| WACKEN OPEN AIR 2007

Introduction :
Le Wacken… pèlerinage du métalleux, étape obligée dans la découverte du Metal, rassemblement de plus 60 000 festivaliers venus du monde entier (on a pu compter environ 72 000 personnes cette année), institution datant déjà de 1990, une affiche de plus de 70 groupes des 4 coins du globe. Et nous… nous l’avons fait ; nous avons réalisé ce rêve !
Dégoûtés d’avoir raté le Hellfest, ce n’est qu’une vingtaine de jours avant l’échéance du festival que le départ s’est décidé au cours d’une discussion msn entre guill647 et Gounouman, où pour une fois, nous envisagions l’hypothèse plus sérieusement… L’alléchante affiche et les derniers groupes confirmés (notamment Turisas) nous avait donné la motivation nécessaire : il FALLAIT le faire cette année !!
Trois semaines plus tard, nous nous retrouvons à Avignon ! Arpeo, alias Fabien, sera notre compagnon de voyage… Attendant tranquillement dans la gare routière, nous voyons soudain Johan Hegg (Amon Amarth) se diriger vers nous ! Même s’il ne s’agit que d’un clone, la ressemblance est frappante. Seulement, nous ne savons pas où attendre le bus, et l’angoisse monte ! Fort heureusement, le bus arrive, avec seulement 5 minutes de retard. Après une vérification vraiment sommaire de nos identités, nous montons dans le bus, et rejoignons une vingtaine de métalleux endormis, étonnamment calmes… Ca ne durera sûrement pas !
En effet, cela n’a pas duré ! Quelques kilomètres plus tard, quelques joyeux drilles (qui n’ont pourtant rien de folk) attaquent l’alcool. Et nous voilà partis ! Lancers de têtières imbibées de rosé, timides ripostes, (hésitant à leur fournir de nouvelles munitions), discussions peu philosophiques (on ne précisera pas de quoi il s’agissait… du niveau de Tiamat, quoi)… Quelques pauses plus loin, la lassitude se fait sentir… 25 heures de bus, c’est long. Gounou s’occupe de convertir les blackeux du bus à Twilight Alliance… On ne le changera pas !
Tranquillement calés au fond du bus pour éviter les têtières, nous essayons tant bien que mal de trouver une bonne position pour dormir… Mais même en se mettant tous les uns sur les autres comme nous avons essayé, difficile de fermer les yeux longtemps !
Mais le moment le plus long fut, lors de l’arrivée sur les lieux, l’attente, d’abord dans le bus, puis pour obtenir les billets… Mais l’enthousiasme remontait déjà : NOUS Y ETIONS !!
Au moment de dépasser la barrière du camping, le full Metal bag sur le dos, et nos bracelets-pass bien ajustés, nous retrouvons Phoenix et sa bande d’habitués du fest…Décidemment le monde est bien petit, et la communauté HeavyLaw toujours présente là où il faut ! A la recherche d’un emplacement pour poser nos deux tentes, nous joignons Tiamat et tentons de le rejoindre… Mais à cause de problèmes de communication, lassés de chercher, nous plantons la tente au milieu d’une bande de soûlards suédois, le Camp Kenneth...Qui nous accueillent joyeusement parmi les leurs ! Ils ne sont pas venus pour voir des concerts (ou peut-être Immortal s’ils ne sont pas trop bourrés), mais pour profiter de l’ambiance…Et pour boire !!
Après cette sympathique rencontre et quelques difficultés pour monter les tentes (Guill s’est curieusement senti un peu seul à ce moment-là…Pourtant les deux autres le soutenaient ! Mentalement, au moins…), nous nous dirigeons enfin vers le site même du festival.
Le long de l’allée qui conduit du camping au festival lui-même, on peut croiser des hordes de centaines de métalleux se dirigeant dans tous les sens, on peut s’amuser si on veut compter les tee-shirts à l’effigie des groupes… Les grands vainqueurs seront Amon Amarth (désolé Duck, on ne t’en a pas rapporté…), Dimmu Borgir et Children of Bodom… Très impressionnant, quand on sait que deux groupes sur les trois ne jouent pas cette année !
En nous dirigeant vers le Beer Garden, où Tiamat avait sûrement posé sa tente, nous entendons un grand cri : « HeavyLaw Poweeeeeerr » !! Son casque à cornes sur la tête, ses petits yeux et ses potes (Golder et un autre gars inscrit mais pas très actif sur le site), s’avancent vers nous… Après un panorama rapide de la disposition des scènes, bars, et lieux d’entrée, nous nous dirigeons vers le Metal market, paradis pour trouver des cds et tee-shirts rares. Mais la longue file d’attente en rebute certains… Gounouman ne se laisse pas décourager et ne veut pas perdre cette occasion d’agrandir sa collection, mais Guill647 et Arpeo préfèrent dès maintenant aller acquérir leur tee-shirt du fest…
Une file d’attente énorme attend nos amis, qui ne mettront pas moins d’une heure quarante sous un soleil de plomb (Manowarien…) pour acquérir leur précieux tee-shirts… Et encore, pas celui qu’ils voulaient à la base, mais bon ! Guill647 gardera un souvenir particulier de l’odeur de transpiration qui se dégageait des métalleux de devant… Nous sommes cependant émus : ceux qui y sont allés, au Wacken, et qui vous décrivent avec beaucoup d’emphase la grandeur des lieux n’exagèrent pas : même s’il n’est pas trop difficile de se repérer, le site est vraiment immense, très impressionnant, fantastique temple dédié aux dieux du Metal !
Nous décidons dès à présent d’aller faire les courses pour être bien tranquille et ne plus avoir à se préoccuper de la nourriture dans les jours suivants. C’est une file d’une longueur interminable de gens en noir qui s’étend des deux côtés de la rue principale du petit village, et l’unique supermarché du village est littéralement pris d’assaut !! Plutôt marrant de voir tous ces métalleux traîner derrière eux des tonneaux de bière (au sens propre !) aux contenances assez ahurissantes… Pour vous donner un simple aperçu de l’importance de la chose, sachez que cette modeste petite surface effectue plus de trois fois son chiffre d’affaires de toute l’année durant les seuls trois jours du festival. Plutôt impressionnant n’est-ce pas ?
Nous voilà donc munis de saucisses de Strasbourg, de jambon, de tranches de fromage, de pain de mie, de quoi petit-déjeuner (céréales et jus de fruits) ainsi que d’un grand bidon d’eau (oui ça existe à Wacken). Nous repassons par les tentes, prenons notre premier repas, et nous nous dirigeons plein d’enthousiasme vers nos premiers concerts sur ces terres teutonnes…
Une fois passé les barrières de sécurité, devant nos yeux émerveillés se dévoilent les deux scènes principales : la Black Metal Stage sur la gauche, et la True Metal Stage sur la droite. Au milieu, afin de les séparer, un écran géant diffusant ce qui se passe à chaque fois qu’un concert à lieu. Jamais deux groupes ne jouent en même temps, car la musique jouée sur l’une de ces deux scènes géantes s’entend vraiment sur tout le terrain du festival, ce qui n’est pas peu dire, étant donné que le camping s’étend jusqu’à assez loin… Et dès qu’un groupe termine son set sur une scène, un autre commence. Profitons de cet aparté pour signaler l’incroyable ponctualité des allemands. Nous pauvres français ne pouvons que nous prosterner devant l’organisation, parfaite qui régna tout au long du festival. Les groupes commençaient vraiment leur show à la minute près, tout était minuté à la perfection, ce qui nous permis de profiter pleinement de ces grands jours de célébration métallique.
Complètement à droite, séparée par une porte, nous pouvions accéder à la Party Stage, entourée par de nombreux stands et pouvant accueillir au moins 2000 personnes. Enfin, complètement à l’opposé, à gauche à l’entrée du festival, se tenait la W.E.T. Stage (Headbanger’s Balroom), d’une contenance de seulement 500 personnes, sous tente, où jouaient les groupes que les organisateurs considéraient comme « mineurs »… En bref, de midi à 3h du matin, un choix de deux à trois concerts était toujours assuré à n’importe quel moment ! Si c’est pas la classe, ça !
N’ayant aucun groupe à voir en priorité le vendredi après-midi, nous nous dirigeons tranquillement vers la Party Stage (nommée Hellfest Stage pour la première journée) pour voir jouer The Sorrow, premier groupe de ce festival.

