| MFVF 9 - 21 -> 23Octobre 2011 | ||
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| Lieu : Oktoberhallen - Wieze | Reporter: Nightguest | Date : 22-10-2011 |
| L'affiche du MFVF avait pas mal fait jaser lors des dernières confirmations : quoi ? Visions of Atlantis en headliner ? Quoi ? Trois groupes intéressants le vendredi soir ? Quoi ? Epica n'est pas là ? Heavylaw était là pour voir ce qu'il en était réellement. Ma première remarque sera un gros coup de gueule contre les organisateurs du festival, pas pour l'affiche mais pour d'autres points • les lumières, trop souvent aveuglantes • l'organisation de la scène, avec trois avancées (dont deux quasiment pas éclairées), ce qui reculait d'autant le reste de l'espace, particulièrement les batteurs • ASSEZ avec le putain de clip de Diabulus in Musica. Il devait être "révélé en exclusivité" ce week end, on peut le dire mission accomplie : il est passé systématiquement entre les artistes. C'est à dire 22 passages du clip sur le week end. A se taper la tête contre les murs, merci le matraquage. Dans une moindre mesure, celui d'Echoterra, qui est passé "à peine" une dizaine de fois. De manière générale, on a l'impression que le festival veut se faire plus gros qu'il ne l'est, et c'est vraiment dommage. Mais tout n'est pas négatif, c'est donc parti pour le report, agrémenté de quelques photos et vidéos ! Vendredi 21 Octobre Trois groupes ce jour là. Bare Infinity d'abord, les grecs contraints d'abandonner l'an dernier, l'un des membres ayant perdu le même jour son père et son grand-père. Si l'album est plutôt agréable, la version live était décevante, principalement par le manque de justesse du chant d'Angel Wolf Black, surtout dans les registres les plus aigus. Heureusement, la belle, dotée de magnifiques cheveux, jouit d'une bonne présence scénique, et le groupe fonctionne bien. Quoi qu'il en soit, ça n'est jamais facile de faire l'ouverture d'un festival. ![]() ![]() Angel Wolf Black, renversante Xandria ensuite. Après la tournée avec le Out of the Dark Fest (annulé en France), le nouveau line-up commence à bien se connaître, Manuela a pris confiance en elle, et ça se ressent. Tant sur les anciennes chansons que sur les nouvelles d'ailleurs. Parce que oui, la setlist comportait deux nouvelles chansons : Euphoria et Valentine. Si la tenue de Manuela était discutable, sa voix, elle, ne l'était pas. Assurément les allemands ont trouvé une vocaliste idéale pour leur donner un souffle nouveau, et stabiliser leur line-up depuis le départ de Lisa Middelhauve. En parlant de Middelhauve d'ailleurs, le bassiste et mari de la belle a souffert de quelques problèmes : nombreux larsens d'abord, et ensuite pétage de corde dans les règles. Il s'est absenté pendant deux chansons. Malgré tout, le set était réussi. ![]() ![]() Setlist India Now & Forever The End of Every Story Save My Life On My Way The Lioness Valentine Salomé Euphoria Ravenheart Enfin Battlelore est venu conclure cette première journée. Le set, selon les échos que j'ai eus, était très bon. Alors que je suis plutôt ouvert à ce genre de musique epico-folk, et à leur univers centré sur le Seigneur des Anneaux, je n'ai pas réussi à accrocher en live, malgré un son très propre et deux vocalistes complémentaires. Complémentaires sur le plan scénique d'ailleurs, puisque là où Kaisa est très effacée, Tomi est très dynamique, mais aussi sur le plan vocal. Si la dualité voix féminine douce / chant hurlé n'est plus très originale, elle fonctionne toujours aussi bien. A noter que les lumières, mauvaises jusqu'à présent, se sont sensiblement améliorées au cours de leur set. Dommage, je n'aurai pas l'occasion de les revoir pour me refaire un avis ... Puisqu'ils ont annoncé à la fin de leur set qu'ils prenaient une pause à durée indéterminée. ![]() ![]() Samedi 22 Octobre Après l'ouverture des portes, la foule, pas très matinale, ne s'approche pas immédiatement de la scène pour le show des britanniques de Hanging Doll. Le groupe de metal gothique, mené par la très méchée de rose Sally