| High Voltage Festival 2011 | ||
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| Lieu : London, UK | Reporter: Spade & Gertrude | Date : 23-07-2011 |
High Voltage Festival Etant fatigué et n'ayant pu me rendre à l'évènement, je vais laisser ma fidèle licorne Gertrude se charger du live-report ! C'est à toi Gertrude ! Bonjour à tous ! Je suis une licorne ! C'est moi qui vais vous faire le compte-rendu de cette première journée de festival ! 1er Jour, Samedi 23 juillet : Youpiyeah ! High Voltage Festival est de retour ! Après une première édition couronnée de succès l'année dernière, ce festival organisé par trois magasines influents de la presse musicale britannique (Classic Rock, Metal Hammer et Prog) revient et nous propose tout au long du week-end un plateau varié d’artistes. Explications : le festival est doté de 3 scènes portant chacune le nom de l'un des trois magasines ci-dessus, l'une étant donc dédiée au metal pur et dur, une autre au rock progressif, laissant la dernière scène pour les groupes hard rock, hard fm et accessoirement les grosses têtes d'affiche, de part sa taille. Par exemple, c'est sur cette dernière scène que l'on retrouvera Judas Priest. Premier constat à l’arrivée, les organisateurs ont déplacé l'entrée au site, de façon à ce qu'aucun petit malin ne puisse zieuter l'une des scènes sans pour autant rentrer, comme c'était le cas avec la HAMMER stage l'an passé. Sinon, la disposition reste strictement la même, la PROG stage étant sous un chapiteau (juste la scène, pas le public), la HAMMER stage à quelques pas et la CLASSIC ROCK stage tout au fond, faisant face à une grande étendue d'herbe (faut bien les caser, ces gens venus voir les gros groupes hein), étendue jalonnée de stands de nourriture divers et variés. On retrouve aussi la BEER stage qui verra des groupes folks s'y succéder et proposer une quarantaine de bières "originales", ainsi qu'une grande roue ! Ooooooooo....! Mais bon, tout d'abord, direction la CLASSIC ROCK stage (ou Main stage) pour le premier groupe de la journée, à savoir Michael Monroe. ![]() Michael Monroe : Chanteur de feu-Hanoï Rocks, Michael Monroe s'est dit qu'après tout, il n'allait pas s'arrêter là et le voici entouré d'un groupe solide et dynamique, où on retrouve à la guitare ni plus ni moins que Dregen, guitariste soliste des Backyard Babies. Et ouais, rien que ça. Et comptez sur lui pour mettre l'ambiance et mouiller le maillot (au sens propre et figuré) ! Sinon, Michael Monroe et son groupe, ça fait quelque chose entre le hard-fm bien trapu, le sleaze rock et je ne sais trop quoi, ce qui nous donne un mélange explosif servi par un groupe pied au plancher qui joue comme si sa vie en dépendait. Pas de temps pour des ballades, avec 30 minutes pour s'exprimer et en étant le premier groupe du festival (hors BEER stage), on n'est pas là pour endormir les gens mais pour les mettre dans la meilleure humeur possible pour le reste du week-end. Et c'est chose faite, avec un Michael Monroe intenable, courant, sautant, allant au contact des premiers rangs, jouant avec son micro, faisant du saxophone ou encore escaladant l'échafaudage... Et le pire c'est qu'à côté de ça il assure plutôt bien au chant, n'allant certes pas forcément dans des aigües stratosphériques mais restant toujours juste et jamais à bout de souffle. Au final, les morceaux sont joués à fond la caisse, très peu de répit entre chaque et au bout d'une demi-heure, c'est (déjà) fini alors que l'on en aurait bien repris une lichette. Enfin bref, excellent début de journée avec un groupe qui m'a agréablement surprise, n'en attendant rien à la base. Et maintenant, envolons-nous vers la HAMMER stage ! Ahouh ! AVENTUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUURE ! ![]() Setlist : Trick Of The Wrist Got Blood? Modern Day Miracle Motorvatin' (Hanoi Rocks) Hammersmith Palais (Demolition 23.) '78 Nothin's Alright (Demolition 23.) Back To Mystery City (Hanoi Rocks) Dead, Jail Or Rock N' Roll Attica Rage : Ouhalala ! Changement de style avec Attica Rage ! Ici on fait du metal et on est gros ! Ouais ! Et euh sinon, Attica Rage c'est un peu tout, heavy à la Black Sabbath, biker à la Motörhead, speed tagada à la Maiden et chanté par un gras du bide avec une grosse voix. Bon, le portrait n'est pas forcément flatteur mais disons qu'en dépit de sa bonne volonté, le groupe ne casse pas des briques, même si pour une demi heure ça passe largement, aidé en fin de set par un "Overkill" (Motörhead) dédié à l'ami Wurzel décédé il y a de cela deux semaines. A part ça, rien de bien impérissable, et surtout, trop violent pour une licorne ! Réfugions-nous auprès de la PROG stage pour assister au show de Vinniiiiiiiie et son orchestre. ![]() Mais avant cela, assistons à la fin de set du groupe au Poulpe Magique. Alors on me dit que c'est "Amplifier" mais euh...FAUX, le logo