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Amorphis - Le Divan du Monde, Paris
Lieu : Paris, Le Divan du Monde Reporter: Nightguest Date : 26-11-2011
Après la sortie de leur dernier album the Beginning of Times, Amorphis a entamé une grande tournée, et est passé par la France pour trois dates : Lyon, Toulouse, et Paris. J’étais à cette dernière date, pour vous livrer mes impressions.

Et pas de commentaires sur la qualité des photos, c'était un jour sans ^^

En première partie, les espagnols de NahemaH ont chauffé les petites planches du Divan du Monde. La « plus grande des plus petites salles de Paris », comme l’aiment à l’appeler ses responsables, était bien pleine. Déjà pour NahemaH, la foule est dense, quoi pas très réactive. Je n’ai pas vraiment pu écouter leur set de metal extrême, puisqu’en pleine recherche du Tour Manager d’Amorphis. Il fallait bien le trouver pour pouvoir rencontrer ses petits protégés !

De loin malgré tout, le son semblait plutôt sale, ce qui est toujours dommage.

J’ai pu revenir juste après le début du show de Leprous.

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LEPROUS

Quoi qu’il en soit, les membres du groupe ont toujours l’air d’enfants en gilet-chemise-cravate. Dire que Leprous existe depuis 2001 !
Depuis leur dernier passage en France, accompagnant Therion en 2010, il y a eu bien des progrès. En premier lieu la musique : si en 2010 j’avais eu l’impression d’entendre six fois le même morceau, cette fois ça n’était plus le cas (même si le début de Forced Entry et la fin de Waste of Air sont bien cohérents). Ensuite le jeu de scène, légèrement plus développé, permet de dégager une énergie plus forte.

Le metal d’avant garde est vraiment particulier, plein d’instruments incongrus (la trompette de Thorn), et incluant même un passage presque house. La musique étant très destructurée, pas évident d’accrocher quand on ne connaît pas les versions studio. D’ailleurs, peu de gens dans la salle semblent rentrer dans l’univers torturé des norvégiens, et l’ambiance reste globalement calme, malgré quelques adeptes ça et là. Le statisme du frontman, obligé de rester collé à son clavier, ne permet malheureusement pas beaucoup d’interaction de toute façon.

Quand le rythme s’accélère, sur Waste of Air, le public se fait un peu plus énergique, et réagit bien aux invectives d’Einar et Tor.

Les jeunes norvégiens ont pour eux une très solide partie instrumentale (même s’il n’est pas utile d’avoir plus de cinq cordes sur son instrument pour n’en utiliser que deux), et un esprit propre très fort. Le clavier, bien que mixé loin derrière les guitares, était très présent, nuançant les atmosphères entre les morceaux.

Leur style si particulier fait que ça passe ou ça casse. De mon côté, ça casse, principalement à cause de la voix d’Einar, qui est souvent au mieux discutable, au pire insupportable, surtout dans les registres les plus aigus. Passing était une torture par exemple. Et là où le chant est parfaitement maîtrisé sur Restless en version studio, en live, ça dérape.
De manière générale, si ça n’était pas aussi monotone qu’en 2010, je me suis plutôt ennuyé quand même.

A mon grand soulagement pourtant, leur set n’a pas semblé durer une éternité, malgré 45 bonnes minutes de set. Et le public a semblé content quand ils ont quitté la scène pour laisser la place à la tête d’affiche du jour : Amorphis.

Setlist

Thorn
Restless
Passing
MB. Indifferentia
Waste of Air
Forced Entry


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AMORPHIS


Dès les premières notes de l’introduction de Battle for Light, la salle s’enflamme. Pendant plus de deux minutes, le groupe reste hors de la scène, laissant le temps au public de piaffer d’impatience, et d’observer le décor. Une petite estrade a été rajoutée, avec un pied de micro pour le moins alambiqué. En fond, une affiche de paysage, dans les tons bleutés.



Enfin, Jan le batteur arrive, lançant les hostilités. Tomi Joutsen et son micro légendaire sont en petite forme. Les aigus sont un peu difficiles à atteindre dans un premier temps. Heureusement ce petit raté ne dure que le temps d’une chanson, et tout le reste du set, le chant de Joutsen est parfait, tant en clair qu’en growl, on s’en rend compte dès My Enemy.

