Le Hell Fest est l’événement métal majeur en ce début d’été. Des métalleux de toute l’Europe se pressent à Clisson, petite bourgade proche de Nantes. Il y avait entre 30 000 et 45 000 festivaliers présents, tous ici pour jouir de l’une des meilleures programmations extrêmes de l’été. Malgré de nombreux soucis d’organisation, et une météo capricieuse, ce week-end fût l’un des plus intenses que l’on ait vécu.

VENDREDI 22 JUIN:
DESTINITY
(Bonobo)
Errant sur le site du Hellfest à la recherche du TeRyX et de son harem de circonstance, je fais un petit détour par la Discover Stage pour y découvrir les français de Destinity. Dans mes souvenirs, le groupe évoluait dans un registre Black à tendance symphonique… Et bien Alzeihmer me guette, car pour le coup, c’est bien différent de ce à quoi je pensais... Le combo assène en effet un Death Metal dévastateur aux accents Grind. Bien que n’étant pas un fan du genre, je dois admettre que les musiciens s’en tirent très bien et je me suis surpris à apprécier leur set (bon j’aurais pas tenu des heures non plus…). Une bonne surprise pour débuter ce festival et se mettre dans l’ambiance.
MASTODON

(Bonobo)
Direction la Main Stage pour voir (et entendre) Mastodon. Groupe résolument impressionnant sur album, j’ai été quelque peu déçu par leur show… Mais il est vrai que les Américains ont connu quelques problèmes techniques (ce qui vaudra à l’un des gratteux de balancer un bon coup de pied dans son ampli !). Minimum syndical donc pour Mastodon qui reste tout de même une référence musicalement parlant.
UFYCH SORMEER
(Bonobo)
Petit retour sous le chapiteau pour découvrir Ufych Sormeer. Etrange, d’ailleurs, de retrouver ce groupe au milieu d’une affiche aussi extrême ! Malgré un public assez clairsemé et peu réceptif, le groupe délivre un très bon concert et leur Hard / Metal très « Rock’n’roll » mérite sincèrement que l’on y prête une oreille attentive.
Chimaira
(TeRyX)
Ayant raté le show des français de Lyzanxia, mon premier véritable concert du festival fut Chimaira. Le groupe américain de metalcore eut droit à la grande scène pour un show énergique et bien interprété. Malheureusement je ne connais pas grand chose à leur chanson, et le son (plutôt horrible) n'arrangeait en rien cette compréhension. Un chanteur à l'aise qui tente, tant bien que mal, de motiver la foule, et les quelques spectateurs présents. Je n'ai pas reconnu grand chose à part leur dernier single "Resurrectiion" ... Chimaira pratique donc une musique pas forcément originale, mais efficace en live, à condition d'avoir le son adéquat.
HATEBREED
(TeRyX)
Il n’y a pas que du métal au Hell Fest ! Dans l’optique d’un festival diversifié axé sur les musiques extrêmes, la programmation proposait également du hardcore. Ce sont donc les fous américains de Hatebreed qui déclenchèrent les hostilités sous un temps maussade. Mais il en faut plus pour nous décourager. C’est en compagnie de Béa (admiratrice du groupe) que je me fais une place dans la boue, au milieu de djeunz en furie. Je ne suis pas fan de Hardcore, mais il faut dire qu’en live ça envoie du gros ! Le chanteur est excellent, et s’occupe admirablement de son public. Tout le monde saute, la musique, très violente, s’avère excellente. Bref super ambiance, excellente performance, prestation très dynamique, et son excellent.
MACHINE HEAD
(Bonobo)
Les choses sérieuses commencent... Auteur d’un dernier album absolument monstrueux, les Américains de Machine Head étaient très attendus en live. Alors que dire… si ce n’est qu’ils ont parfaitement assuré. Les titres extraits de The Blackening passent remarquablement bien l’épreuve de la scène. Le show était carré, le son énorme et le public surchauffé et acquis à la cause du groupe. D’ailleurs, Robb ne s’y trompe pas et n’hésite pas à échanger quelques mots (parfois en français) avec les fans entre les morceaux (« Santé Hellfest ! »...). Bien que le Hellfest ne soit pas la plus grosse date de leur tournée, les Américains ont visiblement l’air content d’être là et cela fait plaisir à voir ! Le premier gros concert et grosse baffe de ce festival.

