quand les roadies de Down et certains membres de EyeHateGod et Corrosion of Conformity montent sur scène pour « Bury Me In Smoke » et concluent le concert dans un joyeux bordel. Une belle version du morceau ! Setlist Lysergik Funeral Procession The Path Lifer Losing All New Orleans is a Dying Whore Pillars of Eternity Ghosts Along the Mississippi Temptation's Wings Hail the Leaf Eyes of the South Stone the Crow Bury Me in Smoke MESHUGGAH Cyric : Je ne suis pas friand du style du groupe mais ça ne coûte rien de rester pour un morceau. En effet, un morceau nous suffira. Faut pas pousser. Les musiciens ont beau être balèzes techniquement parlants, c'est bien trop alambiqué pour me faire rester. Zou, on dégage. Setlist Rational Gaze Pravus Combustion Lethargica Bleed Perpetual Black Second Straws Pulled At Random Future Breed Machine CORROSION OF CONFORMITY ![]() Nola : Alors que Iggy s’apprête à monter sur scène sur la Mainstage 01, je rejoins la Terrorizer pour assister au concert de Corrosion of Conformity, le groupe de southern metal originaire de Caroline du Nord. Une nouvelle fois, il y a foule et il est difficile d’apercevoir la scène tant nous sommes agglutinés les uns contre les autres. Mais qu’importe Corrosion of Conformity bénéficie d’un son de qualité pour faire passer un bon moment et parvient à convaincre l’auditoire avec un set bien maîtrisé pendant lequel le guitariste de Down est venu rendre une petite visite . IGGY POP AND THE STOOGES Doryan : Iggy ou papy fait de la résistance. Ce show naviguait entre la drôlerie et le ridicule. Surement alcoolisé et drogué pour tenir presque à poil dans ces conditions (la pluie est revenue), ses gesticulations ont plus attirées l’attention que sa musique. Pourtant, les stooges sont loin d’être des manchos mais j’ai eu l’impression qu’il n’y avait aucune communion entre Iggy et ces musiciens. C’est lui la star, point barre. Le seul plaisir que j’ai eu est le tubesque (le seul ?) “I Wanna Be your Dog” qu’il a plutôt bien interprété. Son final avec les fesses et se roulant dans l’herbe à l’air a été l’image de son show : déluré mais ridicule. Cyric : Allons rigoler un peu en nous abreuvant du rock des Stooges et de leur leader mondialement connu pour ses frasques, Iggy Pop ! Car oui, ça nous a fait bien marrer de voir ce dernier se balader torse poil comme si de rien n'était sous la pluie, à nous montrer ses fesses, à se mettre à quatre pattes, la laisse au cou, imitant un chien lors de la chanson I Wanna Be Your Dog ! Un grand moment ! Il nous a tout de même paru en grande forme le bonhomme, à courir à gauche à droite sur scène à un train d'enfer à 64 balais : pas forcément donné à tout le monde ! ![]() Balin: Je trouve Doryan très sévère avec la longue carrière de l’Iguane! Si “I Wanna Be Your Dog” est sans hésitation le plus gros succès du père Iggy la discographie des Stooges comprend des perles qui n’ont rien à envier à la plus connue des chansons des américains. Notamment “Raw Power” et “Search And Destroy” qui ouvre le set de la meilleure façon qui soit et me mette directement dans l’ambiance. Pour ne rien enlever de mon plaisir la setlist fait honneur à mon opus préféré des Stooges à savoir Raw Power qui n’a pas pris une ride 38 ans après sa sortie! Avec le recul j’ai en tout cas une bien meilleure impression qu’à chaud après le concert. Iggy Pop a fait le métier comme il sait le faire, et à éclipser les Stooges par sa présence scénique et son charisme animal. Moment sympa lorsque l’Iguane invite les personnes présente en Backstage pour venir s’amuser sur scène sur Gimme Danger, quelle surprise de voir alors débarquer Valient Himself de Valient Thorr tout content de partager la scène avec une de ses idoles. En tout cas c’était Rock et Punk, juste comme je voulais et même si ce n’était pas le concert plus plus puissant ou réussi du festival je pense qu’il a réussi à faire taire les septiques sur sa venue. Setlist Raw Power Search and Destroy Gimme Danger Shake Appeal 1970 Fun House Open Up and Bleed L.A Blues Beyond the Law Penetration I Got a Right I Wanna Be Your Dog No Fun MORBID ANGEL ![]() Nola : La première journée est déjà bien avancée mais il n’est pas encore temps de se reposer puisque c’est le moment Radikool du vendredi. Morbid Angel investit la Mains Stage 02 pour défendre son dernier album devant une foule de curieux. Si