| Ecoute d'Imaginaerum | ||
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| Lieu : Paris, Hôtel Royal Fromentin | Reporter: Nightguest | Date : 18-10-2011 |
| En attendant une vraie chronique, et à l’occasion du passage de Tuomas et Marco (interview à venir) en promo à Paris, j'ai eu la chance d’écouter Imaginaerum. Pour rappel d’abord, la tracklist 1 – Taikatalvi 2 – Storytime 3 – Ghost River 4 – Slow, Love, Slow 5 – I Want my Tears Back 6 – Scaretale 7 – Arabesque 8 – Turn Loose the Mermaids 9 – Rest Calm 10 – The Crow, the Owl and the Dove 11 – Last Ride of the Day 12 – Song of Myself 13 – Imaginaerum Et voici, livrées pour vous, mes impressions. Attention : pour ceux qui veulent garder un peu de mystère, il ne faut pas lire ! Attention (2) : ceci n’est pas une chronique. Ce sont des impressions, après une seule écoute partielle. Une heure pour écouter un album de 75 minutes, il a fallu faire des choix. Les malheureuses sacrifiées sont Turn Loose the Mermaids, the Crow, the Owl and the Dove, et un gros morceau de Song of Myself. Maintenant que tout est dit, c’est parti pour le voyage ! 1 – Taikatalvi – 2’36 Dans une ambiance feutrée de flute et boîte à musique, Marco parle en finnois. C’est une introduction courte, qui sans vraiment annoncer la suite, met en conditions pour la suite. 2 – Storytime – 5’28 C’est le single que tout le monde attend au détour. Qui a réussi à oublier le traumatisme d’Amaranth ? Là, ça commence plus fort directement, les riffs sont efficaces, et bien mis en avant. Peu d’orchestrations, plutôt discrètes. La structure est simple, directe, on ne fait pas dans la dentelle. Est-ce vraiment le rôle d’un single de toute façon ? Derrière quelques chœurs peut-être plus épiques que d’habitude se cache la première surprise de l’album : Anette assure. Vraiment. Elle est à sa place dans cette chanson, dont certaines lignes rappelleront à certains SOS, de ABBA. Pas de panique au fond, ça déménage quand même. 3 – Ghost River – 5’25 La chanson part sur une grosse rythmique, les lignes de chant d’Anette sont surprenantes, torturées. L’atmosphère est bien plus sombre que sur Storytime. Dans un univers fortement inspiré de Burton (et parfois musicalement proche de Danny Elfman), on est surpris par la première apparition (or Taikatalvi) de Marco. Il arrive sur un scream bien flippant. La structure du morceau est tordue, les vocalistes échangent leur rôle dans un étrange dialogue, des chœurs d’enfants (les voilà !) ponctuent le tout, et reprennent les mélodies. Avec ce passage plus brutal, Nightwish rappelle qu’il sait faire autre chose que des singles faciles d’accès. 4 – Slow, Love Slow – 5’51 On avait entendu parler d’une chanson « jazzy ». Plus que jazzy, Slow, Love, Slow évoquera à ceux qui ont encore, quelque part, une âme d’enfant, l’intervention de Jessica Rabbit et donc d’Amy Irving, femme fatale des films noirs dans les années cinquante. Le rythme est très lent, en plus du piano et de quelques instruments à cordes on retrouve des trompettes qui renforcent le côté volontairement rétro de la chanson. La chanson, si elle peut déstabiliser, est une nouvelle occasion de montrer qu’Anette a pris confiance en elle, et n’a plus peur d’expérimenter avec sa voix. 5 – I Want my Tears Back – 5’08 Les premières mesures rappelleront I Wish I had an Angel … Et puis en fait non. On se souvient des envolées folk de Dark Passion Play (7 Days to the Wolves, the Islander …). Elles sont de retour dans Imaginaerum, et cette piste est leur première apparition. Flute et biniou, chant aigu pour Anette, refrain très rapide et rythmé. On reste dans un état d’esprit très festif, et malgré une structure ultra-classique (cri, couplet, refrain, couplet, refrain, cri, instru folk / solo, refrain), le morceau fait mouche, et promet de déménager en live. 6 – Scaretale – 7’32 Scaretale commence de manière très sombre, pose une ambiance lourde, et glauque. Le malaise est renforcé par l’apparition des chœurs d’enfants, dans cette ambiance là. Et puis changement d’univers, on se retrouve dans l’Etrange Noël de Monsieur Jack. Vraiment. Orchestres, chœurs directement issus de l’époque Once, puis riffs très lourds annoncent l’arrivée du chant. Une nouvelle fois, Anette surprend avec une voix très agressive, une voix grinçante de sorcière. L’atmosphère se calme, l’ambiance change, et on se retrouve dans un cirque, dont Marco est le Monsieur Loyal. Rire démoniaque, chant plus lyrique, le barbu aussi s’aventure hors de ses zones de confort. Le morceau n’a pas de refrain, et possède vraiment un esprit propre. 