Mardi. Un jour comme les autres, bien pourri au demeurant, car il faut savoir que j'ai sport le mardi, et je hais le sport, surtout dans le cadre scolaire, c'est stressant. Mais ce mardi est aussi celui ou les Dieux du death métal progressif (Opeth pour ne pas les nommer) ont décidé de se lancer à l'assaut de la France, du moins à celui de l'Élysée Montmartre... ne remplit pas Bercy qui veut, d'ailleurs le son est meilleur à l'Élysée. Leurs compagnons d'armes pour cette tournée hivernale sont le groupe de rock progressif Amplifier, que je ne connaissais absolument pas... =/
Bref. C'est en arrivant à 18h20 devant la salle que j'ai eu la surprise de voir s'ouvrir les portes une heure avant le début du show, ce qui m'a permis de me placer correctement (devant au milieu, on est true ou on l'est pas!) J'ai même eu le droit à un joli petit badge Amplifier à l'entrée, c'est qu'ils assurent la promo les enfoirés... et à une montagne de flyers, au moins 6 d'un coup! O_o
Les roadies règlent le matériel. Il y en a un qui a une coupe de cheveux bizarre. C'est moche, mais l fait du bon boulot visiblement vu qu'il est seul, avec le type de la salle.
Amplifier:
19h15 environ... les trois bonhommes débarquent sur scène. S'ensuit un véritable mur de son en guise d'intro: le son est poussé au maximum, la basse est jouée au médiator (quel sacrilège...) et le tout forme un ensemble compact qui donne mal aux oreilles. Mais on sent que les compos sont de qualité, avec quelques riffs de tueur, et un batteur qui n'a rien à envier aux meilleurs. Malheureusement, à part les arpèges de guitare et les passages à la basse en son "clean", le tout reste assez cacophonique et le volume aurait mérité d'être revu à la baisse. Dernier point noir également: le chant, quasi inaudible au milieu de ce bruit constant. On note quand même l'esprit bon enfant du guitariste chanteur avec son T-shirt Napster .gif)
Setlist:
01 Motorhead
02 O Fortuna
03 Panzer
04 Neon
05 Airborne
Opeth:
Après quelques mises au point de micro et d'amplis, et un test de batterie relativement long, les hommes de la soirée arrivent enfin, et commencent sans plus tarder le show, par un Ghost Of Perdition plus brutal que jamais! On remarque le T-Shirt Amplifier de Mikael, si ça c'est pas encore d'la pub (ils se débrouillent bien les ptits gars... ). Le groupe enchaîne sur When, puis sans interruption sur Bleak, qui malgré une ligne de chant clair un peu ratée, restera un des meilleurs moments de la soirée. S'ensuit Face Of Melinda, petite pause enfin dans toute cette violence, le son est excellent, on en redemande.
Le groupe plonge dans ses archives et nous sort The Night And The Silent Water, qui prend une toute autre dimension en live! Le point culminant de la soirée arrive: The Grand Conjuration, non pas que la compo soit meilleure que les autres, mais alors que de bousculade dans la fosse, ça valsait dans tous les sens.
Windowpane pour calmer le jeu, puis on reprend direct avec Blackwater Park que Mikael annonce comme étant la dernière chanson... Le solo est magnifique, tout est parfait, mais c'est sans compter sur le rappel...
Deliverance! Une explosion de brutalité pour clore la soirée. On reste un peu sur notre faim quand vient le moment du jetage de médiator et de baguette... seulement un de chaque sera lancé T___T'
J'oubliais le charisme monstrueux de notre chanteur guitariste qui n'a pas arrêté de blaguer durant le show, entre les concours de headbang sans musique, les riffs improvisés, les inspirations doom de Jerry Lee Lewis... bref, du grand n'importe quoi!
Un concert décidemment anthologique, jugez plutôt par la setlist 
Intro: une petite partie d'Atonement
01 Ghost Of Perdition
02 When
03 Bleak
04 Face Of Melinda
05 The Night And The Silent Water
06 The Grand Conjuration
07 Windowpane
08 Blackwater Park
Rappel:
09 Deliverance
Outro acoustique non identifiée O_o
Flore |
Le 13 Décembre 2006