c'est un poulpe magique et pis c'est tout. Sinon, difficile de rentrer dans la prestation du groupe en arrivant sur le dernier morceau ("The Wave" semblerait-il), semblant un peu trop difficile d'accès. Enfin bon, à réessayer un jour... ![]() Ceci n'est pas une photo du groupe au poulpe magique Caravan : Maintenant, place à Caravan qui célèbre ici le 40e anniversaire de leur troisième album, c'est dire si le groupe date (43 ans) et que les membres sont euh...ben...vieux... Mais pas plus vieux qu'une licorne, puisque nous sommes immortelles ! Enfin bref, après un soudcheck intriguant où se mêleront flute, violon et double cuillère (sisi), le groupe déboule (enfin façon de parler, on dirait presque qu'ils s'excusent de nous déranger) et se lance dans du rock progressif bien à l'ancienne. On pourrait se dire "boooooooring", mais que nenni, pour peu que l'on soit un tant soit peu ouvert d'esprit, leur prog est facile d'accès, enjoué, pas prise de tête et plein de bonne humeur. D'autant plus qu'à côté de ça, les musiciens sont vraiment doués (bon, on passera sur le jeu de basse simple et efficace mais donc sans fioriture) et chaque morceau est un prétexte à d'imposantes joute musicales entre la guitare, le violon et les claviers. Point d'orgue atteint sur l'ultime morceau du set, "Nine Feet Underground" tiré de ce fameux troisième album et qui affiche 22 minutes au compteur. Pan dans les dents. Et attention, pas 22 minutes à la Rhapsody sur leur dernier méfait (je tiens à préciser que je n'ai aucun lien avec la licorne posant sur la couverture de l'album en question), 22 minutes volatiles, remplies de rebondissement, de changements d'émotions, de rythme, passant de douces ballades à d'autres passages sacrément heavy. Quand on pense que ce morceau a 40 ans, cela impressionne, tant l'on assiste à une démonstration de ce que pouvait être le rock progressif à cette époque, psychédélique et plein de feeling. Une autre bonne surprise ! Gertrude contente ! ![]() Setlist : Memory Lain, Hugh Headloss Golf Girl I'm On My Way Nightmare Nine Feet Underground Anathema : Et maintenant, au tour d'Anathema qui après un soundcheck voyant Danny jouer brièvement Hell's Bells (AC/DC) puis, devant l'enthousiasme du public dégainer le riff de Breaking The Law (Judas Priest) va investir la jolie PROG stage pour 45 minutes...45 ? Et oui, il va falloir se contenter de ça, tout en se disant que d'habitude ils jouent 2 heures de plus...Mais trois quarts d'heure ou pas, le groupe ne va pas se poser de questions et entamer avec...les quatre premiers morceaux de "We're Here Because We're Here", choix relativement discutable au vu du peu de temps alloué, ce qui portera préjudice plus tard, mais nous y reviendrons. Commençant donc avec "Thin Air", nous retrouvons un Anathema heureux de jouer, qui vit sa musique intensément, bien que Lee Smith (claviers) ne soit pas aujourd'hui de la partie, remplacé par euh...quelqu'un. En tout cas, "Thin Air" a ici un son très tranchant et voit Vinnie arborer un regard perçant entre haine et simple feu ardent procuré par la sensation de jouer, rendant justice à l'intensité que revétit ce morceau sur album. D'autant plus que le ciel s'assombrissant un peu, le groupe arrive à recréer une part de l'ambiance que l'on retrouve dans leurs concerts "standards" et c'est une aubaine pour les fans présents, surtout quand "Summernight Horizon" retentit et s'avère fracassant comme jamais, secondé par la superbe voix de Lee Douglas. Si Danny dédie "Dreaming Light" aux victimes norvégiennes, on est en droit de questionner le choix d'un tel morceau ainsi que "Everything" qui, s'ils sont magnifiquement exécutés grappillent du précieux temps de jeu pour les "classiques" du groupe qui vont devoir se battre pour figurer sur la feuille de match. ![]() D'ailleurs, sitôt "Everything" terminé, "A Natural Disaster" fait son apparition et voit pour le coup Lee Douglas faire étalage de son talent vocal. On soulignera aussi la très belle complémentarité des deux voix sur le refrain ainsi qu'un solo fort à propos de Danny qui se plait durant tout le concert à improviser certaines parties. Soit dit en passant, il semble déborder de joie et ne cesse haranguer la foule, ce qui fait plaisir à voir. Mais bon, le temps passe, file même ! Et c'est "Closer" qui entame la marche. Alors là, on a beau le connaître ce morceau, il n'a jamais été aussi intense qu'ici. La raison ? Je n'en sais rien. Peut-être le fait que le vocoder soit placé en fond de scène, mettant ainsi Vinnie au même niveau que John Douglas et Mr Claviers, ce qui lui donne un aspect "orateur" à en filer des frissons. Et foi de licorne, j'en aurais eus des frissons durant ce "Closer", que ça soit durant la partie chantée ou l'explosion finale. Pfiouuu, que d'émotions ! Et là où notre horloge interne nous dit "on s'approche de la fin", surprise quand résonne "Universal", autre bijou issu du dernier opus de la bande. Alors, on rêve, on se laisse porter, c'est beau et onirique, Vinnie chante toujours admirablement bien, les instruments se répondent à merveille et encore une fois, un final intense est de la partie. Mais bon, on se rapproche dangereusement de la fin là, non ? Et bien, alors que Vinnie s'apprête à nous parler et vraisemblablement lancer "Fragile Dreams"...bah non...apu de temps..."On a encore 5 minutes !"