| X Japan (Londres) | ||
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| Lieu : O2 Shepherd's Bush EMpire (Londres, UK) | Reporter: Spade | Date : 28-06-2011 |
| X Japan ! En Europe ! En voilà un évènement ! Annoncées il y a peu de temps, ces quelques dates (Londres, Paris, Utrecth et Berlin) ont mis en ébullition l'importante fanbase européenne des nippons. Quasiment inespérées, ces dates suivent la logique d'X Japan de s'exporter, après une courte tournée aux Etats-Unis et un projet d'album au chant quasi intégral en anglais. Opération mercantile, avidité ? Toujours est-il qu'en ce mardi 28 juin, X Japan s'apprête à fouler la scène de l'O2 Empire, petite salle de 2000 personnes pour leur tout premier concert en Europe. Si on doit prendre son mal en patience pour rentrer (1h dans le froid alors que les portes sont ouvertes) et louper ainsi les "Japanese Voyeurs", première partie qui n'a de japonais que le nom, une fois à l'intérieur on apprécie l'architecture de la salle, sorte de petit théâtre à plusieurs balcons et l'installation scénique, avant un grand écran en fond, le traditionnel gong, la batterie transparente de Yoshiki ainsi que son piano trônant à droite de la scène. Dans le public on trouve de tout, des anglais (normal), des japonais, des italiens, des polonais, des gens déguisés (se grimer en Hide semble toujours très populaire) et pas mal de gros métaleux, que du beau monde quoi ! Enfin bon, après un peu (beaucoup) d'attente et de nombreux "We are......X !" scandés par la foule les lumières s'éteignent enfin et la messe peut enfin commencer. ![]() La salle plongée dans le noir, un intro symphonique se met à retentir, calme et envoutante bien que moins épique que pouvait l'être "Amethyst" en son temps. Au bout d'un moment, hurlements dans le public, Yoshiki fait son apparition et va rester debout sur sa batterie à nous toiser de son regard fatal jusqu'à la fin de la dite intro qui ne semble pas pressée de se terminer. Enfin bon, quelques notes et hurlements plus tard, Yoshiki s’assoit, on ne voit pas les autres membres, mais après quelques coups de baguettes tout le monde réalise que le concert est bien lancé et que leur nouveau single "Jade" (dont la sortie coincide avec ce concert) joue les openers. Mais alors, où sont-ils nos amis Pata, Heath, Sugizo et Toshi ? Ah ben ils sont là. Simplement la scène est ridiculement basse, ce qui fait que pour ceux n'étant pas dans les trois premiers rangs, en forçant un peu, on voit leur tête et encore...(il faudra donc m'excuser pour les photos...) ![]() Mais bon, passons outre cette frustration et apprécions le show. Parce que de ce côté là, les zikos envoient et le son leur rend justice. Un son bien puissant, manquant peut-être par moments de clarté mais n'était jamais brouillon et rendant justice à tout le monde (bon ok, Heath (basse) moins que les autres...). Niveau du morceau, bien que sortant aujourd'hui il demeure connu des fans depuis longtemps, trustant les setlist live depuis un moment déjà. Et, si l'époque "X" est ici définitivement enterrée, cela fait plaisir de voir qu'après ces années X Japan sait envoyer du bois comme il le faut là avec ce morceau heavy en diable. Suite des festivités ? Rusty Nail ! L'épique et culte Rusty Nail ! Bon, chanté en anglais (les paroles étant originellement chantées en japonais...)...sacrilège...mais Rustyyyy Naiiiil quand même ! Pas de pyro, pas d'effet scénique mais pour le moment ça le fait. En même temps, on a attendu ça depuis tellement longtemps, on ne va pas faire les difficiles. ![]() Et pour enchaîner, rien de tel que "Silent Jealousy", poutrerie issue du sous-estimé "Jealousy" dont l'intro au piano permet de vérifier que la voix de Toshi est d'une pureté ahurissante, cristalline et fine, moins râpeuse qu’auparavant, moins agressive mais portant nettement plus d'émotions. Car c'est qu'il chante sacrément bien le bougre. Dommage qu'il faille jouer des coudes pour l'apercevoir, car dans la fosse ça bataille sec, mais pas dans le bon sens du terme. Comprenez par là que ça pousse, ça pousse de toutes ses forces pour se rapprocher de la scène mais au final très