PREMIER JOUR :
The Sorrow :

Guill647 : Premier concert, histoire de se mettre dans l’ambiance, de voir un peu comment ça se passe, si les bouchons d’oreilles sont nécessaires, et pourquoi pas se faire plaisir. Le groupe ne m’a pas donné envie d’en savoir plus sur lui, mais le show passe quand même sans rebuter, le genre joué n’étant pourtant pas mon préféré. Seul regret, que la reprise de « In Poursuit Of Vikings » de Amon Amarth n’ait pas été jouée en entier (une seule petite minute), mais le groupe voulait présenter son propre boulot et c’est compréhensible.
Gounouman : Un death-core sympathique et assez bien exécuté. Pas vraiment notre genre de prédilection, mais le groupe est bien en place et carré, donc cela ne passe pas trop mal. Je pense cependant que ce groupe n’est pas très original et aura du mal à se démarquer dans l’avenir sur une scène plutôt encombrée…

Setlist :
1) Elegy
2) The Dagger Thrust
3) From This Life
4) Pursuit Of Vikings (Amon Amarth)
5) Knights Of Doom
6) Death From A Lovers Hand
7) Saviour, Welcome Home
8) Her Ghost Never Fades
S’en suit un groupe du même style mais nettement moins convaincant, Narziss.
Narziss :
Guill647 : Je crois qu’on n’a même pas attendu la fin d’une chanson avant de décider de s’échapper de là au plus vite…
Gounouman : Look horripilant, mise en place approximative, chant insupportable… Fuyons !
Une bonne petite crêpe au chocolat, et direction le Beer Garden, d’où on peut voir sur le grand écran le show de Rose Tattoo, plutôt sympathique, ils ont la forme les papis ! Le temps de discuter un peu avec un allemand habitué à l’évènement (le monsieur vient chaque année avec son groupe électrogène et son frigo) et direction la W.E.T. Stage, où le premier groupe qu’on souhaite vraiment voir (Tyr) va se produire.
Gutbucket :

Guill647 : Nous arrivons vers le milieu du show de Gutbucket, un groupe de hard rock, qui doit être bien connu par le public allemand, celui-ci reprenant en chœur les refrains, assez hymniques il faut l’avouer. Bref, c’est plutôt sympa, mais déjà le peuple afflue, et nous nous dirigeons vers l’avant. Une chose est sûre, nous ne sommes pas les seuls à vouloir voir Tyr.
Gounouman : Je n’avais rien bu encore (d’ailleurs je suis resté sage tout au long du fest, c’est la musique qui compte !), pourtant je dois confesser que je ne me rappelle plus très bien des quelques minutes où nous avons vu Gutbucket… Mais mon avis confirme celui de Guill : du Hard Rock bien foutu et plutôt accrocheur !

Tyr :

Guill647 : Le show n’a pas encore commencé que la foule est déjà compactée, l’attente est longue sous la chaleur de la grande tente. Puis quand il commence, c’est la folie générale, on tombe, on se relève, on retombe deux minutes plus tard, impossible de prendre des photos et de suivre ce que fait le groupe. Bref, à peine un ou deux morceaux après le début, Arpeo et moi sortons de cet enfer, tâche qui s’avère presque plus difficile que de rester débout à l’intérieur. Pour faire les 5 mètres qui nous séparaient de la sortie de la tente, on a mis environ 15 minutes, c’est vous dire ! Ce qui est paradoxal, c’est que la musique du groupe ne laisse pas du tout présager ce genre de comportements, tant elle est posée. En réussissant tant bien que mal à sortir, on eut l’explication au problème : une foule monstre voulant aussi voir les vikings, mais restée dehors, faisait sans cesse pression, expliquant les renversements en chaîne à l’intérieur. Bref, un show complètement raté pour nous deux. On décide d’attendre Gounouman à la sortie du festival. Il nous y rejoint environ ¾ d’heure plus tard. Au tour de Saxon maintenant, la tête d’affiche de ce premier jour.
Gounouman : Incroyable que la foule réagisse autant à une musique aussi tranquille. Désolé pour elle, mais la musique du groupe, pataude et décidemment trop lente, ne mérite pas de susciter de telles réactions ! Visiblement, les groupes folk/viking ont vraiment une cote de popularité énorme de l’autre côté du Rhin… Pour ma part, j’ai cru mourir, vraiment ! Notamment à la fin du show, au moment de sortir de la tente, où j’ai cru manquer d’air. Bonne prestation (« Hail to the Hammer », j’aime beaucoup ce morceau), groupe sympathique et chanteur relativement charismatique, mais… à l’évidence, public dangereux !! Retrouver mes amis qui n’avaient pas eu mon courage exemplaire et s’étaient lâchement enfuis fût vraiment un grand soulagement… Place maintenant à un groupe de légende !

