| Edguy + Kottak + Karelia (Lyon) | ||
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| Lieu : Lyon (Le Transbordeur) | Reporter: The Inner Circle | Date : 12-10-2011 |
| Voilà deux ans et demi qu’Edguy n’était point venu sur Lyon. Entre temps, le seigneur Tobias Sammet n’avait pourtant point chaumé, et continué notamment sa fructueuse production avec son autre projet, Avantasia. Mais, nouvel album d’Edguy (« Age of The Joker », sorti en septembre) oblige, le groupe repart en tournée afin de promouvoir son nouveau bébé, et est une nouvelle fois invité au Transbordeur. Après deux dernières sorties relativement critiquées, les allemands parviendront-ils à conquérir une nouvelle fois le public lyonnais ? Celui-ci est t’il d’ailleurs venu suffisamment nombreux ? On peut en effet se poser la question, les concerts metal se trouvant de plus en plus souvent dépeuplés ces temps-ci, et certains évènements se voyant même annulés suite au manque de préventes. Alors oui, Edguy suscite toujours l’intérêt des metalleux français, et notre bon vieux Transbordeur, si il n’était point plein à ras bord, n’était pas non plus déplumé. Mais peut-être doit-on cela également à la présence de Kottak sur la tournée… et aux fans de Scorpions avides de rencontrer leur batteur dans une ambiance plus intime. Par ailleurs, la présence des français de Karelia aura aussi rameuté son lot de fans, quelques tee-shirts à l’effigie du groupe étant fièrement arborés. Karelia : Et ce sont donc ceux-ci qui ouvrent joliment cette soirée placée sous le signe du heavy metal. Le groupe, qui vient tout juste de sortir son troisième album intitulé « Golden Decadence », a accueilli à bras ouvert l’opportunité de rejoindre Edguy et Kottak le temps des deux dates françaises de leur tournée. Le chanteur Matt témoigne d’ailleurs se son immense plaisir de retrouver James Kottak qu’il a déjà côtoyé plusieurs fois tandis que Karelia ouvrait les concerts de Scorpions. Il affirme également apprécier beaucoup Edguy, et être particulièrement heureux d’ouvrir pour ces deux dates. Et en effet, durant la trentaine de minutes qui lui est allouée, Karelia démontre largement toute sa motivation. ![]() Bien évidement, la part belle est faite à la promotion du nouvel album, avec quelques titres bien punchy et accrocheurs. Si les musiciens restent globalement assez statiques, Matt fait preuve quant à lui de beaucoup d’énergie, et communique largement avec le public. Outre une voix particulièrement bien maîtrisée et carrément impressionnante sur certains titres, notre homme dégage un charisme qui conquit aisément le public. Et si cela ne suffisait point, le groupe profite de son set pour caler une reprise à leur sauce d’un très célèbre morceau, Show Must Go On de Queen. Egalement présent sur leur nouvel album, ce titre leur permet de recueillir l’engouement de toute la salle, qui n’hésite bien sûr pas à chanter le refrain. Mission accomplie donc pour Karelia ce soir, qui invite d’ailleurs les fans à les rejoindre à nouveau pour la date parisienne du 19 octobre. ![]() Peu de temps avant de devoir quitter la scène, Matt annonce que le groupe va jouer un titre qui dénonce la musique commerciale matraquée par les chaines TV musicales. Et après une rapide sortie de scène, le voilà qui revient arborant une magnifique veste en (fausse) fourrure et quelques pendentifs bling bling à souhait. C’est parti pour My TV Sucks … l’un des titres les plus décapants de « Golden Decadence ». C’est original, c’est drôle, c’est bien trouvé… bref, on adhère !! ![]() ![]() Kottak : Place ensuite à Kottak, le projet personnel de l’actuel batteur de Scorpions, James Kottak. Et pas question d’être éternellement relégué en fond de scène derrière ses futs, puisque notre homme est ici chanteur et guitariste. Durant le peu de temps libre laissé par sa carrière avec Scorpions, le monsieur ne chôme pas puisque Kottak en est à son 4ème album, sorti en mai 2011. Celui-ci est sobrement et efficacement intitulé « Attack », et l’artwork est bien entendu présent sur le drapeau de fond de scène. James ne cesse d’ailleurs d’évoquer ce nouveau bébé en en ventant les mérites… et en le représentant fortement dans la set-list. ![]() Rien de très original dans la musique de Kottak, mais de bons titres de hard rock très efficaces. Et il n’en faut pas plus ce soir pour plaire à tout le monde ! Sur scène, James est accompagné par le batteur Francis Ruiz, le bassiste Nils Wandrey et la charmante guitariste Stephanie Smith. Loin de les reléguer au second plan, Kottak semble avoir d’excellents rapports avec ses « band mates », et ne cesse d’interagir régulièrement avec eux. L’ambiance au sein du groupe semble donc être au beau fixe ! James est d’ailleurs d’excellente humeur, et confie au public son bonheur de se retrouver enfin dans une salle à taille humaine et de pouvoir réellement communiquer avec son public. Bien entendu, il n’oublie pas de rendre hommage à Scorpions en interprétant outre un micro medley composés des refrains les plus connus, une très belle reprise de « Holidays ». Il passe également