le set des américains commence assez bien, les trois morceaux de Illud Divinum Insanus joués à la suite plombent complètement l’ambiance. Dans notre malheur, nous sont heureusement épargnés « Destrustos » , « Too Extreme » et « Radikult » (quoique ça aurait été marrant d’avoir ce dernier) mais le concert a bien du mal à reprendre malgré un « Chapel of Gouls » pendant lequel on peut voir Phil Anselmo planqué à l’arrière de la scène suivre la chanson excité comme un gamin. En fait, Morbid Angel n’offre aucun symbiose entre les musiciens. David Vincent tire la couverture à lui pendant que Destructhor tire la tronche et que Trey est perdu dans son monde dans le coin droit de la scène. Un membre d’origine et trois mercenaires voilà à quoi fait penser Morbid Angel. Quand on compare avec d’autres groupes ça ne pardonne pas. Une déception ! ![]() Balin : Bon bon bon, cas épineux que ce concert de Morbid Angel! Alors oui ils ont joué des classiques qui font plaisir au fan d’Alter of Madness ou Blessed Are The Sick que je suis mais j’ai l’impression d’avoir un tribute band devant les yeux, aucune cohésion (il suffit de voir la photo promo du dernier album pour en avoir le cœur net) et un show en roue libre. Les chansons tirées du dernier opus sont d’une platitude absolue et ne se découvrent pas des qualités insoupçonnées en live, je ne vais rien dire sur le cas “I Am Morbid” ça serait me faire du mal. Heureusement Chapel Of Ghouls est là pour rappeler à tout le monde que Morbid Angel fut il y a quelques temps le plus grand groupe de Metal Extrême sur cette terre et Phil Anselmo placé derrière la batterie de Tim Yeung le sait aussi bien que moi. D’ailleurs qu’a-t-il dit à l’oreille de Trey Azazghtoth à la fin de la chanson? (“Le prochain album si il est aussi pourri que Illud on fait une descente chez toi façon Red Neck”). J’attendais Morbid Angel au tournant et ils m’ont fait faux bon, à charge pour le groupe de se remettre sur les bons rails et de nous sortir un album J à la hauteur de sa glorieuse épopée! ROB ZOMBIE ![]() Doryan : Bon Rob Zombie c’est de l’indus soyons d’accord là dessus. Une musique pas vraiment technique mais terriblement efficace (enfin ça devrait). Sur les albums du groupe, on ne peut pas dire que la guitare soit bien mise en avant mais je m’attendais à quelle soit plus tranchante en live. Et bien non, le son est le même que sur CD privilégiant la voix et les effets electros. La seule démonstration du talent de John 5 est un solo (et cette fois excellent contrairement à Alter Bridge) court mais très technique. A part ça, le show fût plutôt plaisant, une avalanche de tubes (“Superbeast”, “Living Dead Girl”, “Demonoid Phenomenon”, “Never Gonna Stop”, “Dragula”) avec un groupe plein d’énergie, une décoration filmesque très sympa (“le monstre de frankenstein”, “King Kong”...) et des surprises plutôt plaisantes (des filles pratiquement nu dansant sur scène pendant “Living Dead Girl). Le groupe a prévu trois scènes surélevées abondamment utilisées pour que même les personnes loin puissent apprécier le spectacle. Bref un énorme show visuel ! Seul point négatif de ce côté là, le jeux de lumières bien trop homogène et trop prononcé sur une seule couleure (soit tout vert, tout bleu ou tout rouge). J’ai bien pris mon pied personnellement, alors certes le groupe s’est foutu de la gueule du monde en jouant uniquement 1h10 (au lieu des 1h30 prévu) mais ce fût intense pour ma part. Et sans la pluie, il n’y a pas à dire, c’est foutrement mieux (aucun jeu de mot avec “Pussy Liquor”...). Setlist What Lurks on Channel X? Superbeast Scum of the Heart Living Dead Girl More Human Than Human (White Zombie) Sick Bubble-gum Pussy Liquor Demonoid Phenomenon Mars Needs Women Never Gonna Stop (The Red, Red Kroovy) Super-Charger Heaven (White Zombie) Thunder Kiss '65 (White Zombie) ------------------------------ Dragula ![]() POSSESSED ![]() Nola : Heureusement tel le soleil après la pluie, Possessed vient après Evil D et sa bande de tristes lurons. Un des moments forts de ce Hellfest 2011, Possessed va tout renverser sous la Rock Hard Tent. Jeff Beccera, le chanteur, immobilisé dans une chaise roulante, fait preuve d’un grand talent. Le bougre est visiblement heureux d’être là : il adresse des sourires extatiques à la foule tout au long du concert. Sa joie et son enthousiasme sont communicatives