| Symphony X - Pagan's Mind - DGM (Bordeaux et Lyon) | ||
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| Lieu : Bordeaux (Rock School Barbey) et Lyon (Ninkasi Kao) | Reporter: Chris (Bordeaux), The Inner Circle (Lyon) | Date : 00-10-2011 |
| The Inner Circle (Lyon) : Ca y’est ! La saison des concerts a bel et bien redémarré, et une semaine tout pile après Edguy au Transbordeur, nous voici au Ninkasi Kao. Les festivités annoncées pour ce soir ? DGM, Pagan’s Mind et Symphony X… et oui, rien de moins ! Une affiche qui s’annonce fort sympathique. Et c’est là que l’on se rappelle que les deux dernières fois que Symphony X est venu faire un tour dans nos contrées lyonnaises, c’était au Transbordeur. Alors pourquoi une salle plus petite cette fois-ci ? Probablement parce que les américains sont déjà venus en mars dernier, soit voilà à peine sept mois. Les organisateurs craignaient donc peut-être une salle à moitié vide, ce qui aurait été légitime. Et pourtant, les fans sont venus en masse et attendent patiemment l’ouverture des portes. Une fois à l’intérieur de la salle, on se rend compte que celle-ci se remplit très rapidement… et que l’on n’est probablement pas très loin du sold out. Voilà qui fait plaisir, Symphony X possède toujours suffisamment d’arguments pour faire déplacer le public, malgré un dernier album ayant reçu un accueil mitigé. Mais beaucoup murmurent également les noms de Pagan’s Mind et DGM… hmmm, il va donc falloir étudier cela de plus près ! DGM : Chris (Bordeaux) : Je mentirais en affirmant que ce premier groupe de la soirée est banal pour moi, j’avoue en effet que DGM est le groupe dont j’attends beaucoup ce soir. Pour deux raisons : le dernier album en date, Frame, est excellent, et leur DVD Synthesis m’a vraiment donné envie de les admirer enfin sur scène. Les gars font rapidement leur entrée tout feu tout flamme, petite particularité aucun des membres actuels n’étaient de la partie à l’époque du tout premier album, et le batteur Fabio Constantino est le seul rescapé de l’époque où j’ai découvert DGM. Les musiciens n’ont pas beaucoup d’espace vital, la faute à la batterie et aux claviers de SymphonyX, déjà en place sous des bâches. Qu’à cela ne tienne, les italiens sont très bien en place et le show est hyper pro. Il y a visiblement une bonne petite poignée de fans, alors que d’autres spectateurs restent insensibles aux montées dans les aigus très italiennes de Mark Basile. Le set se limite à 6 chansons toutes issues de leur dernier album suscité sorti en 2009, autant dire que le show est bien trop court. Autre reproche, il ressemble un peu trop à la prestation visible sur leur DVD, mais avec un temps de jeu très court on peut comprendre que les musiciens n’aient pas le temps de s’amuser ni de s’éparpiller. Même le guitariste, pourtant très talentueux, se dispense de toute mimique superflue. Néanmoins un show très carré de DGM qui n’a pu qu’être apprécié par les fans qui se consoleront du manque de personnalité du show par la possibilité de discuter avec trois membres du groupe au bar à la sortie du concert. ![]() The Inner Circle (Lyon): Et ce sont donc les italiens de DGM qui ouvrent la soirée devant un public déjà nombreux et bien motivé. Voilà qui est de bon augure ! Et ce que l’on peut dire, c’est que le groupe n’a pas volé sa petite réputation. On a en effet affaire à de l’excellent prog metal, bien ficelé et énergique. Certes, la musique des italiens n’est pas absolument révolutionnaire, mais c’est très bien foutu et l’on adhère sans problème ! Voilà qui donne envie de se pencher un peu plus sur la discographie du groupe, ces trente minutes d’avant-goût se digérant à merveille. Ajoutons à cela beaucoup de sympathie dégagée par les membres du groupe, et notamment un chanteur plein de simplicité et d’enthousiasme… ah ça oui, on peut dire que cette soirée commence bien ! ![]() setlist Heartache Enhancement No Looking Back ... In a Movie Brand New Blood Hereafter ` ![]() ![]() Pagan’s Mind : Chris (Bordeaux) : Le set démarre sur les chapeaux de roue avec Contact (intro du dernier album) qui enchaîne direct sur Enigmatic Mission l’un des meilleurs titres de leur discographie à mon humble avis. D’ailleurs la setlist sera bien plus équilibrée que pour DGM puisqu’elle puisera dans quasiment tous les albums excepté Infinity Divine. Si les musiciens font