Holiday. Le moins que l'on puisse dire c'est que sa voix est assez différente de ce qu'elle propose en version studio : une palette plus large, moins lyrique, et parfois borderline en termes de justesse. Le set passe malgré tout rapidement, les diverses ambiances sont plutôt bien rendues, et l'impression finale est bonne. ![]() Comment ça je suis hors-sujet avec mes cheveux de Malicia rose ? ![]() On enchaîne sur un Nemhain, qui ne s'embarrasse pas de détails. La plantureuse femme d'Adrian Erlandsson chante sur une sorte de heavy / punk plutôt efficace en live. Soupoudrez le tout d'une tenue moulante décolletée, de lèvre pulpeuses surmaquillées, et d'une petite performance de cracheuse de feu de la part de la belle Morrigan Hel (ça ne s'invente pas) pour obtenir un show qui donne la pêche. ![]() Oui oui, Nemhain met le feu. Elle occupe la scène, aux dépens du reste du groupe d'ailleurs, mais montre qu'elle est une vraie frontwoman. Peut-être un peu dommage que son jeu de scène joue autant sur son allure délurée. ![]() Une des plus grosses claques du Fest pour moi ensuite : Coma Divine. Pour rappel, j'avais déjà plutôt bien aimé l'album, mais en live, il prend une toute autre dimension. Sonja d'abord, et tout le groupe ensuite se sont créé une identité malsaine pour assurer le spectacle. Sonja en espèce de femme-enfant poussiéreuse, le guitariste en rocker dark et colérique ... Les points forts : une ambiance mémorablement anxiogène, un chant impeccable, et une musique qui passe vraiment bien en live. Point faible : aucune interaction avec le public. C'était bien évidemment compris dans le show, on avait l'impression d'assister aux délires de Sonja, sans qu'elle ne nous voie. Mais c'est quand même un peu décevant de la voir quitter la scène sans même un salut. Le public ne se prend par conséquent pas tout à fait au jeu, et réagit assez peu. Les autrichiens jouent presque l'intégralité de leur album (seules Reason to Live et Fast Lane sont oubliées). On commence très fort sur Burn Sister, qui annonce le haut niveau de maîtrise de Sonja, et on suit la tracklist de l'album, terminant par la (presque) piste-titre : Dead End. Mention spéciale pour le pied du violoncelle. Vraiment un groupe de très bon niveau, tôt dans la journée, presque surprenant d'ailleurs de voir comme cette équipe de musiciens expérimentés passe aussi tôt. ![]() Tremblez, mortels, je sors des caves de Davy Jones ![]() Setlist Burn Sister The Odd One Out I Remember From Time to Time Praise the Fallen Secret Lover About a Girl Dead End Changement de style brutal avec le prochain groupe. J'attendais Kivimetsan Druidi au tournant : bonne surprise de mon premier MFVF, en 2009, après un album plus solide, et un chant féminin moins irritant, mes attentes étaient hautes. Les finnois s'en sont tirés avec les honneurs, puisqu'ils ont également progressé en live. Les nouveaux morceaux (Aesis Lilim, Seawitch and the Sorcerer, Desolation : White Wolf) s'intègrent bien à une setlist axée sur l'efficacité. Leeni-Maria a également renforcé son chant, jusqu'à le rendre bon (même si on n'échappe pas à de rares faussetés). Elle se permet aussi de pousser des hurlements suraigus, pour accentuer le côté tribal de la performance, et occupe l'espace sans faire potiche, y compris pendant les passages où ses collègues hurleurs prennent le relais. Bref, le groupe est allé dans le bon sens depuis son dernier passage. ![]() ![]() Setlist Lament for the Fallen Aesis Lilim Seawitch and the Sorcerer Pedon Loitsu Desolation : White Wolf Blacksmith Jäässä Varttunut Et là, patatras : Amaranthe. Comme c'était prévisible vues les structures de tous les morceaux de l'album, c'est fait pour être efficace, et donc bien passer en live. Le hic ? Sur les trois chanteurs, seule Elize Ryd assure (et pas seulement parce qu'elle porte un push-up à paillettes). ![]() Le growleur sert une prestation déplorable, et le coreux tout juste passable. A part ça, tous les morceaux se ressemblent : couplet d'un vocaliste, refrain à plusieurs voix, couplet d'un autre, refrain, couplet