Ont été jouées :
- Ragnarok
- Hail To The Hammer
- Lord Of Lies
Saxon :

Tiamat : Autant dire que les anglais m’avaient impressionné en concert en France, là ils m’ont soufflé. Ca déchire toujours autant et les tubes comme Princess Of The Night font toujours headbanguer comme un porc. La cerise sur le gâteau étant bien sûr la présence de Tobias Sammet en guest sur 747 (Strangers in the night) qui vient faire plaisir aux oreilles. Autre dimension donc, autre public et excellent concert des anglais venus donner une bonne leçon de Rock. Ca faisait vraiment plaisir.
Guill647 : On est loin de la scène, mais vu le monde agglutiné devant, on préfère rester là où on est. Le show est très bon, même si je ne connais pas les morceaux, j’apprécie. Les différents fonds défilent, certains très ridicules (celui avec les motos par exemple !), d’autres vraiment magnifiques, comme sur « Red Star Falling ». Petit passage de Tobias Sammet, duo assez sympathique, mais confirmation de nombreuses constatations, le monsieur a moins la classe les cheveux courts. C’est vrai qu’on est nombreux, mais combien sommes-nous au fait ? Et bien la réponse tout de suite par Mister Byford en personne : 75 000 (en fait 72 000). Le show dure deux heures, mais étant contents de notre journée, et surtout vu celle qui nous attend le lendemain, on décide d’aller se coucher, ce n’est pas le repos du bus qui nous aurait suffit !
Gounouman : J’ai vraiment bien apprécié cette prestation chaleureuse et efficace ! L’écran géant nous permet de bien suivre le show, et étant donné que j’avais chroniqué le dernier album de la formation, je suis très heureux d’entendre certains titres sur scène (un vrai frisson sur « Red Star Falling », mon titre préféré de « The Inner Sanctum »). Bill est un très bon frontman, et je garderais un bon souvenir de ce concert !

Setlist :
01) Heavy Metal Thunder
02) Let Me Feel Your Power
03) Dogs Of War
04) If I Was You
05) 747 (Strangers In The Night)
06) To Hell And Back Again
07) Motorcycle Man
08) Red Star Falling
09) Witchfinder General
10) Solid Ball Of Rock
11) 20 000 Feet
12) And The Bands Played On
13) Princess Of The Night
14) I've Got To Rock To Stay Alive
15) Atila The Hun
16) Denim And Leather
17) Ashes To Ashes
18) Crusader
19) Wheels Of Steel
20) Strong Arm Of The Law

DEUXIEME JOUR :
Suidakra :

Guill647 : La journée démarre avec Suidakra. La foule se rassemble petit à petit devant la Black Stage, mais comme on est arrivé assez tôt, on parvient à être à la barrière ! Voilà une journée qui commence bien ! Le show est très bon, la présence de la cornemuse est très appréciable, et donne plus de force à « The IXth Legion », véritable hymne. Première satisfaction, mais maintenant, direction la scène d’à côté, pour un des groupes qui m’a décidé à venir : Amorphis.
Gounouman : Etre au premier rang au Wacken, mon Dieu !! Je n’aurais jamais cru cela possible, et pourtant cela me sera arrivé plusieurs fois tout au long du festival… Du pur bonheur ! Suidakra nous a tous bien convaincu, l’ambiance était très puissante, et « The IXth Legion » et l’excellente reprise de Skyclad « The One Piece’s Puzzle » m’auront vraiment emballé. Bref, comme le dit Guill, ce premier show des plus classes commence fort bien la journée ! Je parviens même à attraper l’un des médiators lancés par Arkadius, leader de la formation…
Tiamat : Première fois que je voyais cette formation sur scène et je m’attendais à bien pire, en fait c’est très bon et propre, ça réveille bien le vendredi matin. Leur Death Metal mélodique teinté de riffs épique donne envie de bouger la tête. Le set fut un peu court par rapport à ce que j’aurais aimé en entendre mais c’est resté très agréable, un peu répétitif par moment toutefois.
(Amorphis revient après ce petit incendie de dernière minute, pendant ce temps-là voici Napalm Death… que je n’ai pas vu)

Ont été jouées :
- Dragon Tribe
- Forth Clyde
- The IXth Legion
- The One Piece Puzzle

A noter qu’un autre Heavylawmaniac fut des nôtres pour les deux concerts suivant : Chom !
Amorphis :

Guill647 : Grosse frayeur, un feu (sûrement un accident) nourri par la paille répandue sur le sol, décale le show. On perd une place qui était plutôt intéressante pour aller à la demande d’un organisateur vers la Black Stage. Finalement, le show a lieu, et il n’y aura pas de répercussions sur le reste du programme, bravo messieurs pour l’organisation. Les finlandais sont excellents, le show est magnifique, Tomi a un charisme du tonnerre, et surtout, quelle voix ! Mais ne connaissant que les deux derniers albums du groupe, je suis un peu déçu par la setlist. Le groupe n’a joué que trois morceaux d’« Eclipse », et aucun du dernier. Du coup, la voix claire de Mr Joutsen est très peu sollicitée, et c’est un grand dommage.
Gounouman : À l’inverse de Guill, le seul album de la formation que je connaissais vraiment bien était le cultissime « Tales from a Thousand Lakes », de 1994. Le groupe pratiquait alors un doom/death bien gras et différent d’aujourd’hui, mais franchement, l’actuel line up du groupe s’avère vraiment excellent, et les vieux et plus récents titres s’intercalent à merveille. Me voilà déchaîné pour « In the Beginning » et surtout « Black Winter Day », jouée en final. Le groupe est sympathique, le son parfait… Bref, rien à dire, sauf que cela m’a vraiment donné envie de découvrir les dernières réalisations du combo, dont j’ai entendu tant de bien.
Tiamat : Attention, voici LE groupe qui à lui seul a sollicité ma venue à Wacken et pour du grand s’il vous plaît. Tomi Joutsen est vraiment très bon, il sature sa voix sans problème, niveau présence scénique il est au top et ses collègues musiciens ne sont pas en reste. J’adore en particulier son micro boule qui change un peu de ce que l’on peut voir d’habitude. Le groupe nous jouera My Kantele, House Of Sleep et terminera par Black Winter Day raaaaahhhhhh. Bref je ne regrette que la durée du set (trop court .