plaisir à voir, il faut bien deux ou trois morceaux à Nils K Rue pour se mettre en route, le gars a dû zappé les échauffements de voix ce soir et commence le show en montant habilement d’une octave quand la chansonnette devient trop élevée. Après 2 ou 3 titres tout rentrera dans l’ordre pour lui, et mis à part ce faux départ, sa voix lyrique fait des merveilles sur les morceaux plus ou moins aériens joués ce soir. Le claviériste, lui, descend un peu plus sa bouteille de bière entre chaque morceau. Quand celle-ci ne sera plus qu’un cadavre, il se trouvera une nouvelle occupation : soulever son clavier en grimaçant, pourquoi pas. Le guitariste Jorn Viggo aime se mettre en avant, et c’est tout sourire qu’il arpente régulièrement le devant de la scène. Le bassiste est lui aussi très jovial et prend plaisir à prononcer quelques mots de français entre les morceaux. L’attitude très décontractée des musiciens contraste un peu avec l’ambiance musicale de leurs titres qui traitent de voyages stellaires et autres portes célestes vers le savoir existentiel. Mais après tout on est là ce soir pour prendre du plaisir, et il est réciproque car le public est nombreux à réagir positivement. Bon show. ![]() The Inner Circle (Lyon) : C’est à présent à Pagan’s Mind de monter sur les planches. Le groupe norvégien est loin d’être inconnu du public puisqu’il a pas moins de cinq albums à son actif, le petit dernier « Heavenly Ecstasy » étant sorti cette année. Et en effet, les tee-shirts à l’effigie du groupe se font voir ça et là dans le public, on peut donc dire que Pagan’s Mind ne débarquent pas en terre inconnue. Tout comme chez DGM, on retrouve énormément de professionnalisme et de technicité. Là encore, les musiciens sont concentrés et délivrent des titres parfaitement ficelés. Le chanteur Nils K. Rue possède un timbre de voix s’accordant à merveille avec la musique… et pourtant il y a un petit quelque chose chez cet homme là qui dérange. On regrette en effet qu’il se mette en avant un poil plus qu’il ne le faudrait, et sa gestuelle devient assez rapidement agaçante. Dommage, puisque notre homme laisse donc derrière lui un sentiment quelque peu antipathique qui frêne l’envie d’adhérer pleinement au groupe et au show délivré. Si on ajoute à cela les gimmicks du claviériste, parfois bien absorbé par sa boisson ou occupé à faire le contorsionniste avec son instrument, voilà une prestation scénique qui laisse quelque peu perplexe… Quelques détails à revoir donc, mais globalement une performance intéressante et musicalement très bien agencée. ![]() Setlist : Contact / Intermission Eyes Of Fire Coming Home Walk Away In Silence God's Equation United Alliance Through Osiris' Eyes ![]() ![]() ![]() ![]() Symphony X : Chris (Bordeaux) : Dès le sound-test, je comprends que le volume va décupler ; c’est peut-être dommageable car le son était jusque-là très bon sans être très fort pour autant. On va rapidement être fixés, enfin pas si rapidement que ça car l’attente commence à se faire longue, un comble alors que la batterie était déjà en place. En consolation de très bons morceaux sont diffusés pour nous faire patienter (parmi d’autres : Savatage, Primal Fear, Dio). Enfin les lumières s’estompent et des silhouettes apparaissent, le show peut commencer ! Mes craintes sont confirmées car c’est un véritable mur sonore que la grosse caisse impose à tous les autres instruments. Le clavier en est la principale victime, seules ses notes les plus aiguës émergent. Russel Allen est remonté à bloc, il chante sans retenue, en force même. On pressent, au fur et à mesure des titres, que sa voix est proche du vacillement, mais le bougre compense à chaque fois en éraillant et forçant toujours plus son timbre. Il me faudra d’ailleurs une très grosse poignée de secondes pour reconnaître Of Sins And Shadows, tant la voix de Russel est méconnaissable par rapport à la version studio de ce titre pourtant culte, et tant la batterie explose tout. La communication avec le public est assurée par Russel Allen, pendant, mais aussi entre les morceaux. Il a toujours une remarque à raconter, et un petit malin du public se présentant comme « Fucking John » lui donne la réplique à chaque fois. Russel Allen lui fera l’honneur de placer un « Come On Fucking John ! » dans ses lignes vocales en plein milieu d’un morceau. La sérénité de Michael