du troisième, epic moment à trois voix. Est-ce que c'est mal ? Visiblement non puisque la salle prend feu, et hurle le nom du groupe, des chansons, et réclame Hunger à l'heure de la dernière piste. Côtés positifs, l'espace est bien occupé : trois avancées de scène pour trois chanteurs, pas besoin de s'appeler Einstein pour comprendre qu'il y a moyen de moyenner. Vivement la suite (du festival) quand même. ![]() Leave Everything Behind Enter the Maze 1 000 000 Lightyears Automatic Call Out my Name It's All About Me (Rain) Serendipity Hunger Deadlock. Un autre groupe que j'attendais au tournant. La plupart des chroniques de Bizarro World étaient exécrables, alors que le groupe m'avait vraiment fait forte impression en 2009. Premier changement : le changement total de look du growleur. De sale, décoiffé et débraillé il est passé à classe, propre sur lui et coupé court. De quoi se demander si c'était le même. Fort heureusement, il assure toujours niveau vocal, y compris sur les nouveaux morceaux. Ca, c'est le deuxième changement : les nouveaux morceaux, qui n'ont pas l'air si mauvais que ça en live, ou en tout cas qui ne dénotent pas. Renegade est même un temps fort de la setlist, et il faut avouer que ça décoiffe. Là où la voix de Sabine (anciennement Weniger, qui nous a joyeusement annoncé son mariage) peut rappeler celle d'Elize d'Amaranthe, son attitude et son look est bien plus axé metal, et tout de suite on a moins l'impression de regarder un épisode de Glee. On regrettera le passage de deux chansons en milieu de set où Sabine est seule sur scène (State of Decay et Paranoïa Extravaganza). Si elle gère plutôt bien, ça donne rapidement envie de dormir. Dommage. Heureusement, End Begins nous fait un passage spécial discothèque qui, même s'il aurait pu tomber a plat, a beaucoup plu au public. ![]() ![]() Earthlings The Brave / Agony Applause Virus Jones Code of Honor State of Decay Paranoïa Extravaganza Brutal Romance Renegade Awakened by Sirens End Begins Benedictum était l'une des très bonne surprise de ce fest pour moi. Non pas parce que la chanteuse, Veronica, était doté du buste le plus généreux qu'il m'ait été donné d'apercevoir durant ma courte vie, mais parce que je m'attendais à une sorte de sosie d'Arch Enemy, pour d'obscures raisons, et que ça n'était pas du tout le cas. Benedictum fait une musique très heavy, avec quelques éléments mélodiques, et une voix directe et puissante. Autant dire que ça déboitait bien. La dame avait une forte présence, portant une tenue plutôt voyante, et mettant en valeur ses appas ; elle était accompagnée de plusieurs musiciens tous très motivés, et on sentait le groupe vraiment heureux de se présenter devant le public belge. ![]() YMCA ! ![]() Je passerai très rapidement sur Dylath Leen. A un moment, j'ai essayé de faire abstraction de l'atroce voix, pour me concentrer sur la musique, et là j'ai eu envie de mourir. Petite nuance : sur la dernière piste, quand Kathy se partageait entre hurlements et chant clair, j'ai presque réussi à accrocher ! ![]() ![]() Trail of Tears faisait également partie des groupes présents à l'édition 2009 du fest (comment ça "mais où est l'originalité de la programmation ? "). Il y a deux ans, ils ne m'avaient pas fait forte impression. Autant être franc : c'était pareil cette fois. Oui, la vocaliste maîtrise son chant, tant en voix de poitrine qu'en voix de tête. Oui, le growleur sait ce qu'il fait. Oui, les orchestrations sont agréables, et le rythme est entraînant en live. Mais ça ne convainc pas vraiment. Le fait de ne toujours pas avoir écouté la version studio ne doit pas non plus jouer en leur faveur. ![]() ![]() Decadence Becomes Me In the Valley of Ashes Deceptive Mirrors Ecstatic A Storm at Will Once Kissed by the Serpent (twice bitten by truth) A Fate Sealed in Red The Feverish Alliance Crashing Down Voilà le moment que le MFVF espérait que nous attendions tous. A dire vrai, Diabulus in Musica avait principalement réussi à s'attirer au mieux antipathie, au pire colère (pour rappel, on devait