Setlist :
1) Leaves Scar
2) The Smoke
3) Against Widows
4) In The Beginning
5) Karelia / Sign From The North Side
6) Alone
7) My Kantele
8) House Of Sleep
9) Black Winter Day

A cause de cette histoire de feu, Therion qui devait jouer une heure plus tard enchaîne directement.
Therion :

Gounouman : Excellent show des suédois, qui introduisent leur nouveau chanteur, remplaçant du charismatique Mats Leven…Quel bonheur de réentendre tous ces morceaux que j’avais adorés à Lyon ! Toujours théâtrale et originale à souhait, la présentation du groupe est impeccable, et les musiciens toujours aussi investis… Ce Christopher Johnson, quel homme quand même ! Les deux moments les plus forts du concert furent pour moi la sublime « Lemuria » et bien sûr le grand final, avec « To Mega Therion », hymne du groupe, des plus accrocheurs !
Guill647 : J’avais déjà vu le groupe à Lyon en Janvier, et j’avais beaucoup apprécié. Et bien il en sera de même pour ce show. Le public est très présent et très éclectique. Le groupe introduit le nouveau chanteur et je dois avouer que c’est une grande réussite. La foule est sens dessus dessous pour le solo de « To Mega Therion », quelle énergie ! Les suédois font partie des groupes dont la musique est décuplée en live.

Setlist :
01) The Rise Of Sodom And Gomorrah
02) Schwarzalbenheim
03) Blood Of Kingu
04) Seven Secrets Of The Sphinx
05) Wine Of Aluqah
06) Son Of The Staves Of Time
07) Muspelheim
08) Tuna 1613
09) Lemuria
10) Ginnungagap
11) To Mega Therion
12) Cults Of The Shadow

Grave Digger :
En nous dirigeant vers la Party Stage pour Falconer, nous choisissons de nous caler quelques instants et assistons au final du show de Grave Digger : Entendre « Heavy Metal Breakdown » et « Rebellion » entre autres grands titres comme « Excalibur », « Morgane Lefay » ou « Liberty or Death » fut cependant un immense bonheur. Guill et Gounou chantent les refrains qu’ils connaissent le plus fort possible ! C’est avec ce genre de groupe que l’on ne peut qu’être ébahis par le côté fédérateur du Heavy… Quand toute une foule chante ainsi, c’est tellement… énorme !
Setlist :
01) The Brave
02) Liberty Or Death
03) Knight Of The Cross
04) The Grave Dancer
05) Excalibur
06) Silent Revolution
07) The Last Supper
08) Morgane Lefay
09) Scotland United
10) The Grave Digger
11) Rebellion
12) Heavy Metal Breakdown
Falconer :

Guill647 : Alors Falconer, c’est un groupe que j’ai découvert exprès pour le Wacken, j’ai pu écouter leur premier et leur dernier album avant de voir leur performance live. Après avoir vraiment aimé ces albums, j’abordais le concert avec envie, et je dois dire que je n’ai pas été déçu, on était un peu loin, mais le son n’en était que meilleur. La musique du groupe prenait une autre dimension en live, positive bien sûr. Le groupe termine sur un morceau que je ne connaissais pas, mais alors quelle claque, « The Clarion Call » est vraiment une petite bombe. Autre aspect du concert, on était à l’origine des slams cette fois, aidant de nombreux allemands à s’envoyer en l’air, et même un français connu de ce site, qui voulut tenter l’expérience. Bref, je ne regrette pas du tout d’avoir usé du mode « on y va sans discuter », car c’était tout simplement mémorable !

Gounouman : Je ne m’en cacherais pas : le slameur français, c’était moi ! Mon tout premier slam a donc eu lieu au Wacken, pendant l’excellente prestation de Falconer, fantastique, je n’oublierai jamais ça ! Quelle sensation grisante… Je pense que si j’avais connu la musique du groupe, j’aurais apprécié davantage le show, mais déjà, j’ai beaucoup aimé, et c’est l’un des groupes que j’ai vraiment écouté en boucle dès mon retour du Wacken… Et ils le méritent bien ! Du heavy avec une section rythmique aussi massive, ce n’est pas si fréquent !

Ont été jouées :
- Northwind
- Catch The Shadows
- Mindtraveller
- The Clarion Call (final)
Retour à la W.E.T. Stage, dans l’espoir de voir Chthonic…
Black Majesty :

Guill647 : Chthonic est un groupe de black symphonique taïwanais, qui monte de plus en plus, et qui a des arguments pour séduire. Petite appréhension, pensant qu’on aurait encore à braver l’enfer de la W.E.T. Stage. L’attente se fait longue, on croise des taïwanais qui attendent leurs compatriotes avec ferveur. Seulement voilà, un autre groupe monte sur scène (on saura plus tard que c’est Black Majesty), et dépités (imaginez alors pour les taiwanais), on décide d’aller se placer pour Lacuna Coil. Bref, petite, (seule ?) déception du Wacken, qui en plus reste inexpliquée.
Gounouman : Déçus de ne pas voir Chthonic, nous ne restons que pour un ou deux morceaux de la formation australienne… Qui délivre un heavy sympathique mais assez convenu… Tant pis, et désolé pour eux, nous préférons attendre le concert suivant !

Lacuna Coil :

Guill647 : Même arrivés à l’avance, nous ne sommes bien sûr pas les seuls à vouloir voir les italiens, et on décide donc de manger assis, plutôt que de rester debout pendant 45 minutes. De même que pour Falconer, je n’ai découvert le groupe que peu avant le fest, et ne m’attendais pas à grand-chose. Et bien quelle erreur ! La performance est dynamique, très dynamique même ! Mais la palme d’or revient à Cristina Scabbia, qui m’a tout simplement bluffé, elle rendrait jaloux nombre de métalleux par son headbang, et hormis bien sur la voix, on aurait pu faire la comparaison avec une frontwoman de la trempe d’Angela Gossow !
Gounouman : La méfiance des métalleux envers les groupes à voix féminine n’est pas toujours justifiée, loin de là… Cette prestation fut des plus vivantes, d’une puissance remarquable ! Cristina, que l’on eut espéré mieux habillée, était des plus charmantes, nous parlant avec gentillesse de sa voix enjôleuse entre les morceaux (pour la plus grande joie de tous les mâles du public), mais déchaînant une énergie, une violence incroyable pendant le show ! Bref, le public bougeait beaucoup et ce n’était pas très agréable, mais le concert fut vraiment terrible.

