| Hammerfall + Krokus + The Poodles | ||
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| Lieu : Paris - Elysée Montmartre | Reporter: Cliff + Smaug | Date : 06-02-2007 |
| Smaug : Bonjour bonjour chers Heavymaniacs pour le report d'une soirée qui s'annonce encore une fois passionnante. Les suédois d'Hammerfall sont en effet de la partie ce soir, bien entourés par deux groupes de Hard Rock assez peu connus en France : Krokus et The Poodles. Hammerfall n'est pas un groupe particulièrement rare en France, on les avait déjà vus sur place l'année dernière pour la Tournée du Chapter V, on peut donc comprendre que l'Elysée Montmartre n'affiche pas complet ce soir-là, loin s'en faut. On fera avec, après une brève période d'attente et désespérant de retrouver notre photographe intérimaire Cliff : The Holly Messiah et moi-même nous engouffrons dans la sombre salle enfumée. Cliff : Faire commencer les concerts à 18h30, ça a ses avantages et ses inconvénients : c’est bien d’un côté car à 22h30, le concert est terminé, ça permet de rentrer tranquillement chez soi et de dormir un minimum pour ne pas avoir les yeux rouges de quelqu’un qui aurait trop bu la veille. Mais d’un autre côté, pour les gens qui travaillent (pour la France qui travaille comme dirait je ne sais plus qui…), qui plus est en dehors de Paris, pas évident d’être sur place à l’heure exacte. Mais bon, la ponctualité et les concerts de métal, ça fait généralement un mauvais mariage. J’arrive donc avec mon petit quart d’heure de retard, à cause de « problèmes de réseaux » (jargon RATP, comprendra qui pourra), le temps de saisir mon invitation au vol et j’arrive au cœur de l’Elysée Montmartre. The Poodles : ![]() Smaug : Comme souvent dans le cas de l'Elysée, les premières parties sont programmées trop tôt. La salle est à peine à moitié remplie que déjà The Poodles déboule sur scène pour entamer sa prestation. Nous avons là affaire à un Hard Rock bien ficelé, mais manquant peut-être un peu d'accroche. Le set est plutôt calme et agréable, le chanteur véritable gravure de mode s'évertue à faire participer un public pas vraiment réceptif au départ, mais qui prend vite goût au petit jeu. Au fur et à mesure que les chansons s'enchaînent le groupe fait marcher son capital sympathie et fait tomber le public dans sa poche : un petit chant d'anniversaire pour l'ingénieur son du groupe, une bonne participation du public sur les choeurs des chansons, bref soirée réussie pour The Poodles, qui est vraiment un groupe trop sympathique pour qu'on ne souligne pas un peu sa prestation. A voir et à entendre, c'est vraiment très agréable surtout quand, comme c'était le cas ce soir, le groupe dispose d'un son de très grande qualité. ![]() Cliff : Et évidemment, la seule fois où j’arrive en retard à un concert, il a déjà commencé… Ravalant ma pointe de déception, je m’approche des barrières afin de profiter du spectacle. The Poodles, qu’est-ce que c’est ? En allant faire un tour sur leur site officiel, et en lisant quelques chroniques à droite à gauche, leur Hard Rock ne m’enthousiasmait pas plus que cela. Mais malgré tout, j’ai assisté à une bonne prestation live des jeunes suédois : le chanteur, Jacob Samuel a été plutôt convaincant en frontman déluré, ressemblant à s’y méprendre à ce bon vieux Jack Sparrow (pour les incultes, le pirate interprété par Johnny Depp dans le film Pirates des Caraïbes), avec son bandana de flibustier et son pantalon de cuir moulant, le mélange était pour le moins original !!! Une belle énergie s’est dégagée de la prestation du combo scandinave, en insufflant beaucoup de vie à leur Hard Rock bien léché. On regrettera un manque d’expérience, de métier, au niveau de la présence scénique des musiciens mais bon, c’est leur premier album et leur première grosse tournée, on leur pardonnera ces errements. Une bonne surprise en somme. Krokus : ![]() Cliff : Autant l’effet de nouveauté a bien marché avec The Poodles, autant ça n’a pas fonctionné de la même façon avec Krokus. Les vieux briscards de la scène hard rock suisse ont de longues années d’expérience et donc de concerts derrière eux. On était donc en droit d’être plus exigeant. Je ne vais pas vous le cacher plus longtemps, Krokus a été pour moi le groupe le plus faible de la soirée. Leur prestation n’était pas mauvaise pour autant, mais l’âge faisant, ça manque quand même sacrément de punch et de mobilité. C’est statique, seul le guitariste rythmique et le bassiste sont sortis du lot, à la différence du guitariste lead qui a fait l’autiste auprès de ses amplis durant tout le set sans jeter le moindre coup d’œil au public. Dommage car la set list était plutôt sympathique, la musique dans l’ensemble accrocheuse et énergique, même sans apprécier particulièrement le hard rock. Un show classique, sobre, parfois efficace, parfois tirant un peu en longueur, mais qui n’a jamais atteint des sommets d’intensité. Dommage. ![]() Smaug : Après avoir serré la paluche à l'ami Cliff pendant le changement de décors, je m'apprête à recevoir la prestation de Krokus, que beaucoup m'ont cité comme des très grands dans leur domaine. Personnellement j'ai plutôt apprécié la prestation de ce clone suisse de AC/DC qui doit bien en être à ses 30 ans d'existence et qui profite de cette bonne occasion pour s'offrir enfin une date en France. On sent tout le poids de l'âge en regardant la bedaine de Danny De Vito... oups, du chanteur ! La set-list est agréable, accrocheuse sans jamais être exceptionnelle, j'ai souvent l'impression d'entendre du AC/DC sans Angus Young et avec l'originalité en moins. Le guitariste rythmique (le benjamin de la bande avec 30 piges d'écart au moins sur les autres) a beau se démener, la prestation ne décolle pas... qui peut leur en vouloir, à ce moment tout le monde attend Hammerfall avec la dernière impatience. Hammerfall : ![]() Smaug : Après une pause pas trop longue nécessaire à l'installation du décor et à la préparation de l'ENORME batterie d'Anders Johansson... les lumières s'éteignent et les petits prodiges de Suèdes débarquent sur scène. C'est la première fois que je vois Hammerfall en concert et je ne suis pas déçu, le public est littéralement survitaminé : pogote et saute dans tous les sens. Et comme Headbang incontrôlé + Doigts pointés en signe Metal = Doigt dans l'oeil... J'en perds ma lentille à la troisième chanson, et je ne verrais la suite de ce concert que d'un oeil. C'est pas grave car le bougre est bien brave et fait tout le boulot de son copain avec professionnalisme, je ne perds donc pas une miette de la magnifique prestation des suédois. Les grands hits sont au rendez-vous : Heeding The Call, Let The Hammerfall, Hammerfall, Hearts On Fire. Avec une surprise : Templars Of Steel en deuxième place, Legend Reborn et Riders Of The Storm toujours aussi dévastateurs. Et trois titres bienvenus du très bon nouvel album : Threshold, Rebel Inside et le single hémophile Natural High. Le show est rempli de petites anecdotes hilarantes comme le solo d'Anders Johansson, totalement déjanté et excellent ; les prestations instrumentales d'Oscar (exceptionnellement capé d'un magnifique blouson de cuir) et de Stefan (l'homme aux doigts magiques qui fait chavirer ces demoiselles) ; la guitare lance-flammes de Oscar ; la boutade de Joacim constatant que pas 50 personnes dans la salle ne connaissaient le nom de son batteur (aller faut se réveiller les français !!!) Hammerfall s'éclate devant un public acquis à sa cause, et le show est largement au niveau de ce que j'espérais. Tous les refrains sont repris en choeur par une salle chauffée à blanc, et la grosse heure de concert passe à la vitesse de l'éclair. On en redemande, avec la prochaine fois je l'espère un peu plus de