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Cynic - Le Divan du Monde, Paris
Lieu : Paris, Le Divan du Monde Reporter: Cyric Date : 08-12-2011
Quand Cynic décide de se lancer dans une tournée européenne, une halte à Paris est toujours la bienvenue pour les amateurs du groupe. Malheureusement pour les provinciaux, les Américains n’ont qu’une date à proposer et c’est bien ce jeudi soir qu’elle a lieu, au Divan du Monde, une salle charmante et intimiste, à l’acoustique parfaite (vous l’aurez compris, c'est une salle que j'affectionne particulièrement) qui n’a rien à envier au Nouveau Casino par exemple. Question affluence, le public répond présent même si ce n’est pas pour autant le grand rush. Certains diront que ce n’est pas plus mal, appréciant le fait d’être libre de leurs mouvements… Seul regret, le balcon ne semble pas être accessible ce soir mis à part pour les VIP.

Ce n’est pas trois groupes qui sont à l’affiche mais deux puisque les Français d’Hypno5e qui assuraient la première partie ont carrément annulé toutes leurs dates (pas de raison(s) invoquée(s), le groupe a simplement annoncé que l’annulation était indépendante de leur volonté). Déception pour certains, on peut la comprendre. Du coup, c’est le groupe de metal progressif Chimp Spanner qui ouvre le bal, projet musical pensé entièrement par Paul Antonio Ortiz entouré pour l’épreuve live de trois autres musiciens. Le logo du groupe (un chimpanzé rieur et deux clés à molette sur fond jaune ; vous avez dit bizarre ?) trône fièrement sur scène tandis que les musiciens entrent en action. C’est une musique uniquement instrumentale que le groupe nous propose pendant pas moins de trois quarts d’heure. C’est frais, tantôt planant, tantôt rageur avec des riffs metal bien juteux. Paul Ortiz manie sa gratte à la perfection, nous offre des soli de toute beauté tandis qu’il se la joue parfois Van Halen en plaçant judicieusement quelques séances de tapping[. Les autres musiciens ne sont pas en reste et font leur boulot sans accroc. Mais les compositions sont un brin compliquées et il peut être difficile de rester concentré tout le long du set. L’écoute sur cd me semble donc primordiale, tout comme Cynic, afin de profiter pleinement du concert. Le public est cependant conquis par la performance et c’est sous des applaudissements nourris que le groupe quitte la scène. Le contrat est rempli !

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Je me rappelle encore de la dernière prestation live de Cynic en France, au Nouveau Casino, en juin 2010 : l’intégralité de l’album « Focus » (1993) y avait été jouée ainsi que plusieurs autres morceaux plus récents. Ce soir, nous aurons le droit à un format plus classique puisque le groupe piochera dans toute sa discographie en privilégiant leur dernier EP en date, à savoir « Carbon-Based Anatomy » (2011). J’étais un peu sceptique quant au rendu scénique des morceaux de ce dernier mais j’avais tort car ils passent vraiment très bien l’épreuve du live. Néanmoins, il faut nuancer puisque l’EP ne comporte que trois « véritables » morceaux (d’une durée de quinze minutes à peine), les autres n’étant que des titres ambiants. La palme revient sans conteste au titre éponyme de l’EP rappelant la qualité des titres de « Traced In Air » (2008). J’en ai pour preuve cette montée en puissance singulière en seconde partie de morceau lorsque le chant de Paul Masvidal se fait plus incisif : un véritable régal ! N’en déplaise à certains (je sais que la musique des Américains fait débat), Cynic est assurément un groupe de live. C’est carré, rien n’est laissé au hasard, tout s’emboîte parfaitement. Paul Masvidal fait des merveilles avec son chant (malgré quelques approximations en début de set) et lui qui est d’habitude si posé, n’hésite pas à se donner en spectacle lors de ses soli de guitare en s’approchant du premier rang, et, pris d’une furie soudaine, se démène sur son instrument sans tête. Du côté des growls, Max Phelps, assurant également en partie la gratte, est loin d’être mauvais. Les passages alternant passages clairs et death sont saisissants et prennent aux tripes. Le bassiste, en la personne de Brandon Giffin (ex-membre de The Faceless) réussit lui aussi son concert bien qu’il soit quelque peu statique sur le côté gauche de la scène… A la batterie, Sein Reinert est en forme, bien heureusement car il faut l’être pour jouer les compositions du groupe ! Les changements de rythme sont incessants et demandent certainement une attention de tous les instants…

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Du côté des morceaux, il fallait bien entendu compter sur les classiques d’un « Focus » (l’impressionnante et immanquable Veil of Maya, Celestial Voyage, How Could I ou encore Textures, cette dernière déclenchant des cris d’enthousiasme dans les rangs du public) et sur les titres phares de « Traced In Air » aux paroles souvent reprises par mon voisin de droite mexicain qui supporte mal le manque de « réactivité » du public français. La musique ne se prête pas non plus à une débauche d’énergie mais plutôt à se poser et à écouter…

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Si le show fut rondement mené, et ce du début à la fin, la durée du set laisse cependant à désirer… 1h10 de jeu, tout au plus, quel dommage ! Quelques titres de « Focus » n’auraient pas été de superflus ! Mais c’est ainsi et les personnes dans l’assistance n’en tiendront pas rigueur puisqu’ils seront nombreux à se masser près de Sean et de Paul pour une photo souvenir ou un autographe. Je ne le rappellerai dans doute jamais assez, ces gars-là sont des crèmes et n’hésitent pas sitôt le show terminé à passer du temps avec leurs fans. Respect !

Set-list :

• Hieroglyph
• Amidst The Coals
• Carbon-Based Anatomy
• Evolutionary Sleeper
• How Could I
• Adam's Murmur
• Celestial Voyage
• Elves Beam Out
• King of Those Who Know
• Veil of Maya
• Wheels Within Wheels
• Integral Birth
• Box Up My Bones

Rappel :

• Textures
• The Space for This
Team Heavylaw
Les photos (et le watermark :D) sont top ^^

Ca avait l'air bien sympa en tout cas. Pour le peu de mouvement, il faut prendre en compte la petitesse de la salle ... Je m'en rends compte en revoyant les vidéos, la scène est vraiment rachitique !!

Le 13 Décembre 2011

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