Setlist :
01) The Edge
02) Fragment Of Faith
03) Swamped
04) In Visible Light
05) Fragile
06) Closer
07) Senzafine
08) What I See
09) Enjoy The Silence (Depeche Mode Cover)
10) Heaven's A Lie
11) Our Truth

Blind Guardian :

Tiamat : Je les attendais au tournant les allemands. Non parce qu’à Paris ils étaient bien gentils mais Hansi était malade et avait foiré la plupart des morceaux. Alors OK Blind Guardian c’est bon musicalement parlant, c’est construit, c’est entraînant… Mais merde Hansi en fout de moins en moins sur scène. Ce mec est tout l’opposé du frontman qui court partout ou qui sait haranguer le public en communiquant avec lui (et heureusement qu’ils chantent les gens parce que sinon ça serait pas des plus gai). André n’étant pas non plus le plus expressif j’en conclus que le jeu de scène de Blind Guardian n’est définitivement pas leur fort. Toutefois on retient une bonne prestation du groupe qui nous gratifie d’une setlist plus que correcte.
Guill647 : C’est maintenant l’heure de la séparation, les deux inconditionnels de Samael décident d’aller au stand d’autographes, je décide quant à moi d’aller plutôt me placer pour Blind Guardian. Et bien je n’irais pas plus loin que ça, la foule étant déjà extrêmement compacte, même devant le grand écran ! La plus grosse affluence du fest je pense ! Et bien le groupe débute, les classiques s’enchaînent, et très vite l’impression de déjà vu. Oui, les morceaux (hormis un ou deux), les effets pyrotechniques, et même parfois les lights, tout ressemblait fort trop au DVD. Bref, je décide d’aller plutôt au Metal market, ce qui est plus agréable quand presque tout le monde est devant la scène. Bref, aucun regret de n’avoir quasiment pas suivi la performance d’un groupe que j’aime pourtant de plus en plus (paradoxalement c’est même le Live que j’aime le plus).
Gounouman : J’avais déjà vu Blind Guardian en live récemment, alors… La tentation de rencontrer Samael, et notamment Vorph, l’homme le plus charismatique du monde que j’avais eu l’occasion d’interviewer, fut la plus forte. Arpeo, immense fan de la formation, et moi, nous dirigeons donc vers le fameux stand de dédicaces. Die Apokalyptischen Reiter laisse la place, et nous sommes les tous premiers pour accueillir le combo suisse. Photos avec eux (les piles de mon appareil menaçaient de me lâcher, mais nous pûmes malgré tout immortaliser ce grand moment), discussions (les gars sont peu expansifs, mais des plus sympathiques, et notamment Mas, le bassiste), rencontre avec Vorph qui se faisait attendre (difficile de ne pas passer en mode « groupie » dans ces moments-là)… Nous étions aux anges, et nous eûmes même le temps de voir la fin du show de Blind Guardian. Et… Comment dire ? C’était tout simplement magique, on touchait au sublime. Je chantais tous les refrains, et étais au bord des larmes durant « Lord of the Rings », ballade absolument sublime. Entendre tout le monde chanter les refrains, et la foule entonner « Bard’s Song » fut également un moment d’une intensité peu commune. Bref, même si je ne l’ai pas vu dans de très bonnes conditions, ce concert se classe pour moi parmi les plus beaux du festival, assurément, le groupe ne s’est pas moqué de ses fans. Et les classiques passent tellement bien en live !

Setlist :
01) War Of Wrath
02) Into The Storm
03) Born In A Mourning Hall
04) Nightfall
05) The Script For My Requiem
06) Fly
07) Valhalla
08) Otherland
09) Welcome To Dying
10) Traveler In Time
11) The Bard's Song
12) Bright Eyes
13) Time Stands Still (at the Iron Hill)
14) Imaginations From The Other Side
15) Punishment Divine
16) Lord Of The Rings
17) This Will Never End
18) Mirror Mirror
Dimmu Borgir :

Gounouman : Très bon show, pro et magnifiquement mis en lumières que celui des ptits satanistes norvégiens. La foule est particulièrement enthousiaste, et je discute même avec des fans venus du Danemark uniquement pour les voir ! Le show fut très bon, notamment lors des derniers titres, « Mourning Palace » et « Spellbound by the Devil ». Vraiment terrible ! Mais il est temps maintenant d’aller se placer, pour Samael bien sûr. Le premier rang s’impose !
Guill647 : Continuant à flâner dans les allées du Metal market, je rate aussi le début de Dimmu Borgir, mais là aussi aucun regret, sachant que le groupe passe à Marseille en Octobre et que j’ai déjà ma place. Malgré tout, même de loin, je suis bluffé par le son du groupe (j’arrive en plus sur « The Serpentine Offering »), de quoi mettre l’eau à la bouche pour Marseille. Voyant la foule se décalant vers la scène d’à côté pour le show d’Iced Earth, j’hésite à me placer soit pour eux, soit pour un groupe qui m’est culte : Die Apokalyptischen Reiter.
Setlist :
01) Progenies Of The Great Apocalypse
02) Vredesbyrd
03) Cataclysm Children
04) Kings Of Carnival Creation
05) Sorgens Kammer - Del II
06) Indocrination
07) A Succubus In Rapture
08) The Serpentine Offering
09) The Chosen Legacy
10) The Insight And The Catharsis
11) Spellbound (By The Devil)
12) Mourning Palace
Iced Earth :
Guill647 : Je choisis la seconde solution, d’autant plus que je parviens à me glisser contre la barrière. Je ne verrais Iced Earth que du grand écran, et encore, avec un très mauvais angle. Le show avait l’air d’être sympathique, et j’ai reconnu un morceau du mythique « Something Wicked this Way Comes ». Les jambes se font lourdes, impossible pourtant de s’asseoir, Reiter commençant pourtant dans plus d’une heure et demie.
Setlist :
01) Burning Times
02) Declaration Day
03) Violate
04) Vengeance Is Mine
05) Ten Thousand Strong
06) The Hunter
07) Stormrider
08) A Charge To Keep
09) My Own Savior
10) Prophecy
11) Birth Of The Wicked
12) The Coming Curse
13) Iced Earth
Die Apokalyptischen Reiter :