déjà en être à la quarante douzième écoute / vue de leur super nouveau clip), Sceneries of Hope Si j'aime bien ce qu'ils font, ils sont malgré tout parmi les groupes surestimés par les organisateurs. Mise en scène grandguignolesque, choeur sur scène, les espagnols ont mis les petits plats dans les grands. Le niveau a progressé depuis l'an dernier, Zuberoa assure toujours au chant (et porte une tenue moins ridicule), on sent DiM plus incisif. Sauf quand vient l'heure des duos. Après le duo des fleurs l'an dernier, nouvelle pièce classique avec Maite Itoiz (une reprise de L'Incoronazione di Poppea de Monteverdi, Pur ti Miro, pur ti godo). Sauf que le duo des fleurs avait le bon goût de ne pas durer 5 minutes. Et un autre duo, une nouvelle ballade, avec John Kelly, l'autre membre d'Elfenthal. On a également droit à Sceneries of Hope (la nouvelle chanson, introduite par Zube comme ceci : "peut-être que vous l'avez déjà entendue ... " AHAH). Malgré tout, le set est bien mené, et les musiciens sont très dynamiques. Ca n'est malheureusement pas le cas de Zuberoa, qui n'est pas vraiment crédible en headbang, ni en occupation scénique. Personne n'avait du la prévenir qu'il y avait des avancées, puisque c'est la seule vocaliste du week end qui n'y a pas mis un seul pied. Heureusement, le show était de qualité, reprenant les classiques du groupe (Ishtar, St Mikel's Nightmare, Lies in Your Eyes), et de nouvelles chansons. ![]() Tralalalaaaaa écoutez comme on chante bien ! ![]() ![]() Enfin, après une dure journée donc, la première tête d'affiche se pointe à l'horizon. Après deux dates en France la semaine passée, Leaves' Eyes prend possession de la scène où ils sont présents depuis trois ans. Liv Kristine est très en voix, les guitares sont correctement mixées, tous les éléments semblent réunis pour mettre en place un bon concert, et c'est effectivement ce qui s'est passé. La setlist mêle les anciens morceaux (très anciens même avec For Amélie), les classiques (My Destiny, Freja's Theme) et les nouveautés. Spirit's Masquerade en ouverture donne le ton, et on enchaîne avec une paire de morceaux taillés pour le live (Velvet Heart, Melusine ...) et aussi quelques surprises : le retour de Maite Itoiz pour une très belle version d'Etain, le passage de Carmen Elise Espanaes (de Midnattsol, la soeur de Liv Kristine) pour Krakevisa (même si on aurait préféré Sigrlinn), et celui de John Kelly pour Tell-Tale Eyes, qui contrairement aux deux autres ne gagnait pas grand chose en live. On remarque sur la vidéo (à part un petit pas de gigue à 1'40) que les lumières sont vraiment dégueulasses. Si Krull s'était fait plus discret pendant la tournée avec Tarja, il a repris un rôle plus important durant ce concert, puisqu'il était présent vocalement sur cinq chansons. Sa présence m'a pourtant semblé moins envahissante que d'habitude. ![]() ![]() Spirit's Masquerade Velvet Heart Ocean's Way Etain Melusine My Destiny Krakevisa For Amelie Take the Devil in Me Tell-Tale Eyes To France Freja's Theme Mot Fjerne Land Le public s'est montré très réactif aux sollicitations du chevelu, mais aussi à celles de Liv Kristine, qui peine d'habitude à enflammer les foules seules. L'ambiance n'en était que meilleure, et a permis de chauffer la salle à bloc pour Doro. (Au passage : roadie de Doro qui te prends pour le maître du monde, va chier connard, et traîte les gens qui travaillent avec toi avec un peu plus de respect). Doro donc. Après avoir tourné pendant trois ans pour ses "25 years in Rock", elle a évoqué lors de ce concert l'approche des "30 YEARS IN ROCK" ! Une chose est sure : Doro, ça, c'est fédérateur. Quand Doro demande que la salle chante, la salle chante. Quand Doro demande que la salle headbangge, la salle obéit. L'ambiance était très forte, et quasiment toutes ses chansons étaient l'occasion pour la doyenne du festival de faire participer le public. C'était particulièrement vrai sur All We Are. Le (petit) hic, c'est peut-être justement cet aspect presque religieux du moment. Doro nous remercie à tout bout