_"Non, c'est fini". Du coup le groupe se voit contraint d'arrêter et de quitter la scène. Pourtant il restait bel et bien 5 minutes, mais Anathema étant arrivé sur scène 5 minutes en avance... ![]() Donc bon, en définitive, ce concert, bien que trop court était merveilleux et splendide, mais on regrettera que le groupe n'ait pas établi son set de façon plus judicieuse, contraignant ici des titres comme "Deep", "A Simple Mistake" ou "Fragile Dreams" à disparaître...sad unicorn is sad... ![]() Setlist : Thin Air Summernight Horizon Dreaming Light Everything A Natural Disaster Closer Universal ![]() Ce qu'il y a de bien avec ce festival, c'est qu'à côté des concerts beaucoup de stands sont présents, ou d'animations, comme ces danseurs maquillés en bleu qui sous fond de musique moyenâgeuse effectuent une danse assez complexe à base de coups de bâtons. ![]() Thin Lizzy : Autre groupe "emblématique" figurant sur ma liste "must-see once", Thin Lizzy n'est pas né de la dernière pluie et le line-up présenté ici n'a plus grand chose à voir avec les années d'or du groupe. Enfin, depuis 2009, le line-up entourant le guitariste Scott Gorham a entièrement changé, marquant le retour aux affaires de Darren Wharton (claviers) et Brian Downey (batterie). Un nouveau chanteur fait d'ailleurs ici son apparition, le jeune et plein de fougue Ricky Warwick, qui va mener le show de main de maître comme s'il faisait partie du groupe depuis toujours. On retrouve aussi certains musiciens qui plus tôt dans la journée ne manquaient pas un instant de la prestation de Michael Monroe, chose qui se pert de nos jours et qui est d'autant plus remarquée à chaque occurrence. Musicalement, on verse dans un hard blues fort sympathique mettant en avant les guitares (parfois au nombre de trois quand Warwick s'y met) et acquis tout entier à la cause du public. Irlandais, le groupe est presque "du coin" et le moins que l'on puisse dire est que l'audience est plus que réceptive devant leur prestation relativement courte pour leur statut. Du coup, on enchaîne les morceaux catchy, Michael Monroe se voit invité sur scène armé de son saxo pour le joyeux "Dancing in the Moonlight", la foule s’époumone sur le traditionnel "Whiskey in the Jar" (dans une version bien moins corrosive que la reprise de Metallica soit dit en passant...) ou encore "The Boys Are Back in Town". N'étant pas une adepte, je dois dire que l'heure est passée comme un lettre à la poste, le show de souffrant d'aucun temps mort et transpirant la bonne humeur. Bon, cela n'aura pas fait de moi une "Thin Lizzist" pour autant mais bon, un point bisous pour eux quand même ! Setlist : Are You Ready Waiting For An Alibi Jailbreak Dancing in the Moonlight (It's Caught Me in Its Spotlight) (avec Michael Monroe) Emerald Whiskey in the Jar Cowboy Song The Boys Are Back In Town Rosalie (Bob Seger) Black Rose Slash : La Main stage étant massivement trustée, il faut maintenant profiter des quelques spectateurs fuyant la scène pour s'avancer le plus possible et ainsi sacrifier les groupes des autres scènes. Et oui, car disposer trois scènes chacune dans son coin et faire les horaires se bouffer entre eux, ben ça fait que l'on finit par dropper 2 groupes sur 3 si l'on veut en voir en entier. Dans le cas de la Main stage on parle de "voir" tout court (loin c'est pas drole), donc tant pis pour Neal Morse et Grand Magus, une autre fois les copains ! Là, moi je veux apprécier Judas Priest et avant lui le grand Slash. Bon, alors Slash, depuis un peu plus d'un an dispose de son groupe à lui, prétexte pour jouer des morceaux issus d'un peu toute sa carrière, projet solo, Slash's Snakepit, Velvet Revolver et bien entendu Guns N' Roses. Ici tout le monde semble idolâtrer Slash et l'opinion publique lance volontiers des piques à Axl Rose le méchant diable capitaliste mais semble oublier que ce n'est pas le frontman actuel des Guns qui est allé cachetonner à la mi-temps du Super Bowl... Enfin bon, ON-S'EN-FOUT ! Place à la musiiiiiique ! Et accompagné du talentueux Myles Kennedy (Alter Bridge) qui a dorénavant son nom sur l'affiche (assez cocasse, relativement inconnu du grand public l'an dernier, son poste de chanteur chez Slash l'a mis sous les projecteurs et maintenant nous avons le droit à voir "Slash feat. Myles Kennedy"), le concert dépote. Non pas que ce soit une grande communion de technicité