Guill647 : Le groupe se fait appeler par une foule au bord de l’hystérie, sur le grand écran, on peut constater que tout le site est plein, même devant la scène d’à côté (plus personne ne devant pourtant y jouer). Tant pis donc pour les samaéliens. Le groupe fait son entrée, tous sauf un, mais où est donc Fuchs ? Et bien pas le temps de chercher bien longtemps, le bonhomme descend du haut de la scène, rattaché à une corde par un harnais. Première constatation : il est pieds nus ! Entrée déjà très réussie. Et là ben les tubes du groupe s’enchaînent, la setlist est très équilibrée, les morceaux sont piochés dans tous les albums, dommage d’ailleurs que je ne connaisse pas leurs premiers, car certains morceaux valaient vraiment la peine. Le claviériste est enfermé dans une cage (cadenassée) avec son instrument, et n’en sortira que lorsqu’un roadie la lui ouvrira, afin que le sieur qui a le rôle du sadique aille faire goûter de son fouet aux autres membres du groupe. Les effets pyrotechniques sont superbes, Fuchs bien qu’étant pieds nus se déplace partout comme un cabri, descendant même pendant un moment sur la barrière, au grand damne de la sécurité qui était débordée. De nombreux musiciens viendront rejoindre le groupe selon les morceaux, violons, violoncelles, et j’en passe. Mais voilà, en plus de soutenir le groupe musicalement, deux d’entre eux arrivent sur scène (un homme et une femme) en maillot de bain, et on voit deux bateaux gonflables sortir des backstages. Et bien les deux feront leur petit bain de foule, portés par le public, avant de revenir tant bien que mal à l’avant. Bref, un show vraiment inoubliable, j’ai vraiment été comblé, et des deux journées déjà écoulées, ce dernier show était déjà le meilleur pour moi. Seulement, rester à la barrière se trouva vraiment insoutenable par moment, les pressions étaient telles que nombreux se firent évacuer par la sécurité (j’ai moi-même hésité deux fois à le faire). La pression est telle qu’on ne respire que par intervalles, les côtés étant vraiment compressés contre la barrière (elles s’en souviendront jusqu’à quatre jour après !). En conclusion, si vous avez la possibilité d’aller voir les chevaliers de l’apocalypse, et bien n’hésitez absolument pas, même si vous ne connaissez pas, je parie que vous ne serez pas déçus. Par contre, pour le retour à la tente, je me demande comment mes jambes ont pu me porter, tellement elles tremblaient (véridique !).
Gounouman : A l’époque je ne connaissais pas le groupe, Samael emporta donc ma préférence sans l’ombre d’un regret. Aujourd’hui, je sais que je ne regrette pas mon choix, mais j’adore ce groupe, et je suis un peu dégoûté d’avoir manqué leur show… je ferais le maximum pour les revoir une autre fois !!

Ont été jouées :
- Freide Sei Mit Dir (ouverture)
- Riders On The Storm
- Reitermania
- Seeman
- Revolution
- Die Sonne Scheint
- Mmh
- Metal Will Never Die
Samael :
Gounouman : J’ai réussi, j’étais au premier rang !! Cela vous surprendra-t-il si je vous avoue d’entrée de jeu que ce concert fut mon préféré du festival ? C’est toujours fantastique de voir sur scène une formation dont l’on connaît par cœur tous les morceaux ! Donnant mes dernières forces, headbanguant à fond sur les ambiances industrielles magistrales du groupe, transporté dans un autre monde par les jeux de lumière éblouissants, muet d’admiration devant l’énergie de Mas et Makro, et le charisme de Vorph, unique maître d’une cérémonie supranaturelle… Un détail amusant : jamais je n’avais vu Arpeo aussi déchaîné ! La setlist est plutôt équilibrée. Le seul point faible du concert fut l’enchaînement des titres 6 à 8 qui comptent parmi les rares tracks à me laisser relativement froid… Mon enthousiasme retomba donc un peu, mais en revanche, l’enchaînement des dernières pistes était d’une perfection rare ! De quoi bien me consoler, et jurer de revoir la formation suisse le plus rapidement possible. Discussions avec les fans (j’ai encore eu un médiator, quelle chance inouïe !), et retour à la tente, épuisés mais… tellement heureux !!

Setlist :
01) Solar Soul
02) Reign Of Light
03) On The Rise
04) Ailleurs
05) Rain
06) Baphomet's Throne
07) AVE
08) Year Zero
09) Infra Galaxia
10) On Earth
11) Moongate
12) Oriental Dawn
13) Slavocracy
14) The Ones Who Came Before
15) My Saviour
TROISIEME JOUR :
Réveillés assez tôt par la chaleur suffocante qui règne dans la tente, nous nous préparons assez tôt, et commençons la journée sur la Party Stage, où débute Disillusion.
Disillusion :

Guill647 : Premier groupe de la dernière journée, assez sympathique, même s’il ne m’a forcement donné envie d’écouter ses travaux studio.
Gounouman : Le style du groupe est relativement hermétique mais j’ai bien apprécié la prestation, notamment le jeu incroyable de la bassiste, et l’interprétation d’« And the Mirror Cracked », mon morceau préféré du combo.

Setlist :
1) The Black Sea
2) Gloria
3) Alone I Stand In Fires
4) Avalanche
5) Back To Times Of Splendor (short version)
6) The Hole We Are In
7) And The Mirror Cracked (short version)
8) Don't Go Any Further
Moonspell :

Guill647 : Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, n’ayant pas trop accroché au best of du groupe. Et bien grand mal m’en a pris parce qu’en live ça dépote, et puis quel charisme ! En plus d’avoir le plus beau fond de tout le festival, les portugais ont vraiment mis le feu pendant leur courte heure.
Gounouman : Retour sur la scène principale… J’ai moi aussi beaucoup aimé le show des portugais, Fernando Ribeiro est vraiment incroyable ! Entendre « Everything Invaded » et « Finisterra » en live fut un plaisir, mais je reste nostalgique des albums plus calmes et gothiques de la formation, leur passé et actualité black me séduisant moins. Très bon show néanmoins, et en effet, un décor superbe et parfaitement adapté.

Setlist :
1) In Memoriam/Finisterra
2) Memento Mori
3) Blood Tells
4) Opium
5) Vampyria
6) Everything Invaded
7) Alma Mater
8) Fullmoon Madness

Stratovarius :

Guill647 : Premier groupe de speed que j’allais voir, j’appréhendais un peu aussi, n’étant pas forcement fan du groupe. Et bien là encore je me suis trompé, la performance était très réussie, bien servie par une setlist presque parfaite (j’ai juste trouvé Visions un peu longue du haut de ses 12 minutes quand même). Même le nouveau morceau n’a pas fait tâche. Si Tobias s’est coupé les cheveux, le sieur Kotipelto s’est laissé pousser la barbiche, et il gagne ainsi beaucoup en maturité. Vraiment satisfait.
Tiamat : Les finlandais débarquent alors qu’un soleil de plomb justifie la bière dans ma main gauche. Un peu de Metal à chant haut perché ça change de ce que je peux voir et entendre jusque-là. C’est pas ce que j’ai vu de plus original et je crois que je finis par me lasser mais le quintet assure toujours la barre et en tant que pionniers de la scène finlandaise ils ne s’arrêteront pas de si tôt. Les mélodies finissent par tourner en rond et le nouveau morceau est sympa mais banal dans l’ensemble. Un concert sympa et qui passe le temps.
Gounouman : Stratovarius, c’est toute une période pour moi, mais jamais je n’avais vu le groupe en live ! La setlist me ravit pleinement, même si la prestation, très bonne, ne fut pas non plus éblouissante. Le morceau joué en inédit « Last Night on Earth » me plût beaucoup, et quel pied d’entendre « Hunting High and Low » en ouverture, « Paradise », mon titre préféré du groupe, et « Black Diamond » en final ! Messieurs, excellents choix !