titres... et pourquoi pas mes chouchous At The End Of The Rainbow et Stone Cold... ![]() Cliff : Rien que ce nom fait frémir bien des oreilles. Ce que je peux dire à titre plus personnel, c’est que j’étais plus à ce concert par nostalgie que par réelle passion pour ce groupe. J’aimais beaucoup il y a quelques années de cela, mais mes goûts ont dévié vers des chemins plus sombres et tortueux. N’empêche que ça me faisait bien plaisir de retrouver les scandinaves sur scène. Après quelques discussions avec des photographes de toutes les horizons, il est temps d’aller se placer dans la fosse photographe, histoire d’assurer un intérim convenable en attendant le retour de notre vrai spécialiste en la matière. Le décor se dévoile peu à peu : la batterie est perchée sur un mur en fausses pierres, à environ 1.50m du sol, et des grosses caisses remontent et descendent les escaliers qui mènent à la batterie avec les lettres H-A-M-M-E-R-F-A-L-L inscrites en gros dessus. C’est plutôt sympa, assez original dans l’esprit. Les lights s’éteignent, et les membres du groupe entrent chacun leur tour. Pas de chichi, l’ambiance métal pur et dur est de suite à l’honneur avec des titres speed qui s’enchaînent avec dextérité et fluidité. Le son est un peu fort, et étant situé à côté des amplis basses, ça ronfle un peu trop à mon sens. Les guitares manquent un peu de relief, ce qui me confirme que pour avoir droit à un son de bonne qualité et équilibré à l’Elysée Montmartre, il faut se placer assez en recul et au milieu de la salle. Mais qu’importe, je mitraille les musiciens avec mon modeste HP numérique moyen – bas de gamme, constatant au passage que les appareils de mes voisins pèsent environ 32kg, font 150 millions pixels et ont un objectif long comme mon bras. Au bout de trois chansons, je me replace dans le public pour assister à la suite du show. Globalement, sans reprendre titre par titre, le début du concert est un peu poussif, avec notamment un Joacim Cans que l’on sent fatigué, qui a du mal à se libérer et à bouger sur scène. Les musiciens sont bien dans le rythme, notamment le batteur qui assure une grosse performance tout en haut de son mur. Les guitaristes sont sobres et efficaces, le bassiste souriant, c’est plutôt plaisant à voir. La mécanique est bien huilée, ça ne fait aucun doute, mais il faut attendre 6 ou 7 titres pour que la machine se mette vraiment en route. L’ami Joacim sort de sa réserve et commence à jouer avec le public. L’intensité grimpe d’un étage, et les suédois nous balancent entre autre les deux titres qui m’auront particulièrement emballé ce soir-là, à savoir : Renegade et Hammerfall. Les musiciens courent partout, grimpent et dégringolent les escaliers, le longiligne guitariste Oscar Dronjak nous faisant même une petite démonstration de ses talents de cracheur de feu, pendant que Anders Johansson nous gratifiait d’un solo démonstratif et très comique. Le concert se conclut avec la ballade Hearts Of Fire, dans un décor assez impressionnant (cymbales en feu, lumières dans les grosses caisses … regardez la photo ci-dessous pour vous en rendre bien compte), le public est aux anges, pousse la voix sous la baguette de l’impeccable Joacim, bref un rappel très réussi. ![]() Set-list Hammerfall : THRESHOLD TEMPLARS OF STEEL LEGACY OF KINGS RIDERS OF THE STORM ---------------------------------- (INSTRUMENTAL) ---------------------------------- REBEL INSIDE BLOOD BOUND ---------------------------------- (SOLO BATTERIE) ---------------------------------- LEGEND REBORN RENEGADE LET THE HAMMER FALL ---------------------------------- (INSTRUMENTAL) ---------------------------------- HAMMERFALL NATURAL HIGH GLORY TO THE BRAVE HEEDING THE CALL --------------------------------- HEARTS ON FIRE |
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Le 22 Février 2007

Le 22 Février 2007
Le 22 Février 2007