mais les morceaux mis à l'honneur envoient comme il faut. Et bien sûr, GnR se taille la part du lion avec 4 morceaux (piochés sans grande suprise) dont l'explosif "Nightrain" et le classique d'entre les classiques "Paradise City" qui conclut les shows, chez Slash comme chez GnR, sur lequel le public, déjà de bonne composition se montrera très remuant. Alors il faut préciser que la moyenne d'âge du festival est sensiblement plus elevée que celle des festivals plus foncièrement metal (Hellfest, Wacken, Summerbreeze,....) dû à l'affiche moins rugueuse, la forte représentation du rock progressif et celle de grosses têtes d'affiches populaires. Du coup, ne vous attendez pas à d'immenses pogos ou quoique ce soit, ici le public se veut courtois (pas forcément ouvert d'esprit et intelligent mais c'est une autre histoire) et remue gentiment son popotin, donnant tout de même de la voix, scandant les paroles des divers morceaux exécutés ici, y compris ceux issus du répertoire récent de Slash, Ghost et Dr. Alibi (sans Lemmy) en tête. Et dans le rôle de monsieur "je chante plein de répertoires différents", Kennedy est bluffant, doté d'une voix à la fois puissante et singulière, s'adaptant à merveille, sa façon de chanter "à la Axl" étant d'ailleurs incroyable de mimétisme dans les tics vocaux et le grain de voix mais tout en gardant un timbre bien à lui. Ceci dit, heureusement que Myles Kennedy est là pour rendre une copie parfaite, car à côté de cela, le backing band de Slash ne semble pas des plus techniques et le sieur Slash a aujourd'hui un tracé bien irrégulier, plantant quelques notes à chaque solo dès que cela devient trop rapide. Ce qui me fait dire que l'on lui prête peut-être un peu trop de renommée mais bon, n'allons pas polémiquer ici. Le show est bon, le son impeccable et c'est tout ce que l'on demande ! ![]() Setlist : Been There Lately (Slash's Snakepit) Nightrain (Guns N' Roses) Rocket Queen (Guns N' Roses) Ghost Mean Bone (Slash's Snakepit) Doctor Alibi Speed Parade (Slash's Snakepit) Sweet Child O' Mine (Guns N' Roses) Slither (Velvet Revolver) Paradise City (Guns N' Roses) Judas Priest : Ils l'ont annoncé. Une tournée et pis c'est fini ! Enfin, fini, façon de parler. Le groupe prévoit toujours de publier des albums et de donner quelques concerts à l'occasion mais ne souhaite plus s'embarquer dans de longues tournées avec dates à répétition. Les voilà donc pour ce qui s'annonce comme la "dernière apparition du Priest en festival". Et, "Priest ! Priest ! Priest !", ça scande férocement dans le public. Il faut dire que Judas Priest est ici à la maison et attendu comme le Messie (ahah). L'attente paraît effroyablement longue, d'autant plus que des lasers auront été testés toute la journée, promettant une bonne claque visuelle et le public n'en peut plus. Dès qu'un immense rideau se dresse, flanqué du logo "EPITAPH", ça rugit, les lumière s'éteignent et après une intro de rigueur, les guitares se font entendre et c'est parti pour "Rapid Fire". Alors là, autant tomber le masque tout de suite, on en prend plein la gueule. Et ce du début à la fin. Décor majestueux, avec des chaînes de partout, des sceptres géants pendant du plafond, backdrop évolutif, visuellement on en prend pour son grade. Et puis il y a le son. Ce son ! Massif et lourd mais limpide et laissant chaque instrument pleinement s'exprimer (bon la basse un peu moins certes), les guitares étant précises et la batterie dévastatrice. Chaque coup de double pédale tuait un fan de Justin Bieber quelque part dans le monde. ![]() Alors bon, on ne peut s'empêcher d'être déçu de ne pas voir KK Downing, guitariste fondateur de la formation dont le départ a été annoncé de cela quelques mois à peine, cette tournée "d'adieu" étant déjà officialisée. D'autant plus qu'Halford ne cache même pas le fait que le groupe était au courant de sa décision avant même de faire part au public de son intention de rentrer en semi retraite. D'ailleurs, tout au long du concert, nulle mention sera faite de ce relatif évènement et pas un mot pour Downing, ce qui laisse à penser que la séparation ne s'est pas forcément faite dans la joie et la bonne humeur... ![]() Mais à vrai dire, nous sommes là pour la musique et nous avons tout de même devant nous 3/5 de la formation d'époque donc on fera avec, surtout que le petit nouveau "Richie Faulkner" tient son rôle à la perfection, exécutant ses parties comme s'il les avait composées lui-même et arpentant la scène le plus à l'aise du monde. Nous n'avons donc pas affaire à un simple remplaçant calé en fond de scène et c'est tant mieux ! Surtout qu'à côté de ça, le père Halford met tout le monde d'accord en livrant une prestation incroyable. Je le croyais cramé, incapable de sortir des notes aigües et luttant pour transmettre un peu d'agressivité à sa voix. Pfffiouuuuuuu, jamais une licorne n'aura autant