Setlist :
1) Hunting High And Low
2) Speed Of Light
3) Paradise
4) A Million Lightyears Away
5) Father Time
6) Visions
7) Last Night On Earth
8) Eagleheart
9) Black Diamond

Rage :
Tiamat : Voilà qui est intéressant. Je n’avais jamais eu jusque-là l’occasion de voir de groupe avec un orchestre symphonique en live. C’est désormais chose faite avec le Lingua Mortis Orchestra (et ses magnifiques violonistEs) qui accompagne les trois musiciens de Rage. Le nouveau batteur n’a clairement pas autant de charisme que Mike Terrana même s’il joue bien. La dimension des morceaux est assez phénoménale et on se réjouit toujours d’entendre M. Victor « J’en fous dans tous les sens » Smolski placer ses solis. Très bon moment du fest, en dessous d’Amorphis toutefois.
Setlist :
1) Overture
2) From The Cradle To The Grave
3) Alive But Dead
4) French Bourrée
5) Medley Lingua Mortis :
-Don't Fear The Winter
-Black in Mind
-Firestorm
-Sent By The Devil
-Lost In The Ice
6) Turn The Page
7) Suite Lingua Mortis :
-Morituri Te Salutant
-Prelude Of Souls
-Innocent
-Depression
-No Regrets
-Confusion
-Black
8) Concert For Violin And Oboe (titre solo Victor Smolski)
9) Higher Than The Sky
Norther :
Tiamat : Je voulais voir ce que donnait ce groupe que je découvrais en live. Alors OK on va me dire que ça repompe Bodom, que c’est peu original blabla… Bon, j’aime bien sur album à petite dose mais en live je m’amuse 5 minutes, au bout d’un moment je me lasse. Les riffs sont bons, la musique bien, la voix en place, les mélodies pas de problème mais ça se répète fortement et je crois que l’alcool doit aider à digérer ce genre de concert.

Se préparait à présent le plus impressionnant des marathons métalliques. De 16 heures à 23 heures, nous ne quittâmes pas la W.E.T. Stage, enchaînant 6 concerts d’affilée !! Balancés au premier rang dès le milieu du show de The Vision Bleak, vous ne pouvez imaginer notre état de fatigue après ces concerts… Remués en tout sens, Gounouman la cheville violemment tordue, manquant de mourir la tête défoncée par les pieds des slameurs, bref… Mais comment regretter, vu la qualité des prestations ce jour-là ? Voyons plus en détail ce qu’il en fut réellement…
Secrets Of The Moon :

Guill647 : Le premier groupe nous est conseillé par Arpeo, et je dois l’en remercier, car j’ai beaucoup aimé la prestation du groupe, c’était court mais intense. Le groupe avait un chanteur bien charismatique et également assez dynamique.
Gounouman : Violent mais sobre, habité et étrange… Ce show fut vraiment bon, même s’il est difficile de bien pénétrer la musique sombre et complexe du groupe. Mais nous fûmes tous convaincus par la qualité de l’interprétation… Sans aucun doute, une formation à découvrir.

A été jouée :
- Lucifer Speaks

The Vision Bleak :

Guill647 : Groupe imposé par Gounouman cette fois, et là aussi un grand merci, car j’ai encore une fois adoré, la participation du public étant en plus excellente tout au long de la petite demie heure. Je ne connaissais que le tube « Wolfmoon » (découvert dans le bus) et j’ai été heureux de pouvoir l’entendre.
Gounouman : Markus ! Markuus ! Markuuuuuuuussssss !!!!!! Enfin, devrais-je dire Ulf Theodor… Car oui, j’apprécie beaucoup The Vision Bleak et notamment l’excellent et tubesque « Wolfmoon » (un vrai carton en live), mais j’étais surtout là pour baver devant l’incarnation divine que constitue Markus Stock guitariste de TVB, ok mais surtout… leader du défunt Empyrium, mon groupe préféré !!! Quelle émotion d’avoir ce génie en face de moi, toujours sobre, digne, classe, imperturbable, probablement en communication avec l’au-delà… Bref, quand je n’étais pas subjugué par Markus, j’étais à fond dans le concert, et franchement, c’était vraiment excellent.

Setlist :
1) Intro
2) Kutulu
3) Wolfmoon
4) Carpathia
5) The Grand Devilry
6) By Our Brotherhood With Seth

Swallow The Sun :

Guill647 : Alors là c’est la surprise, je m’étais trompé dans l’ordre de passage, et je m’attendais à voir Turisas. J’ai donc bien mis 5 minutes à me demander qui c’était avant de reconnaître « Descending Winters ». Du coup, je n’ai pas vraiment pu apprécier correctement la performance du groupe (je me tiendrais loin de TeRyX à la prochaine rencontre heavylaw).
Gounouman : Avis mitigé pour ma part. Le synchronisme du headbangage est, il est vrai, excellent, mais je ne connais pas l’album « Hope », et je n’apprécierais surtout que « Descending Winters » et la très belle « Swallow ». Bon concert, mais le doom n’est pas vraiment fait pour la scène, et j’aurais aimé mieux connaître les morceaux. Bref, sympathique, mais en deçà des meilleurs concerts de la journée.


Turisas :

Guill647 : Enfin ils arrivent, et ils sont attendus les finlandais ! Et bien tout simplement mon meilleur concert du Wacken, et tous concerts confondus d’ailleurs. J’avais trouvé le dernier album juste très bon, mais il n’y a pas à dire, sur scène, leur musique est centuplée ! Du dynamisme, de l’épique, des piques envers l’organisation (par rapport à la scène donnée et le nombre de fans présents pour le groupe), des déguisements splendides, et aussi des chœurs de toute beauté. Je plains beaucoup la sécurité, qui a même été obligée d’appeler quelques gars en plus. Les slameurs étant vraiment nombreux, ils ne descendaient même pas des marchepieds pendant des morceaux entiers tellement le flux était important ! J’ai malheureusement raté la quasi-totalité de « Battle Metal » à cause de ça. Là aussi, si vous avez l’occasion d’aller voir ces diables de finlandais n’importe où, n’hésitez pas, même si vous trouvez les albums assez moyens. Leur son prend une toute autre dimension en live.
Gounouman : Comme l’a dit Guill, une prestation bluffante par sa qualité fantastique. Les tenues sont excellentes, le groupe vit ses morceaux, avec parfois pas mal de théâtralité, et franchement, impossible de rester de marbre face à tous ses hymnes épiques et à cette puissance ! « To Holmguard and Beyond », « Battle Metal », « One More »… Un pur bonheur et sûrement l’un de mes meilleurs show aussi !