et on se laisse prendre au jeu très facilement. Possessed accueille aussi dans ses rangs trois jeunes musiciens presque aussi motivés que le frontman qui font plaisir à voir. Côté musique, Possessed envoie du très lourd et le temps passe incroyablement vite. Le set se finit sur le titre « Death Metal » qui n’a rien à envier à son presque-homonyme « Black Metal » en matière d’hymne. Merci à Possessed pour ce grand, grand moment. ![]() ![]() Balin : En voilà encore un groupe que j'attendais avec impatience! Possessed est au Death Metal ce qu'est Venom au Black, le groupe qui en plus d'avoir donner le nom au genre lui a aussi montrer ses grandes lignes directrices. Pour la petite histoire Possessed restera comme le premier groupe d'un certain Larry LaLonde (Primus) qui, alors élève de Joe Satriani, monte son premier combo avec Jeff Becerra. Aujourd'hui seul ce dernier reste du groupe d'origine mais l'envie de garder l'esprit du combo est bel et bien présent! En tout cas le chanteur, maintenant en chaise roulante suite à un coup de fusil, mène sa barque d'une main de maître, sa bonne humeur communicative fait plaisir à voir et le public répond très favorablement à la musique du combo. Parce que mine de rien l'album Seven Churches est imparable dans le genre et les compositions ont traversé le temps avec une facilité déconcertante. Les musiciens ne sont pas en reste même si le tout n'est pas toujours très carré, qu'importe tant la passion et l'envie sont de la partie. Le concert m'a aussi permis de me rappeler à quel point LaLonde est un grand guitariste car certains soli qui datent de son 17eme anniversaire sont loin d'être faciles. J'ai longtemps regretté de ne pas avoir assisté à la performance du groupe au Wacken 2007 (on fait tous des erreurs de jeunesse) et je suis donc content de m'être rattraper lors de cette édition 2011 du Hellfest. Allez tiens soyons fous et classons la bande à Becerra dans mon top 3 du festival! Rien que ça. THE MELVINS ![]() Cyric : Si je m'attendais à voir les Melvins en live un jour ! L'affiche ne m'a jamais paru aussi attrayante qu'avec ces messieurs... alors en route pour la terrorizer tent (décidément, j'ai tendance à y prendre mes quartiers, il faut dire que les groupes qui y sont programmés sont très alléchants). Il est difficile de cataloguer un groupe tel que les Melvins : empruntant à la fois au courant grunge, au rock, au punk mais aussi au metal et à la musique expérimentale, on a en face de nous un ovni qui, malgré un talent indéniable, n'aura jamais eu la reconnaissance du grand public. A l'heure qu'il est, ce dernier devait sans doute se prosterner devant le show d'un Rob Zombie, par exemple, ce qui n'est pas plus mal, la terrorizer tent n'étant guère extensible en terme de place (et pourtant, celle-ci était pleine à craquer). Les Melvins, ce sont quand même des gens bizarres. Il n'y avait qu'à voir le look improbable de Buzz Osbourne (chanteur principal du groupe) à la coiffure aussi hirsute que légendaire affublé d'un col roulé énorme et le bassiste/chanteur Jared Warren à la mode hippie pour deviner que le show allait être pour le moins... spécial. A noter également la présence de deux batteries sur scène, c'est un peu la marque de fabrique du groupe à l'instar d'un Kylesa. L'entrée en matière est pour le moins abrupte avec un morceau doom à souhait entrecoupée de beuglements des deux chanteurs. La suite est plus efficace et plus rentre-dedans, les morceaux Honey Bucket, The Water Glass, Evil New War God et Revolve en tête. Ensuite, j'ai un peu perdu le fil. Il faut dire que la discographie des Américains est longue comme le bras. Mais il n'y a pas à couper, ce show fut une réussite et mon second coup de cœur en cette première journée de festival. Et rien qu'à voir le beau monde en coulisse assistant au show (des membres de Down, principalement) je ne suis pas le seul à avoir pris mon pied (mention au final rappelant étrangement celui de Down plus tôt dans la journée, Phil Anselmo s'invitant sur le dernier morceau à la batterie, le batteur des Melvins prenant quant à lui le micro !). Une sacrée réussite et une folle envie de les revoir ! ![]() MAYHEM ![]() Cyric : Changement de décor avec Mayhem, qui nous a prévu un “show spécial” à la rock hard tent. La journée a été longue et la fatigue se fait sentir. J’espérais que Mayhem me remettrait