(TeRyX)
Tout à fait d’accord avec Bonnebouille ! Un concert d’anthologie ! Les Américains ont véritablement mis le feu. C’est une nouvelle découverte pour moi, et je dois dire que l’ambiance du concert était excellente. Entre le son très clair, les chansons entraînantes et un public totalement hypnotisé par les chansons, les gens sautaient, dansaient, tapaient des mains… Comme le souligne Bonobo, Robb semblait particulièrement satisfait de son concert, car entre de nombreux : « You’re fucking unbelievable Hell Fest » et « Santé HellFest » le groupe redoublait d’énergie pour nous offrir le tout meilleur concert de cette première journée.
SLAYER
(Bonobo)
Slayer est ce que l’on peut appeler un « vieux de la vieille ». Depuis les années que le groupe tourne, on peut dire que leur show est rôdé ! Son surpuissant, lights dynamiques, interprétation carrée, deux ou trois mots à l’occasion (guère plus), les grands classiques sont de sortie (Reign in Blood...) et l’ensemble reste très professionnel… un peu trop d’ailleurs ! On aurait, en effet, aimé un peu plus de communication entre le groupe et son public.
Mais bon, voir Slayer en concert reste tout même un évènement en soi !

(TeRyX)
J’ai à nouveau la même analyse que mon confrère. Slayer tourne depuis plusieurs décennies et même si ses concerts sont dynamiques, il arrive que l’on décroche. En effet, il n’y a aucun effort de communication, et plus le show avance, plus le public se sent délaissé. Heureusement que les fans de longue date sont là pour mettre l’ambiance ! Slayer eut la chance de jouer la nuit, d’où une pléiade d’effets lumineux. Toutefois cela m’a fait plaisir de découvrir leur musique, et certains de leurs classiques comme « Silent Scream » au son live !
Cannibal Corpse
(TeRyX)
C'est en partie caché par une rangée d'arbres, près du bar avec comme protecteurs Béa et Bonnebouille que l'on assiste, de loin, au show des cannibals de Floride. Une expérience plutôt fun lorsqu'on l'on voit la conviction avec laquelle George crache ses poumons sur des textes immondes, accompagné d'une musique brutale. Cela est encore plus amusant lorsque l'on sait que l'homme est très gentil dans la vraie vie. Bref, pas de véritable opinion sur ce concert "transition" en attendant de voir ce que Korn va nous préparer... Nous ne sommes pas au bout de nos surprises!
KoЯn
Ne souhaitant pas reproduire l’expérience menée par Claude François il y a déjà quelques années, les Américains ont décidé de ne pas jouer ce soir…
L’année prochaine peut-être ?
SAMEDI 23 JUIN:
AFTER FOREVER

(Bonobo)
Placé étonnamment (et injustement) bas sur l’affiche, After Forever nous a pourtant gratifiés d’un excellent concert ! Puisant les titres de leur set-list dans le dernier album en date, ainsi que 2 ou 3 classiques, leur show a été parfait de bout en bout… mais bien trop court ! Le chant de Floor était irréprochable et la frontwoman aime toujours autant headbanguer sur scène. A noter que le gratteux Sander Gommans étant indisponible pour des raisons médicales, c’est l’ex-chanteur d’Orphanage qui assure les grunts. Avec un sourire aux lèvres tout le temps du concert pour chacun des membres, il ne faisait visiblement aucun doute que les membres étaient heureux d’être de passage en France.. et nous aussi ! Assurément le meilleur concert des trois « groupes à chanteuses » présents ce week-end.