Benedictum :
Guill647 : Sans commentaires… (La photo de la chanteuse suffira).

Gounouman : Entre deux groupes de viking, voici un groupe américain pratiquant un heavy basique et ennuyeux. Déjà, ça surprend ! Le public désenfle et l’on peut enfin respirer après l’intensité de Turisas… Imaginez notre choc : une chanteuse aguicheuse à la voix peu convaincante, un guitariste noir très souriant et chaleureux, excellent musicien soit dit en passant… Avec des compos convenues et ennuyeuses comme pas possible ! Dans quoi est-on tombé ? Au secours ! Franchement, les musiciens sont chaleureux, sympathiques et proches de leur public (on a eu distribution de médiators avant, pendant et après), mais alors, quelle nullité…A ranger parmi mes plus mauvais concerts à l’évidence. Point positif ? Chom (qui nous a rejoint après Vision Bleak) et moi avons bien rigolé.
A été jouée :
- Ashes To Ashes (quel titre original !)
Moonsorrow :
Gounouman : Moonsorrow, un autre de mes groupes cultes, j’étais aussi venu pour eux ! Ma fatigue accumulée ne me permit pas de savourer la prestation autant que je l’aurais souhaité, mais le concert fut cependant très bon. Un son moins bon que les autres formations, un public déchaîné, et une très bonne setlist (aaah, « Kylan Päässä » et ce riff de tueur !!!)… Bref, encore un grand moment, mais je veux à tout prix revoir ce combo fantastique dans un autre cadre, où leur talent pourra mieux prendre toute sa mesure.
Guill647 : Grosse attente là aussi, et attente non déçue encore une fois, hormis que je n’ai reconnu aucun des morceaux du groupe. Bonne énergie, surtout du second guitariste, qui dans de grands mouvements manowariens, dû changer de guitare, ayant trop maltraitée la première. Un show qui sera finalement mon dernier pour cette formidable édition 2007 du Wacken Open Air, ma première. La satisfaction étant à son comble, je n’ai même pas envie, ni même la possibilité (ruiné physiquement la veille par les reitermaniacs, et là par l’enchaînement de plus de 6 heures à la barrière, de la W.E.T. Stage qui plus est). Du coup, je ne vais même pas voir la fin de Stormwarrior (avec Kai Hansen pourtant !), et j’ai encore moins envie d’aller voir In Flames. Quant à Haggard, j’ai tout simplement abdiqué, histoire de faire mon sac et de me reposer un peu avant le départ du bus.
Ont été jouées :
- Kylan Päässä (ouverture)
- Pimea
- Raunioilla
- Sankaritarina (final)
Haggard :
Après un bref retour à la tente, histoire de se ressourcer un peu, Arpeo et moi repartons clopin-clopant en direction de la Party Stage. Les pieds dans la boue (car il avait plu quelques jours avant le festival, même si heureusement nous avons eu très beau temps les trois jours), morts de fatigue, Arpeo ne sachant plus où il allait et moi pouvant à peine tenir debout avec ma cheville blessée… C’était une vraie épreuve, mais cela en valait la peine. Haggard, à la lueur des bougies, fut impérial. Presque tout l’album « Eppur si Muove » fut interprété, ainsi qu’un nouveau titre, à la saveur assez différente et qui annonce donc « Tales of Ithiria », le prochain album, à venir dans les mois qui viennent. Asis, le leader est très prolixe et fort sympathique (dommage qu’il ne s’exprime ici qu’en allemand), et c’est une vraie pitié que de voir ces 15 musiciens s’entasser sur une si petite scène… Le show fut excellent, le final sur « Awaking the Centuries » génial (mon morceau préféré) et j’ai vraiment regretté d’être en si mauvais état…

Ont été jouées :
- Eppur Si Muove
- Per Aspera Ad Astra
- The Observer
- Of A Might Divine
- Al Inizio La Morte
- Awaking The Centuries (final)
THE ANECDOZONE
- La personne devant Gounou lors du show de The Vision Bleak a du se méfier de notre bon chroniqueur, la vision de Markus procure en effet des effets particuliers chez lui.
- Un suédois du Camp Kenneth avait écrit sur un bout de carton (posé devant sa tente) : « Show me your boobs, I give you free candy, sweets or a beer ». Et bien, certaines ne reculaient devant rien pour avoir leur bonbons où leurs canette de bière.
- Un autre gars du Camp Kenneth avait Tarja tatouée sur chaque cheville… Il faut de tout pour faire un monde !
- Dans la file d’attente pour acheter les tee-shirts du festival, il y avait un clone de Jari Maenpaa (Wintersun). Avec le Johan Hegg du bus, il y avait de quoi former un groupe intéressant.
- On peut tout acheter au Wacken. Vous avez oublié votre tente ? Vous pourrez en trouver une à l’effigie du fest. Vous avez envie de faire vous-mêmes vos grillades ? Et bien vous n’avez qu’à acheter un barbecue et à allumer le feu (le charbon et la viande y sont déjà). Outre la présence de nombreux gadgets, on en notera un dont les filles pourront se faire plaisir avec (non Duck, ne touche pas !).
- Il va de soi qu’on trouve de sacrés numéros au WOA : vikings, gars en kilt (on n'est pas allé vérifier s’ils le portaient dans les règles quand même hein !), hommes en costards cravate (si si, même dans la fosse), et d’autres en tenue disco.
- Le cri du festival, si bizarre soit-il, était « Spider schwein ! » (Spider pig/Spider cochon, dans le film Les Simpson pour les incultes).
- Les filles sont toutes des blackeuses là-bas, elles jurent toutes par Cannibal Corpse (spécial dédicade à TeRyX).

QUELQUES MAXIMES :
- Mieux vaut avoir ses lacets bien faits si on ne veut pas perdre sa chaussure dans un marais à la composition plus que douteuse.
- Ne pas trop être exigeant pour le montage de la tente, aussi bien pour la qualité du montage que pour ceux qui vous aident à la monter.
- Ne partez jamais en voyage organisé avec des suisses !
- Permettez-vous n’importe quelle extravagance là-bas, de toute façon vous passerez inaperçus.
- Mieux vaut payer 50 centimes plutôt que d’aller aux toilettes gratuites (pour la grosse commission bien sûr).
- Au Wacken, la bière est moins chère que toutes les autres boissons, profitez-en.
Conclusion :
Une expérience inoubliable, un événement que l’on remettra sûrement l’an prochain !!!
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Le 30 Septembre 2007