peu de mouvements de foule, ce qui fait que l'on est complètement écrasé et seuls les plus grands peuvent happer un peu de fraicheur en hauteur. Donc bon, carton jaune pour le public qui pousse bêtement, brandit ses appareils photos et ne bouge pas tant que ça. ![]() Et même pendant "Drain" ça pousse. Pourtant, si il y a un morceau où se reposer c'est bien celui là. C'est d'ailleurs la question de ce set "qu'est-ce que ce morceau vaguement indus vaguement taillé pour être un interlude fait là" alors que niveau ambiance un morceau comme Scars aurait été parfait. Et puis, pourquoi enchaîner ce relatif temps mort avec un solo au violon de Sugizo ? Alors oui, il est bien il est beau le solo, mais il est long, trèèèès long, trooooop long et c'est au bout de 10 minutes que Yoshiki refait son apparition au piano pour que le violon entame le motif du classique "Kurenai" qui sera lancé ici...sans son intro. Exit l'arpège et la voix douce de Toshi, bam, "KURENAIIIIIIII" et en voiture Simone ! ![]() On pourra aussi constater l'entente complice entre Yoshiki et Toshi, ce dernier profitant d'un passage de son compère au piano pour truster la batterie, envoyer quelques coups de double pédale et manquer de tomber en tentant en vain se lever sur la batterie. Mais, même si l'ensemble tue globalement, qu'on s'éclate (entre deux luttes pour respirer), on ne peut s'empêcher de constater que le groupe est ici en pilotage automatique. En effet, setlist strictement identique à celle de la tournée aux USA, show pas plus personnalisé que "Londoooooon, are you ready to roooooooock ?" et des temps morts, que de temps morts. Déjà avec Drain+"endless violin solo is endless" on trépignait d'entendre la suite, mais quand une fois un "X" des familles correctement interprété mais sans folie (bon oui, on a fait le X-jump oui, on l'a fait voilà, une chose à rayer de la liste...), le groupe s'éclipse de scène pendant une demi-heure (oui oui, je ne mens pas) et qu'une fois que Yoshiki revient il nous gratifie d'un discours (très sympa ce n'est pas la question), il faut s'armer de patience. On est pas au Tokyo Dome pour un show de 4 heures quoi ! Ici, le groupe aura joué deux heures en comptant la pause interminable, le long solo et l'intro grandiloquente, ça fait un peu juste... ![]() Heureusement que quand le groupe joue, il joue et le fait bien. Du récent et excellent Born to Be Free qui fera un malheur, à Art of Life (seulement sa deuxième partie, allez savoir...), la partition est sue et récitée avec bien peu de fausses notes. Et au final, quand le groupe entame "Endless Rain" le public fond et chante à tue-tête, bien que le refrain ne soit pas répété ad vitam eternam comme il en est la coutume au Japon... Du coup, quant le concert se termine, on a conscience d'avoir vécu un truc énorme, mais que cela aurait pu être vraiment magique si le groupe s'était donné la peine de mettre un peu plus du sien, de varier les plaisirs, de jouer (au choix) plus longtemps ou faire des pauses moins longues, quand on voit leur fantastique répertoire ou encore de ne pas omettre "Hide" dans la présentation des membres durant "X". Bon oui, une fois Art of life achevé, le groupe reste longtemps sur scène sous fond de "Forever Love" pour remercier le public (Yoshiki se fendra même d'un slam), mais dans les oreilles de certains sonne comme un goût de trop peu. Même si Pata s'est fait pousser la moustache et le bouc (si si...). ![]() Bon, en conclusion, oui, ça roxxxait tout, c'était de la balle, mais dommage que le groupe n'ait pas eu envie d'offrir quelque chose d'un peu plus spécial pour leur première date en territoire européen. Gageons que les français auront quelques surprises, connaissant l'amour de Yoshiki pour notre beau pays... Setlist : Intro Jade Rusty Nail Silent Jealousy (+ piano intro) Drain Sugizo solo violon + Yoshiki piano Kurenai Born to be Free Yoshiki mini solo de batterie I.V. X =============== Endless Rain Art of Life (2e mouvement) Forever Love (dans la sono) |
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C'avait l'air sympa tout de même
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