(TeRyX)
Assurément ! Je n’ai jamais été très intéressé par la musique du groupe, mais je dois dire que j’ai passé un excellent moment ! Finalement, Floor est plutôt sexy . Seul petit reproche quant à la setlist qui ne fit pas honneur aux premières œuvres du groupe. En effet, nos Hollandais ont préféré se focaliser sur leurs derniers albums.
VADER
(Bonobo)
Quand un groupe vous annonce d’entrée « God is Dead, Halleluiah! », à quoi peut-on réellement s’attendre ? A du gros Death Metal qui tache pardi ! Et ce ne sont pas les polonais de Vader qui nous contrediront… Tel un rouleau compresseur boosté aux blasts, le groupe enchaîne les morceaux en moins de temps qu’il ne faut à un communiant pour avaler son hostie ! C’est massif, brutal, lourd, surpuissant… c’est Vader, quoi !!!
(TeRyX)
Pour rien au monde je n’aurais raté Vader ! Je suis un vrai fan de leur EP « The Art Of War » et l’idée de voir ces vétérans du brutal death en live ne m’a pas quitté. Le show était impressionnant ! Entre un batteur aussi rapide en live que sur album, et un son démesuré, les petites 30 minutes du show sont passées à vitesse éclair ! Je ressors du concert avec les oreilles en bouillie, mais de supers souvenirs ! « The War Is On » est un incontournable, et en live, elle déchire !
KORPIKLAANI

(Bonobo)
Ayant malheureusement connu quelques problèmes techniques lors de leur prestation, les finlandais de Korpklaani n’ont pas donné le meilleur show de leur carrière ce jour-là. Un show assez mitigé donc, mais fortement sympathique, la musique du combo étant propice à la fête. Allez, on reprend tous en chœur : « Beer, beer... Beer, beer... Beer, beer !!! »

(TeRyX)
Un mauvais concert. Je me suis ennuyé pendant toute leur prestation. Entre un violoniste qui ne sourit jamais, et des chansons vraiment pas mémorables, je n’ai pu cacher mon ennui (allant jusqu’à m’asseoir dans la boue, oui j’étais très fatigué). Alors oui, le public savait mettre l’ambiance, mais ce n’est pas suffisant. Je m’attendais à bien mieux venant de la part d’un groupe plébiscité sur Heavylaw. Première grosse déception.
EPICA

(Bonobo)
C’est toujours un plaisir de retrouver Simone Simons en live ! Demandez donc à Teryx qui n’a pas décroché les yeux de la belle rousse de tout le concert. Petite déception cependant, car si le concert a été bon, le groupe ne semblait pas pour autant au mieux de sa forme. Nous aurons toutefois eu le droit en exclusivité, à un titre du prochain album qui paraîtra en septembre. Un morceau épique à souhait, d’une dizaine de minutes, alternant parties orchestrales et passages plus agressifs (avec grunts et double pédale...). Fort prometteur donc ! On attend impatiemment l’album s’il est du même acabit...

(TeRyX)
Epica je n’aime plus. Je trouve ça particulièrement ennuyant et prévisible. Pourquoi les voir en live ? Pour Simone bien sûr… et peut-être qu’Epica vaut quelque chose en live ? Finalement pas tant que ça… On sent, dans sa performance live, que le groupe est encore jeune. En effet, entre un set un peu bordélique, et pas toujours bien cadencé, ce sont quelques soucis techniques en début de show (voix inaudible) qui ternissent davantage le tableau. Seul bon point : le nouveau morceau annonce un Epica plus mature et violent, on attend de voir ça.
AMON AMARTH