de champ de la soutenir depuis tout ce temps, d'être là, nous dédie ses chansons les plus mièvres (Without You) ... Heureusement que les grands classiques (Burning the Witches, the Night of the Warlock, I Rule the Ruins ...) sont vraiment inusables. Elle nous gratifie même d'un nouveau morceau (Raise your Fist) ; s'il ressemble méchamment à tous les autres titres, par sa structure, son rythme, et sa vocation (ben ... A faire lever le poing des spectateurs en rythme quoi), il est tout aussi efficace. Enfin, comme à son habitude, Doro clôture sa soirée, et la notre avec Celebrate, en compagnie d'autres dames de la journée. Cette fois, ce sera Liv Kristine, et Veronica Freeman, de Benedictum. ![]() La pose de Doro pour éviter les rhumatismes ![]() Earthshaker Rock I Rule the Ruins Fight for Rock Running from the Devil Burning the Witches The Night of the Warlock Without You Metal Racer Für Immer Raise your Fist All We Are Celebrate Dimanche 23 Octobre Deuxième journée. Même heure, même lieu, mais avec un début de grippe et la fatigue du premier jour. C’est parti ! La journée commence sur un petit groupe de death metal allemand : Diary About my Nightmare, DAMN pour les intimes. Ayant entendu les vocalises de la jolie blonde lors des balances, j’étais un peu inquiet par rapport à ce que ces braves gens pourraient apporter à mes pauvres oreilles de si bon matin. Et contre toute attente, c’était vraiment bien. Les rares metalheads prêts à headbangger dès le premier groupe du dimanche se sont rapprochés de la scène, et on n’aurait vraiment pas cru qu’il était si tôt. Toni (la hurleuse) occupe l’espace, a un jeu de scène développé, et un chant sans failles. Les musiciens ne sont pas en reste, et en plus de carrément gérer se payent le luxe d’être plutôt canons (surtout le bassiste là). Bref, en un mot comme en cent, une des grosses surprises de ce MFVF, d’autant plus que j’étais initialement sceptique. Si certains ont clairement volé leur horaire de passage, eux se sont fait voler le leur, dommage. ![]() ![]() L’autre surprise de la journée, beaucoup moins agréable, c’est le piètre niveau des groupes suivants. Operatika semblait prometteur en version studio (sous réserve que la chanteuse ne chante pas trop faux). En fait, elle chantait plutôt bien. Et le guitariste était plutôt bon. Le hic ? Cette manie de coller trois soli par morceau. Et aussi celle de préférer la technique à l'émotion pour la chanteuse. Le set était du coup plutôt ennuyeux, il n’y avait pas d’âme dans ces compositions, et le guitariste, à force d’insistance, devenait pénible. Tout ça sans même parler du fait qu’on avait l’impression d’entendre 6 fois le même morceau. Heureusement qu’il était encore tôt, et le groupe ne s’est pas éternisé sur scène. On notera une reprise de Dio, We Rock, presque méconnaissable. ![]() ![]() Après Dylath-Leen et Diabulus in Musica (coucou, revoilà le clip au fait), voici le troisième groupe produit par 2Wild4 : Velvetseal. Malheureusement, le groupe a subi de nombreux problèmes de son (la bande son a voulu faire croire qu’elle était un disque rayé, par exemple). Si la formule aurait du être plus prometteuse que celle d’Operatika, avec une chanteuse à la voix plus grave, rythme plus lent, refrais hymnesques … Malheureusement, là encore tous les morceaux se ressemblaient un peu. Ce qu’on retiendra principalement ? Ce petit bout de femme qui se démène sur scène : la chanteuse (non seulement dotée d’yeux hypnotiques) a une forte énergie, qu’elle est heureuse de venir partager avec le public belge. Tout n’est pas perdu ! ![]() Après la Hongrie de Velvetseal, c’est la Norvège qui est représentée, avec Triosphere. Le chemin de croix continue : après les deux derniers groupes, l’ambiance est quelque peu retombée. Heureusement, Ida Haukland, bassiste et vocaliste de son état et sa bande avaient de l’énergie et, là encore, de la bonne humeur à revendre. C’est à travers trois morceaux de leur premier album, et plusieurs autres de leur nouvel album The Road Less Travelled, sorti en 2010, que les