vite en selle mais ce fut loin d’être le cas. Un show spécial ? De l’esbroufe, oui ! Ok, des efforts ont été faits quant au décor : croix renversés, tabernacle composé de crânes humains... toutes ces joyeusetés quoi ! Quant à Attila, son chant est assuré mais question jeu de scène, j'ai été déçu de le voir jouer du début à la fin avec son crâne de squelette en plastique... beaucoup d'auditeurs n'ont d'ailleurs pas tenu jusqu'au bout et ont fini par quitter la salle. Je me suis accroché, ai poussé un ouf de soulagement à l'écoute d'un Freezing Moon bien exécuté mais voilà, à part un titre ou deux, je n'ai rien retenu de ce show. Les quelques effets pyrotechniques n'y changeront rien, Mayhem n'aura pas été très convaincant ce soir. ![]() Nola : D’accord avec Cyric à propos de Mayhem. La première journée s’achève donc pour moi sous la Rock Hard avec le concert de Mayhem. Les norvégiens avaient promis un set spécial et j’avais bien envie d’un peu de black metal pour terminer la journée. Hélas, le concert de Mayhem s’est avéré un peu décevant. Je l’ai trouvé assez hermétique : la prestation de Attila étant au final assez pauvre. Passer une heure vingt à ânonner des paroles en secouant un crâne en plastique devant un autel surélevé n’est pas le meilleur jeu de scène possible. Bien sûr les jeux de lumière, les décors, les bougies et les effets pyrotechniques étaient assez sympathiques à regarder mais le reste du concert était plutôt plat. En tout cas, loin de la grosse claque que je pensais prendre. Necrobutcher, Hellhammer et leurs sbires étaient presque transparents. Musicalement, Mayhem n’était pas très hargneux et cela s’en est ressenti sur l’ambiance générale du concert. Alors qu’on aurait aimé être secoué, le groupe a eu tendance à endormir les troupes. Dur de passer après Possessed. L’idée de départ était bonne mais au final le concert s’est révélé un peu ennuyeux. On était en droit d’en avoir plus. ![]() Setlist Ancient Skin A Time To Die View From Nihil Illuminate Eliminate Freezing Moon Crystalised Pain in Deconstruction Silvester Anfang Deathcrush Buried by Time and Dust Carnage Pure Fucking Armageddon MONSTER MAGNET: Balin: Allez hop pendant que Cyric et Nola vont subir Attila et sa bande sous la Rock Hard Tent je décide de clôturer la journée Stoner par les maîtres du genre j'a nommé Monster Magnet! Apparemment je ne suis pas le seul à avoir eu l'idée vu le nombre de personne qui remplissent vite la Terrorizer (vivement d'ailleurs le changement de lieu, la plus petite des tentes est devenu au fil du temps bien trop petite pour le calibre des groupes y jouant). Mais revenons à nos moutons et au concert des américains, et malgré un début un peu lent ce dernier restera comme une franche réussite qui va laisser des traces à un auditoire déjà conquis! Et même avec une setlist parfois bancale (j'aurais bien échangé un Hallucination Bomb pour un Bored With Sorcery) le public devient de plus en plus chaud au fil des minutes. Le point d'orgue est atteint avec Space Lord qui clôt le set avec un public chantant à tue tête ce refrain si catchy. Du très bon boulot de la part de Dave Wyndorf et ses compagnons qui marquent des gros points ce soir. Et pour finir un petit mot sur Mr Wyndorf qui éclabousse la scène de son talent et de sa voix si particulière qui en a enchanté plus d'un ce soir, moi y compris. Une bonne grosse journée sous le signe du Stoner qui lance impeccablement les trois jours de festival! Et dire que, comme dirait Scorpions, "The Best is Yet to Come"! Setlist : Nod Scene Tractor Dopes To Infinity Hallucination Bomb Dig That Hole Medicine Look to Your Orb for the Warning Crop Circle Powertrip Space Lord |
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Le 28 Juin 2011
Le 28 Juin 2011

Le 29 Juin 2011
Le 29 Juin 2011
Bon, la plupart des groupes du vendredi n'étaient pas dans ceux que j'attendais ... Un peu déçu sur les stooges, sur Mayhem et sur Morbid Angel particulièrement, ce sont quand même des grands noms, c'est dommage qu'ils n'assurent pas correctement en live !
Aussi un peu surpris par Dagoba ... C'est quand même un des rares groupes français connus à l'international, quelle image pour la France si c'est mauvais ? Je vais essayer de réécouter un peu en studio
Bravo aux français de Klone (et à leur bassiste
Un grand bravo aussi au chanteur de Possessed
Le 28 Juin 2011