7 – Arabesque – 2’52 Morceau instrumental court, vaguement arabisant. Introduction au saxophone, pression qui monte jusqu’à la conclusion. Moins de trois minutes plutôt agréables, sans être mémorables. 8 – Turn Loose the Mermaids – 4’19 J’ai zappé une partie de la chanson, pour pouvoir profiter de la longue Song of Myself, pas grand chose à en dire du coup. C’est une ballade en flute traditionnelle + voix d’Anette, calme. 9 – Rest Calm – 6’59 On nous avait promis une chanson inspirée de Paradise Lost, la voilà. Le morceau est long, la partie rythmique est très mise en avant, malgré un rythme évidemment très lent, et pesant. Marco trouve ici peut-être sa participation la plus remarquable. Des chœurs de cathédrale soutiennent la mélodie, et apportent une dimension supplémentaire au morceau. 10 – The Crow, the Owl and the Dove – 4’10 Morceau composé par Marco, et première vraie déception de l’album. Là où il avait apporté the Islander à Dark Passion Play, il a ici créé un morceau presque fade, très pop (il le reconnaît lui même). Des nappes de clavier pour un morceau balladesque à deux voix … Petit flop. 11 – Last Ride of the Day – 4’31 Ce morceau, que le groupe a hésité à sortir comme single en lieu et place de Storytime semble effectivement taillé pour ça. Intro efficace, rythmes rapides, chant saccadé, orchestrations typiques de Nightwish. Un refrain très réussi donne des frissons. Gros coup de cœur sur cette chanson. Quelques chuchotements après un passage au piano, où Marco double discrètement les lignes d’Anette. La chanson se termine sur un classique, et parfois abusif changement de tonalité réussi. 12 – Song of Myself – 13’30 LE morceau hommage de près de 14 minutes, pour lequel j’ai sacrifié l’écoute d’autres morceaux, est ma plus grosse déception. Je dirais même un coup de gueule. J’attendais un nouveau Poet and the Pendulum, pour finir avec un immense coup de bluff. Un morceau somme toute presque médiocre pendant 6 minutes, des chœurs, beaucoup d’orchestrations. Et puis après 7 minutes de gens qui parlent. Des enfants, une grand mère … Des gens qui parlent, sur une petite musique de fond. En son temps, After Forever avait attiré les critiques avec quelques dialogues sur Invisible Circles. Ici, on a 7 minutes non stop de gens qui racontent que le ciel est bleu et que l’herbe est douce. 13 – Imaginaerum – 6’18 La piste instrumentale de conclusion pour cet album réussit l’exploit de synthétiser toutes les mélodies en une, sans donner d’impression de patchwork. On retrouve les mélodies, certaines lignes de chant, reprises par les instruments, on retrouve les passages folk, les passages plus lourds, les passages burtoniens, et les passages plus calmes. Sans révolutionner la musique, c’est une belle façon de conclure à la fois l’album, et le concept : facile d’imaginer le générique de fin du film défiler sur l’écran sur ce morceau. En conclusion, que dire ? L’album semble plutôt bon. Pas d’ennui en tout cas (en excluant Song of Myself), des morceaux simples et catchy, d’autres plus sombres et torturés, des pistes débordantes d’orchestrations, d’autres plus directes … Les bonnes surprises Indéniablement la voix et le chant d’Anette. J’ai eu l’impression de découvrir une nouvelle chanteuse, capable de beaucoup de choses. Ne nous méprenons pas : Anette ne s’est pas muée en Tarja. Mais l’ombre de celle-ci se fait moins présente. Les mélodies sont composées pour Anette, elle même s’est impliquée dans l’écriture des lignes de chant, et ça se ressent. Ensuite, l’album se laisse écouter d’une traite. Peut-être était-ce la curiosité … Mais Dark Passion Play, contrairement aux albums précédents, me lasse avant la fin. Les mauvaises surprises Song. Of. Myself. Nuf said. Les ambiances parfois très inspirées de l’univers Burtonien. D’accord, Tuomas avait prévenu. Mais quand même. Non pas que ça dérange ; malgré tout, on peut trouver dommage que son esprit décrit comme si créatif ait besoin de ça. Allez les enfants, on se prépare pour la sortie de Storytime le 9 novembre, en attendant la suite ! |
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Nous avons donc écouté le même album
Le 20 Octobre 2011