fait fausse route ! Impérial qu'il sera le divin chauve, impérial ! Imposant le respect à chacun de ses pas et changeant de costume à chaque morceau, c'est bien lui, le Metal God, qui tient le show et le public dans sa main. De sa démarche robotique à ses poses stéréotypées, tout est fait pour que le public réponde d'une seule voix. ![]() Et de la voix il a lui en falloir, car ce soir Judas Priest ne va jouer pas moins de 22 morceaux pour 2h15 de concert. Impressionnant pour de tels vieux briscards ! Balayant toute leur discographie (mis à part la période "Ripper"), on assiste ici à une vraie communion métallique. Deux heures et quart de pur Heavy Metal, sans concession et avec une mise en scène grandiloquente certes mais là pour sublimer la prestation du Priest. Je veux dire, ce concert vient de me l'apprendre : Judas Priest, C'EST le Heavy Metal. Manowar peut aller se rhabiller devant ça. Halford et Cie n'ont pas besoin de clamer leur suprémacie, elle est simplement là, pendant devant nous. Judas Priest = Heavy Metal et Heavy Metal = Judas Priest, c'est aussi simple que ça. Et pis bon, quand le groupe dégaine l'intense "Judas Rising" et enchaîne avec "Starbreaker" c'est grandiose. Et "Victim of Changes" juste après. Victim of Changes quoi ! Morceau que j'avais découvert via Gamma Ray, ça prend une toute autre dimension là, avec la scène surdimensionnée et l'abondance de lasers. ![]() Citer les moments forts de ce concert serait futile tant chaque morceau est un temps fort en soi, mais on peut toujours y dégager Nightcrawler qui remporte la palme du "morceau qui m'aura plongé dans un état de transe" ou encore "Diamonds & Rust" que je découvre ici et qui m'aura fait dresser l'échine, entre son début acoustique et son final incroyable ou le public hurle le refrain. "Diaaaamoooonds ! Diaaaamoooonds and Ruuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuust !" A en avoir des frissons je vous le jure. Mais ceci n'est "rien" comparé à "Breaking the Law", chanté ENTIÈREMENT par le public. Halford n'aura pas prononcé un mot durant ce morceau qui verra les spectateurs se déchaîner, chanter et partir dans tous les sens. Je veux dire, ça puis "Painkiller" (seul morceau où Halford aura du mal mais on l'excusera) juste après auront sû déclencher des émeutes parmis les festivaliers plutôt sages jusque là. Et quand on se dit "Bon ben les classiques sont passés", ben non ! Il en reste ! Et pas des moindres, jugez un peu : Electric Eye, Hell Bent for Leather, You've Got Another Thing Comin' et Living After Midnight. Quatre morceaux où le public s'époumonera une fois de plus, "Hell Bent for Leather" voyant même Halford débarquer en moto sur scène, tout de cuir vétu portant képi et cravache, histoire d'en rajouter sur les allusions comico-gay qui font le discours du groupe depuis ses débuts (et pis on dit pas "gay" mais "unicorn friendly"). Et terminer par "Living After Midnight", scandé par le public avant même d'être joué a quelque chose d'incroyable, une sorte de fête où tout le monde saute, danse et chante le sourire aux lèvres. ![]() Alors que dire ? Je ne connaissais que très peu le Priest avant ça. L'album Painkiller et 2 ou 3 morceaux par ci par là. Me voilà convertie et acquise à leur cause. Merci pour ce concert dantesque, pour la claque musicale, pour la leçon de Heavy Metal et pour m'avoir permise de voir la légende au moins une fois. Setlist : Battle Hymn (sono) Rapid Fire Metal Gods Heading Out to the Highway Judas Rising Starbreaker Victim of Changes Never Satisfied Diamonds & Rust (Joan Baez) Dawn of Creation (sono) Prophecy Night Crawler Turbo Lover Beyond the Realms of Death The Sentinel Blood Red Skies The Green Manalishi (With the Two Pronged Crown) (Fleetwood Mac) Breaking the Law Drum Solo/Painkiller -------------------------------- The Hellion/Electric Eye Hell Bent for Leather -------------------------------- You've Got Another Thing Comin' -------------------------------- Living After Midnight Conclusion de la première journée : de la balle ! Foi de licorne ! On se retrouve demain avec en ligne de mire Black Country Communion et Dream Theater, surtout que demain mon ami Albert me rejoindra pour de nouvelles aventures ! A demain les zouzous ! 