norvégiens ont entrepris de réveiller le public. Leur metal vaguement prog / heavy se charge de cette tache haut la main, et on regrettera presque qu’ils n’aient pas plus de temps pour jouer. ![]() ![]() Setlist : Ignition Driven Human condition Onwards Pt II (Decadent One) The Road Less Travelled Worlds Apart Trinity Watcher Sunriser Nouveau moment d’angoisse pour moi : System Divide. Ce groupe, un peu belge, un peu israélien, un peu américain, propose un death mélo brutal. Un chanteur hurleur, et une chanteuse à la voix plus quelconque. Rythmes rapides (trop ?), agressivité constante … Bref, pas vraiment ma tasse de thé. Petite plainte de photographe avec un appareil numérique moisi : ARRETEZ DE BOUGER BORDEL. Presque pas une seule photo nette d’eux, c’est dire. Pas grand chose à ajouter malheureusement. ![]() Suivaient ensuite les norvégiens de Midnattsol. Il y a deux ans, leur prestation avait provoqué de nombreuses moqueries : Carmen Elise, en plus de ne pas chanter parfaitement bien, remerciait à tout va le public. Après un nouvel album qui ne m’a pas marqué (the Metamorphosis Melody), je m’attendais à nouveau à passer un très long moment. Et finalement, bonne surprise : Carmen a fait de grands progrès, tant en chant qu’en prestance. Elle remercie comme une artiste normale, assure le show, et le chant. Que l’on accroche ou non à leur metal gothique / folklorique, Midnattsol a livré cette fois une très bonne prestation. Le public était visiblement venu en partie pour eux, puisque la salle s’est animée dès leur arrivée, pour ne se calmer qu’à leur départ. ![]() Mention spéciale au joli minois de la bassiste (et, petite remarque issue de ce week end : les bassistes sont souvent soit très beaux, soit très moches. Haha). ![]() ![]() Vient (enfin) le tour d’un des groupes que j’attendais le plus : Stream of Passion. Les ayant ratés quelques jours plus tôt à Paris, j’étais heureux de les revoir, enfin, après avoir calmement écouté leur musique en version studio. Leur première force, c’est évidemment Marcela. En plus d’irradier le bonheur, elle chante divinement bien. Pas une seule fausse note, et un respect incroyable de ses lignes de chant si complexes. Le seul point noir de sa prestation vocale, c’est la réverbération utilisée pour son micro, on se demande vraiment pourquoi. L’autre force de ce groupe en live, c’est le mixage plus lourd des guitares ; si en studio elles sont souvent cachées derrière le chant et d’autres orchestrations, en live ça n’est plus du tout le cas, et ça dépote vraiment. On a en plus droit à des effets de fumée des plus réussis (même si fumée, éclairage moisi et photos sont vraiment incompatibles), pour un spectacle magique de près d’une heure. On regrettera un peu l’absence de nombreux morceaux d’Embrace the Storm, mais après tout, il est logique que le dernier album Darker Days soit plus représenté. ![]() ![]() ![]() Setlist Lost Passion Collide In the End When you Hurt me the Most My Leader Games we Play Darker Days Street Spirit This Endless Night Là, c’est le moment où je vous présente toutes mes confuses : mon vague état grippal du matin s’est transformé en envie de mourir carabinée. Draconian a donc pâti méchamment de mon état, je n’en ai pas du tout profité. Moi qui pensais les découvrir en live, c’est rapé… J’ai remarqué malgré tout une prestation très pro, avec du chant de qualité. ![]() ![]() Setlist : The Drowning Age The last hour of ancient sunlight Heaven laid in tears Deadlight Seasons apart Bloodflower Elysian Night Un dolirhume, et ça repart : c’est maintenant au tour du premier « headliner » du jour : Visions of Atlantis. Alors autant j’aime plutôt bien le combo grecautrichien, autant une heure, c’est un peu long. La légende veut que VoA était là pour enregistrer un DVD, mais il n’en a pas été fait mention une seule fois pendant leur prestation. Parlons-en de cette prestation d’ailleurs : décevante. Déjà, Mario (qui avait annulé la tournée en première partie de Leaves’ Eyes pour cause de maladie, pour se préparer au MFVF) n’était pas au