Au passage, j’ai constaté que les cheveux du monsieur ne sont pas si longs, c’est lui qui est un peu court ! D’où l’estrade. Plus sérieusement, si, ses cheveux sont très longs, et son headbang est impressionant.

Pour en revenir au concert, il y en a pour tous les goûts. The Beginning of Times n’est pas représenté à l’excès puisque seulement quatre chansons de l’album sont jouées. Ainsi, trois titres de Skyforger, deux titres d’Eclipse, deux titres d’Elegy, deux titres de Tales from the Thousand Lakes, un de Am Universum et de the Karelian Isthmus s’ajoutent à la setlist. Même les fans de la première heure ont pu se retrouver dans ce concert.



Le son était impeccable, tous les instruments étaient audibles, et le rendu était proche des versions studio. Seuls certains chœurs manquaient, mais le bassiste Niclas permettait malgré tout de donner le change.

Le public réagissait bien, du balcon j’ai vu de nombreux pogos plutôt sévères, et un ou deux slammers (dont un remarqué sur Silver Bride). Dans une salle sans photo pit, difficile pour la sécurité de faire son travail, et l’action aurait pu dégénérer.



Heureusement, ça n’a pas été le cas. Les mouvements de foule sont restés positifs, et très vifs. Sur tous les morceaux, l’interaction est forte. Le public est tellement enthousiaste qu’il en perd parfois le sens du rythme, comme sur Sky is Mine.



Le plus gros défaut du show finalement, c’est peut-être la faible interactivité des membres entre eux. Revers de la médaille d’une scène trop petite, et un peu encombrée. L’autre défaut serait les lumières : si elles n’étaient pas aussi désastreuses qu’à la Scène Bastille, elles avaient tendance à éclairer plutôt le public que le groupe.

Sa plus grande qualité, c’était certainement Tomi Joutsen qui, contrairement aux autres membres, se démène, vit le concert, et partage avec la foule une forte énergie, et une grosse bonne humeur. Tout ça en assurant ses parties chantées à merveille.



Bonne surprise du concert : Vulgar Necrolatry, qui ne m’enchante pas en version studio, transfigurée par Tomi, et couplée à une reprise de Pussy des allemands de Rammstein. Un grand moment de pogo, qui a fait monter la température de plusieurs degrés. On a frôlé l’incendie au balcon.
Petite surprise également sur You I Need, bien moins quelconque qu’en version studio.

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Mauvaise surprise : l’absence de morceaux comme Soothsayer, Reformation ou Skyforger. Mais nul n’est parfait ! Et comme le dit Tomi, difficile de mettre six membres d’accord sur la composition d’une setlist !



En résumé, c’est un très bon concert que nous ont servi les finlandais. Et vu le niveau de remplissage du Divan du Monde, un prochain passage dans une salle plus grande pourrait être une bonne idée !

Setlist

Battle for Light / Song of the Sage
My Enemy
The Smoke
Agains Widows
You I Need
Sampo
Karelia / Vulgar Necrolatry / Pussy (Rammstein)
Into Hiding
Crack in a Stone
Sky is Mine
Magic & Mayhem Intro / Black Winter Day

Rappel
Skyforger / Silver Bride
My Kantele
House of Sleep


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Membre
dommage que Leprous n'ait pas convaincu plus que cela, car non seulement leur dernier album en date est une pure tuerie, mais lors de leur passage avec Therion, je les avais trouvés très dynamique sur scène, et le chanteur était très bon. Peut-être que ce n'était qu'un jour sans ?
Toujours est-il que je regrette de ne pas avoir pu me libérer car cette affiche m’attirait réellement (je n'ai pas encore réussi à voir Amorphis :()

Le 29 Novembre 2011

Membre
Oh non c'était pas un jour sans pour Leprous, c'est juste que les avis ont beaucoup divergé sur leur presta. Mais j'ai trouvé ça étonnamment bon malgré le côté fou et épileptique.

Amorphis au top avec un super Tomi au chant et un public en folie, c'était très sympa ! ^^


Le 29 Novembre 2011

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