2e Jour, Dimanche 24 juillet Coucou ! Me revoilou ! J’ai super bien dormi ! Comme un bébé licorne ! C’est parti pour une nouvelle journée au pays du prog ! Mais qui vois-je arriver au loin ? C’est Albert, mon ami licorne ! Chouette alors, quelque chose me dit que l’on va bien s’amuser. Après quelques muffins et boissons acidulées, nous partons affronter le soleil et découvrir les premiers groupes de la journée. Et comme nous sommes des licornes furieuses, nous allons voir FURYON !!! Furyon : Nous nous pressons donc devant la minuscule Hammer Stage, occupée par d’étranges créatures bien britanniques. Albert s’interrogea d’ailleurs sur la nécessité de se faire des mèches dans les cheveux et de se teindre la barbe. Enfin, passons outre ces fantaisies et intéressons-nous à la musique. Mais bon , pas grand chose d’impérissable chez Furyon. Ayant sorti l’année dernière leur tout premier album en autoproduction (“Gravitas”), Furyon fait du gros metal qui tâche avec de la double pédale, une grosse basse bien lourde pour un néo-heavy un peu passe partout mais pas dégueulasse pour autant. Le problème c’est la voix, manquant légèrement de puissance et surtout évoluant dans un registre plus foncièrement “power” que néo, à savoir une voix plutôt aigue qui pour le coup semble assez inadaptée. D’autant plus que même dans ce registre le chanteur affiche des limites, n’arrivant pas à soutenir ses longues piques aiguës. Donc bon, comme entame de journée on a vu pire, mais disons qu’au bout d’une demie heure on est content de passer à autre chose. ![]() Heaven’s Basement : Et direction la Main Stage pour voir les petits jeunes d’Heaven’s Basement dont les morceaux en ligne sur leur myspace auront su faire scintiller le bout de ma corne ! Seulement voilà, le son ne sera pas au top, bien trop brouillon et compact, ne rendant pas vraiment justice aux refrains catchy du groupes et autres riffs entraînants. Car Heaven’s Basement fait dans un hard/punk fort agréable, certes typé “jeune” mais plein d’entrain et d’envie de bien faire. Et c’est avec un sourire coupable qu’on écoute les “Guilt Trip and Sins”, “Leeches” ou autres “Close Encounters” parce que ça blaste et pis c’est tout. Mais bon, comme dit plus haut, le son n’est pas trop à la hauteur, dû à un mixage pas bien fin, effaçant un peu trop la voix d’Aaron Buchanan qui donne pourtant tout ce qu’il a, courant de partout et allant au contact du public, conscient que les personnes présentes devant la scène à cette heure ci sont surtout des spectateurs là par curiosité plutôt que des fans acharnés. Au final, bonne prestation pleine d’énergie mais un peu gâchée par un son pas optimal n’arrivant pas à recréer l’excitation que j’avais pu avoir en découvrant la musique du groupe sur internet. A revoir dans de meilleures conditions ! ![]() Setlist : Close Encounters Can't Let Go Misunderstood Leeches Reign on My Parade Executioner's Day Gentleman’s Pistols : Gentleman’s Pistols c’est stoooooooner ! Cheveux hirsutes, chemises à carreaux, le look ne trompe pas ! Et le groupe attaque sur les chapeaux de roues avec le remuant “Living in Sin”, définition même du titre efficace qui met tout le monde dans l’ambiance. Alors, ça bouge, c’est joué avec envie et les musiciens se font vraiment plaisir ! Pour une fois qu’un groupe a vraiment l’air authentique, on ne va pas se plaindre ! Avouant n’être absolument pas spécialiste de leur répertoire, j’ai passé un très bon moment, avec un groupe motivé propulsant un stoner des plus ravageurs. Bonne découverte ! ![]() Maintenant, il est temps de se sustenter afin de prendre des forces pour la suite de la journée. Après avoir consommé des crêpes magiques et bu du Pimm’s, boisson fruitée qui fait fizzwizzbizz, Albert et moi nous promenons gaiement, allant jeter une oreille discrète au set de Michael Schenker (ex-Scorpions, ex-UFO) ou MSG qui avec un set relativement court va jouer quelques-uns de ses morceaux et bien évidemment des reprises de Scorpions et UFO. Enfin bon, n’est pas Klaus Meine ou Phil Moog qui veut. Ceci dit, assis dans l’herbe, pour quelques minutes cela passe très bien. ![]() We are unicorns ! Nom nom nom les crèpes ! ![]() ![]() We are unicorns ! Glou glou glou le PIMM'S ! Mostly Autumn : Depuis le début de la journée, Albert n’a cesse de me dire “Et après ya Mostly Autumn !” “Dis, dis ! On va voir Mostly Autumn hein ?”. Donc oui, nous y voilà à Mostly Autumn, sur la petite scène Prog ! Mais euh...ça a intêret à être bien, ne sachant pas vraiment à quoi m’attendre. Et bien ma foi, on commence de façon énigmatique avec un morceau d’introduction instrumental, calme et aérien au début puis montant progressivement en puissance pour devenr plutôt envoutant dans ses derniers instants. Et à vrai dire, même si les autres morceaux verront Bryan Josh (guitare) et Olivia Sparnenn partager le micro, ils seront souvent pretexte à ces plages instrumentales intenses aux solis endiablés sans pour autant verser inutilement dans de la démonstration technique stérile. Le reste du temps, on a affaire à un rock pogressif à la croisée des deux mondes, moderne dans son approche et influencé par des sonorités plus anciennes, le tout apporté par moults guitares et claviers, ainsi qu’une flûte de temps à autres, histoire d’élargir le plus possible le spectre musical du groupe. Tantôt doux et posé (Evergreen), tantôt enjoué (Deep in Borrowdale), c’est au final un set plus que sympatique que nous offre Mostly Autumn, nous prévenant que