Romeo contraste très fortement avec le comportement plutôt extraverti de Russel Allen en véritable frontman qu’il est. L’ambiance après le rappel monte encore d’un cran, la salle est en fusion. Le public venu assez nombreux repart avec le sourire après ce concert très puissant et très sympathique. ![]() The Inner Circle (Lyon) : Après de longues minutes d’attente, voilà enfin Symphony X, les américains faisant leur entrée sur scène sous un tonnerre d’applaudissements. Les musiciens sont d’office prêts à en découdre et débutent le concert par « Iconoclast », titre éponyme qui ouvre leur dernier album. Ca part très fort et Rusell Allen s’impose en maître de cérémonie, mettant en œuvre toute son énergie pour chauffer le public. Et de l’énergie, pour sûr il en a ce soir ! A aucun moment il ne fatiguera, ne cessant d’arguer les fans entre chaque titre, à l’aide de formules choc employant (un peu trop) souvent le fameux « fuck ». Si on aurait un reproche à faire à notre frontman il serait donc ici, car si le mot peut faire sourire au début, on frôlerait presque ensuite le manque de respect, et surtout la lassitude ! Comme qui dirait, point trop s’en faut ! Mais c’est bien là le seul point négatif de la prestation effectuée ce soir par Russel Allen, car comment émettre un seul reproche quant à ses performances vocales et gestuelles ? Tout est parfait, et d’une puissance rarissime! On se dirait presque que notre homme force un peu trop sur sa voix par instants, et pourtant, l’intensité ne faiblit point. Russel conserve tout au long du concert cette voix un peu rauque et pleine de force, bien que l’on regrette parfois les tons plus mélodieux auxquels il nous avait habitué sur les précédentes tournées et albums. Et les musiciens dans tout cela ? En effet, notre frontman a quelque peu tendance à les éclipser. Et pourtant ils sont bien au complet, aussi concentrés et impressionnants que d’habitude. La set-list ? Eh beh mes amis, il n’aurait point fallu oublier que Symphony X avait sorti récemment un nouvel opus. Celui-ci est en effet joué pratiquement dans son intégralité (à l’exception de Prometheus) ce soir ! C’est pourtant un réel plaisir que de découvrir ce nouvel album en live, et la plupart du public présent ce soir est conquis. Pas de chance donc pour ceux qui s’attendaient à quelques titres plus anciens, ils ne bénéficient ce soir que de deux extraits en fin de set : Inferno (The Odyssey) et Of Sins and Shadows (The Divine Wings of Tragedy). Le groupe quitte ensuite la scène quelques instants avant de revenir pour un rappel constitué de trois titres de leur avant-dernier opus, « Paradise Lost » : Eve of Seduction, Serpent’s Kiss et bien sûr Set the World on Fire. En résumé, une prestation de haut niveau et quelques instants fort agréables, bien que l’on aurait volontiers apprécié un peu plus d’anciens titres au sein de la set-list de cette tournée. ![]() Setlist : 1. Iconoclast 2. The End of Innocence 3. Dehumanized 4. Bastards of the Machine 5. Electric Messiah 6. When All is Lost 7. Children of a Faceless God 8. Heretic 9. Inferno (Unleash the Fire) 10. Of Sins and Shadows 11. Encore: 12. Eve of Seduction 13. Serpent's Kiss 14. Set the World on Fire (The Lie of Lies) ![]() |
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Le 26 Octobre 2011
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Le 26 Octobre 2011
Le 27 Octobre 2011
Le 27 Octobre 2011
Le 27 Octobre 2011
Le 27 Octobre 2011
Par exemple, DGM n'a interprété que des titres de leur dernier album (le seul enregistré avec le chanteur actuel). Un petit "Day without the sun" ou un "Amazing journey" n'aurait pas fait de mal.
Idem pour Symphony X qui, en n’interprétant que 13 titres, dont 8 du petit dernier, a ignoré une trop grande partie de son histoire. Ils étaient en tête d'affiche, ils auraient pu allonger un peu le show pour jouer quelques titre de V, Twilight ou The Damnation... Ils ont joué combien de temps ? A voir la liste des titres, je dirai à peine 90 minutes...
Seul Pagan's Mind s'en sort pas trop mal. Ils ont su défendre leur dernier bébé (qui est d'ailleurs excellent), sans oublier d'interpréter un titre de leur 3 précédents albums. Par contre il ne faudrait pas qu'ils abandonnent des titres tels que Embracing Fear, of epic question ou Hallo Spaceboy, la géniale cover de David Bowie !
Le 26 Octobre 2011