meilleur de sa forme. Ensuite, VoA, au cas où on avait un doute, peine à garder la salle en haleine pendant une heure. Pour preuve un rappel qui fait presque un flop. Tout n’est heureusement pas à jeter : Maxi, elle, est au mieux de sa maxi-forme (malgré sa tenue douteuse). ![]() Son chant est impeccable, parfois agressif, parfois plus doux, parfois juste un chœur lyrique. C’est décidément un bon choix qu’a fait le groupe en l’intégrant. Elle s’en sort quand même mieux sur les morceaux les plus récents, de Delta et de Trinity. Maria Magdalena, issu de l’EP du même nom, n’est par contre vraiment pas réussie. ![]() Setlist : At the Back of Beyond Elegy of existence Last Shut of Your Eyes Wing Shaped-Heart Reflection Maria Magdelena Lost The Poem New Dawn Seven Seas Passing Dead End Memento Enfin vient le moment que nous attendions tous : Therion. Malheureusement, Thomas Vikström était occupé avec l’un de ses nombreux autres projets, et n’a pas pu se présenter ce soir. Dommage. Heureusement que ses trois comparses Lori Lewis, Linnea Vikström (oui, sa fille donc) et Snowy Shaw savent assurer un spectacle à eux seuls. Première conséquence de l’absence de Thomas : une setlist remaniée pour l’occasion, avec un Sitra Ahra quasiment pas représenté (seule Kali Yuga 3 a eu droit de cité). Pour notre plus grand bonheur, de nombreux morceaux de Lemuria / Sirius B ont été joués, ainsi que de Secret of the Runes, et albums antérieurs. Encore une fois Gothic Kabbalah passe quasiment à la trappe. Un mot déjà des deux raisons qui rendaient la présence de Therion au MFVF possible : Lori et Linnea. Toutes les deux assurent, dans leur domaine. La première est une bête de chant lyrique, capable de toutes les notes, des plus aigues aux plus graves, avec une aisance incroyable. La seconde reprend, dans son joli tutu rose, le rôle de la regrettée Katarina : mimiques impressionantes, gestuelle lente, et presque démente. Mais ça n’est pas tout ! Elle nous fait la bonne surprise d’également très bien chanter, d’une voix de poitrine chaude, et juste. Bienvenue Linnea. Snowy n’est évidemment pas à laisser de côté, son jeu de scène est calculé au millimètre, afin de toujours être là où la foule ne l’attend pas. L’ambiance est à son comble, et ne retombera jamais avant la fin du set. Le jeu de scène est travaillé, les interactions sont nombreuses entre les vocalistes, et avec les autres musiciens (qui restent malgré tout bien en retrait. Une danseuse orientale vient occuper l’espace sur quelques chansons. Sur Son of the Sun, c’est toute la salle qui chante en chœur avec le groupe. Malheureusement, quand arrive l’heure de To Mega Therion, on sait que la fin est proche, et même si le morceau est exceptionnel, surtout en live, difficile de contenir un petit pincement au cœur. Encore Summernight City, en rappel, et c’est la fin. La fin du set de Therion, et également la fin du week end. ![]() ![]() Ne faites pas la même chose à la maison les enfants. ![]() Comme mon papa n'est pas là, je peux tirer la langue ![]() Setlist The Rise of Sodom and Gomorrah Schwarzalbenheim The Wild Hunt Clavicula Nox Ljusalfheim Typhon Kali Yuga, Part 3 Lemuria The Wand of Abaris Muspelheim The Perennial Sophia Wine of Aluqah Call of Dagon Ginnungagap Son of the Sun To Mega Therion Summer Night City Pour résumer donc : Top 5 des bons moments Therion Stream of Passion Coma Divine Leaves’ Eyes Doro Top 5 des bonnes surprises DAMN Kivimetsan Druidi Midnattsol Nemhain Benedictum Top 5 des déceptions Visions of Atlantis Operatika Bare Infinity Les lumières La scène See you next year ! Déjà quelques groupes annoncés pour les dix ans du festival : Arch Enemy, Skeptical Minds, Lahhanya, 69 Chambers et Mortad. Attention les oreilles ! |
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Le 31 Octobre 2011
Encore Bravo (Et pourtant je ne suis pas du tout adepte de ce genre de musique
). Le 31 Octobre 2011
Le 31 Octobre 2011
Le 31 Octobre 2011
Le 01 Novembre 2011
Mes top 5 sont différents également, mais le report est cool !
Le 31 Octobre 2011