l’enregistrement audio de la prestation peut être acheté directement après le concert, grâce au système “Concert Live” qui enregistre certains concerts durant le festival. Au final, une très bonne surprise qui donne envie de s’y replonger. ![]() Setlist : Distant Train Answer the Question Evergreen Deep in Borrowdale Questioning Eyes (Breathing Space cover) Heroes Never Die Après s’être procurés le live CD du concert, direction la Main Stage si nous voulons pouvoir apprécier pleinement Black Country Communion et Dream Theater. Nous arrivons donc en plein milieu du set de Thunder, groupe de hard rock fort apprécié dans ces contrées britanniques. Sympathique sans être renversant, le potage passe grâce à l’entrain du chanteur sollicitant souvent le public et les musiciens jouant avec le sourire. Black Country Communion : Mais trève de sourire, il est maintenant temps d’acceuillir Black Country Communion, groupe au CV de luxe. A la batterie Jason Bonham, fils de John Bonham (Led Zeppelin) ayant entre autres joué avec UFO et Led Zeppelin, aux claviers Derek Sherinian (ex-Dream Theater, ex-Alice Cooper,...), à la guitare Joe Bonamassa et à la basse et au chant Glenn Hugues (ex-Deep Purple). Pas mal hein ? Bon, Hugues se défend de l’appellation “supergroup” et on ne pas trop lui donner tort tant les deux albums parus en ce jour (sortis à neuf mois d’intervalles) témoignent d’un groupe soudé dont les membres sont heureux de jouer ensemble. ![]() Et sur album comme sur scène. Après une intro symphonique un peu longuette, le groupe déboule et en avant la machine avec le speed en diable “Black Country” suivi de très près par le plus en retenue “One Last Soul”, tous deux issus du premier album de la bande. Et ça tue. Le public connaît les paroles par coeur, le groupe s’éclate, ses membres récitent leur partition avec facilité et impressionnent par leur niveau. Que ça soit Bonham avec sa frappe puissante et pleine de feeling ou Hugues qui possède toujours une voix incroyable, on se trouve vraiment en présence d’une alliance de génies. On retrouve d’ailleurs par moments le côté “longues plages instrumentales épiques” propre à Dream Theater, bien que dans une veine bien plus rock n’ roll, les claviers étant ici plutôt discrets, laissant globalement Bonamassa éclabousser le public de sa technique et de son jeu polyvalent. C’est simple, on a l’impression qu’il peut jouer de tout ! ![]() En effet, loin d’être un bête “jam band”, Black Country Communion varie les plaisirs, du heavy avec “Man in the Middle”, terrible nouveau single qui incite au heabanging le plus féroce ou encore des semi ballades avec Save Me et Song of Yesterday. Et ce morceau, je peux vous dire que je l’aurai attendu et qu’il m’aura mise sens dessus dessous. Démarrant doucement avec un petit motif de guitare pour exploser dans les refrains et voir Bonamassa se lancer dans un solo aussi interminable que magnifique, on tient là un chef d’oeuvre dans le paysage musical actuel. Mais une heure c’est court et toutes les bonnes choses ont une fin. C’est donc assez rapidement que Flying-V en main, Bonamassa envoie le riff du mythique “Burn” (Deep Purple) qui introduit 10 minutes de folies. Et alors là c’est le paradis, le public exulte, saute, hurle, ça riffe dans tous les sens, ça ne cesse de se répondre entre batterie, guitare, basse, claviers et nous montre que l’éphémère MK III de Deep Purple a quand même accouché de grosses tueries. Heureusement que des groupes perpétuent cet héritage, que cela soit Black Country Communion ou David Coverdale en solo. C’est qu’on en aurait bien repris ma foi...mais bon, place aux géants du prog maintenant ! ![]() Setlist : Black Country One Last Soul Crossfire Save Me Song of Yesterday The Outsider Man In the Middle The Ballad of John Henry (Joe Bonamassa) Burn (Deep Purple) Dream Theater : Et nous voilà donc pour l’ultime groupe du festival, le grand, géant, magnifique Dream Theater ! Parcourant les routes en cet été pour préparer le terrain avant la sortie de leur prochain album “A Dramatic Turn of Events” (13 septembre) et présenter leur nouveau batteur à la foule, les américains semblent attendus de pied fermes à en juger l’abondance de t-shirt à l’effigie du groupe depuis notre présence sur le site du festival. Connaissant le goût de Dream Theater à ne pas se reposer sur une setlist fixe peu évolutive au fil du temps (hein Helloween ?), on se demande à quelle sauce on va être mangé pour les deux heures à venir... ![]() Après une intro de rigueur, tout le monde s’élance sur scène, silence...et les première notes d’”Under A Glass Moon” font leur apparition ! Idée judicieuse d’entamer son set par un morceau issu du culte “Images & Words” et qui n’avait pas dû être joué depuis un bon moment (sans compter cette tournée bien sûr). Et puis c’est l’occasion de constater que les protagonistes n’ont rien perdu de leur talent, en particulier un John Myung semblant bien plus impliqué que d’habitude et dont on entendra pour une fois distinctement la basse ! Derrière les fûts, on est partagé. Portnoy manque, ça ne fait aucun doute. Mais Mike Mangini assure en diable tout en affichant un grand sourire. Moins fantasque et showman (en même temps il vient à peine d’arriver) que son prédecesseur, il parvient néanmoins à jouer les “anciens” morceaux à la perfection en dépit de sa batterie surdimensionnée où il faut un GPS pour s’y retrouver. “La 3e grosse caisse ? Alors vous partez de la première symbale, vous marchez 50 mètres et c’est la deuxième à gauche !”