derrière les futs le temps de deux morceaux, laissant le chant à Stephanie. Ôtant fièrement son tee-shirt trempé de sueur, James enfile ensuite un étrange tas de vêtements… Il s’agit en effet non pas d’un mais de 5 tee-shirts superposés… ! Le premier est à l’effigie de Katie Perry, et est rapidement ôté suite à la réaction désapprobatrice (forcément) du public. Le second est celui de Karelia, auquel James rend brièvement hommage, avant de dévoiler son troisième tee-shirt, le « Age of the Joker » d’Edguy. Le quatrième est un tee-shirt Scorpions, et enfin le dernier… Kottak bien sûr ! Eh beh, quel défilé mes amis ! ![]() De cette prestation on retiendra donc le mélange d’énergie et de simplicité dont a su faire preuve le célèbre batteur. Celui-ci n’a d’ailleurs point hésité à descendre serrer les mains du public lors d’ « Holidays » et en profiter pour faire un câlin à la jeune fille qui lui avait précédemment offert un drapeau ou était inscrit « I Love Kottak ». Alalala, que d’émotions ! ![]() Edguy : C’est enfin aux allemands de monter sur scène afin de défendre « Age of the Joker », qui a bénéficié de nombreuses critiques fort peu tendres à son égard. Et c’est là que je stoppe tout de suite les détraqueurs… certes Edguy a joué ce soir pas moins de 6 titres de cet album (et Tobias d’affirmer avec une pointe d’humour que celui-ci est bien évidemment le meilleur de toute la carrière du groupe)… mais ceux-ci prennent en live une coloration nouvelle, et surtout gagnent énormément en puissance. On retrouve bien là nos cinq compères dont la motivation principale est de faire passer une bonne soirée au public en incluant à leur show une grande dose de bonne humeur et un soupçon de rigolade. ![]() On change donc la set-list mais pas la formule magique qui fait prendre la sauce, et c’est parti pour 1h45 de fun comme seuls Tobias et ses amis savent le faire ! Le vocaliste s’affirme en effet comme la figure principale du groupe, celle sur qui la plupart des regards doivent être tournés. On pourrait bien sûr reprocher à Tobias d’en faire parfois un peu trop… et on a tout de même quelques doutes sur ses motivations lorsqu’il interpelle à plusieurs reprises l’ingénieur lumière afin d’attirer la lumière sur lui… mais pourtant, Edguy sans Tobias ne serait pas Edguy ! Et le concert serait bien moins drôle sans ses nombreux discours, ses traits d’humour, ses vannes lancées aux autres musiciens et ses petits jeux avec le public. Bon ok, avouons-le, le truc de séparer le public en deux et de faire crier tantôt l’un, tantôt l’autre… on en a un peu assez ! Et pendant qu’on y est, le solo de batterie interminable de Felix c’est toujours impressionnant mais… trop c’est trop ! Enfin pour tout le reste, c’est que du bonheur ! Et quelques surprises aussi … ! Car tandis que l’on se demande ou a bien pu passer Tobie au début de Superheroes (les jeunes filles du premier rang ont d’ailleurs sorti les oreilles de lapin qui seront ensuite lancées sur scène et arborées fièrement par le groupe!), le voici qui surgit au beau milieu du public, à l’intérieur d’une nacelle motorisée semblant sortir de l’espace, et qui lance des poignées de confettis. Ultime !! ![]() Et si Edguy fait ce soir la part belle à son nouvel album, les titres les plus emblématiques de leur carrière ne sont point oubliés. Le groupe interprète en effet pratiquement un titre de chaque album (et même deux pour « Hellfire Club » !). Seul Ministry of Saints a été retenu de l’avant-dernier opus « Tinitus Sanctus », et ce titre est d’ailleurs dédié (là encore avec beaucoup d’humour) à l’ingénieur lumière s’étant récemment blessé au doigt. Edguy annonce ensuite son « dernier » titre, le mythique Vain Glory Opera. Le groupe revient bien entendu cinq minutes plus tard, et propose au public de choisir entre Land of The Miracle et Babylon. Le premier semblant recueillir plus de voix (sous-entendu, de cris), c’est donc celui-ci qui est joué, avant le très attendu King of Fools sur lequel Edguy achève son set, et quitte un public parfaitement rassasié. En résumé… Edguy c’est encore bel et bien du bonheur en barres de quinze. Et l’on espère que cela durera toujours ! ![]() Set list : 1. Nobody's Hero 2. The Arcane Guild 3. Tears of a Mandrake 4. Pandora's Box 5. Rock of Cashel 6. Lavatory Love Machine 7. Behind the Gates to Midnight World 8. Superheroes (In the Electric Hellhound) 9. Robin Hood 10. Drum Solo 11. Ministry of Saints 12. Vain Glory Opera Encore: 13. Land of the Miracle 14. King of Fools PHOTOS Kottak : ![]() ![]() ![]() Edguy : ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
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Le 19 Octobre 2011
). Première fois que je voyais Edguy : pas déçu pour le coup, What a show ! Même si j'ai moins apprécié les titres du dernier album par rapport au reste. 
Le 19 Octobre 2011
Le 19 Octobre 2011
Le 20 Octobre 2011
Autant l'ambiance avait l'air excellente et me fait regretter de ne pas être venu, autant je trouve la set-list déguelasse (subjectif) et me rend heureux de ne pas être venu ahah.
Merci Tic !
Le 19 Octobre 2011