. Il nous offrira d’ailleurs un solo plus impressionnant que franchement passionnant (un solo de batterie quoi), le voyant user de ses multiples percussions et afficher une rapidité d’exécution vraiment bluffante. ![]() Niveau setlist, Dream Theater a fait le pari d’une setlist pas forcément évidente, déterrant quelques morceaux relativement oubliés mais surtout en jouant un titre de chaque album, de “When Day and Dream Unite” à “A Dramatic Turn of Events” via le nouveau single “On The Backs of Angels” qui sans révolutionner la musique du groupe nous montre qu’il a encore de la ressource et rassure quant à la teneur de l’album à venir dans moins de deux mois. Au niveau des “surprises”, Dream Theater dégaine le puissant “These Walls” qui voit Labrie adopter une douce voix du plus bel effet ou encore “The Great Debate”, morceau pas forcément évident sur cd mais qui prend ici une toute autre dimension, théâtre d’échanges musicaux incessants sous fond de discours. Car niveau joute instrumentale, ça y va ! Quand après le solo de Mangini on attaque avec Ytse Jam, la démonstration technique est réellement impressionante. Riche sans pour autant être indigeste, la musique de Dream Theater sait séduire peu importe les morceaux joués. Passant de la ballade (dispensable à mon humble avis, “Hollow Years” aurait été parfaite) “Peruvian Skies” au sombre et génial “Endless Sacrifice”, on reste béat et admiratif devant la maîtrise affichée, d’autant plus que Labrie est bien en voix ce soir, faisant ainsi taire ses détracteurs. ![]() ![]() Alors bon, si l’on peut saluer la setlist courageuse, on est en droit de contester la présence de “The Count of Tuscany” comme extrait de “Black Clouds & Sliver Linings” avec son intermède très (trop) long, surtout avant le rappel alors qu’un “Rite of Passage” ou “A Nightmare to Remember” aurait été tout indiqué. Ceci dit, on les pardonnera, car avoir ressorti “Fatal Tragedy” et “Learning to Live” ça fait un bien fou ! Et si “Metropolis”, “Pull me Under” ou autres “The Spirit Carries On” manquent à l’appel, c’est pour montrer que Dream Theater pourrait constituer un set de 6 heures sans qu’on y trouve à redire quoi que ce soit. ![]() Au final, setlist identique aux autres dates de la tournée et plutôt audacieuse, mais show impressionnant donné par 5 musiciens dont l’harmonie semble retrouvée, bien que Labrie s’en aille en coulisse sitôt ses lignes de chant passées. En attendant, aucun membre n’est dans l’ombre de l’autre maintenant que Portnoy ne monopolise plus l’attention. Un mal pour un bien se dira-t’on, en attendant de voir comment les choses vont évoluer et si le sourire afiché par Mangini dû à l’excitation des premiers concerts ne s’estompera pas au fil du temps. ![]() *Boom ! Headshot !* Setlist : Dream Is Collapsing (Hans Zimmer) [sono] Under a Glass Moon These Walls Forsaken Endless Sacrifice Drum Solo (Mike Mangini) The Ytse Jam Peruvian Skies The Great Debate On the Backs of Angels Caught In A Web Through My Words/Fatal Tragedy The Count of Tuscany ------------------------------------------- Learning To Live Au final, un chouette festival, où il est facile de se déplacer, de respirer et de se nourrir tout en ayant la chance de voir des groupes reconnus venant d’horizons différents. Si il va encore falloir s’améliorer sur les horaires des scènes pour profiter du plus de groupes possible, on ne peut que saluer l’initiative d’avoir créé un tel festival en plein coeur de Londres, permettant aux gens d’assister à un rendez-vous musical de qualité tout en pouvant rentrer chez eux en métro le soir. A l’année prochaine on l’espère ! Groupes manqués (entre autres) pour lesquels vous pourrez râler autant que vous voudrez que ça n’y changera rien :
Spade : Et j’ai l’immense douleur de vous annoncer la disparition de Gertrude, qui aura donc livré ici son premier et dernier live report. Paix à son âme, ce fut une licorne douce et aimante qui sera longuement pleurée. Condoléances à Albert et à la grande famille des licornes. |
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. Le 10 Août 2011
Le 10 Août 2011
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Le 10 Août 2011
Le 09 Août 2011