(Bonobo)
Ils ont beau être de fiers vikings, des guerriers que rien n’effraie, des combattants nordiques inspirant la crainte et le respect… vu le sourire arboré par Johann Hegg tout au long du concert, ils nous semblent plutôt être de bons gars forts sympathiques !!! Pour la petite histoire, le show a débuté par un combat (factice) entre deux vikings, glaives en plastiques et boucliers en bois à la main ! Une petite mise en scène sympathique qui annonce la couleur : une musique combative et entraînante qui donnerait du courage et de la vaillance au plus peureux des planqués ! 40 minutes intenses, menées tambour battant, à un rythme effréné qui ne diminue pas d’un iota de tout le concert. De la puissance sur scène et un véritable chant de bataille dans la fosse où chacun headbangue comme un fou. La communion entre public et groupe est ici totale !
Un très grand show ce soir…

(TeRyX)
L’un des meilleurs concerts de ces trois jours ! Johann Hegg sait comment manier un public ! Le valeureux viking, torse nu sous la pluie n’a peur de rien et s’avère être un excellent frontman. Le groupe a joué Valhall Awaits Me, Runes To Me Memory, Asator, Cry Of The Black Birds, Death In Fire, Victorious March et Pursuit Of Viking. On peut aisément affirmer que le dernier album, véritable boucherie, l’est tout autant en live! Des riffs de guitares comme s’il en pleuvait, des refrains entraînants repris en cœur par la foule. Un concert survolté. Entre chansons indémodables, et véritables nouvelles perles, ce show de 40 minutes est passé beaucoup trop vite.
CYNIC
(Bonobo)
Juste un petit mot pour vous parler de Cynic, groupe culte de Death technique qui a sorti un unique album, Focus, en 1993 et qui avait splitté peu de temps après. Le concert de ce soir avait un petit goût d’inédit puisqu’il s’agissait du premier concert du groupe en France, et de son premier depuis la réunification du groupe ! Techniquement la prestation du groupe était excellente, mais on sentait encore les Américains en rodage à ce moment-là… l’absence de chanteur Death (remplacé par des bandes) accentue un peu plus la distance entre le groupe et son public, ce qui est fort dommageable… Quoiqu’il en soit, cela ne change rien aux qualités du combo que les amateurs de Death Prog’ jazzy se doivent d’écouter en boucle !
PAIN OF SALVATION

(Bonobo)
J’aimais énormément ce groupe avant, désormais je le vénère !
Des musiciens hors pairs, dotés d’une technique irréprochable et d’un feeling absolument fabuleux, le tout au service d’une musique qui vous transcende littéralement ! Et ce chanteur… quel chanteur ! Daniel Gildenlow est assurément une bête de scène et nous le prouve une fois de plus. Son charisme est monumental, il vit et ressent ses textes et sa musique. Mieux encore, il parvient à nous communiquer cette passion qui l’habite. Pour preuve, ce n’est pas tous les jours qu’une ballade parvient à émouvoir notre Teryx national.
Un groupe à voir et à revoir indéfiniment...

(TeRyX)
Incroyable. De loin le concert le plus émotionnel de ces trois jours. Je comprends tout à fait les gens qui vénèrent Gildenlow, si jeune et si talentueux. Composition, Feeling, Guitares, Chant : tout est parfait. Pain Of Salvation a proposé une setlist très calme, peu métal au final et composée de nombreuses ballades dont la sublime Undertow qui m’a presque ému aux larmes ! Le groupe a également joué Disco Queen : 8 minutes de gros délire ! Imaginez des milliers de métalleux sautant, et headbanguant sur un titre aux consonances disco… Un grand moment. Je regrette toutefois les jeunes rebelles ridicules qui n’hésitaient pas à crier au scandale en attendant le concert de Bodom (prévu juste après).
CHILDREN OF BODOM
(Bonobo)
Puissance, mélodie et vélocité... L’astiqueur de manche finlandais a encore frappé ! Un show impressionnant par la maîtrise des musiciens et par la furie qui s’empare de la fosse. Le groupe enchaîne ses classiques (Everytime I Die, Needled 24/7, Are You Dead Yet?,...) et se fait plaisir (la communication avec les fans et les délires entre Alexi Laiho et Jani Warman en témoignent). Un grand moment !

(TeRyX)
Loin d’être un concert mémorable, il m’est apparu plutôt sympa. Entre un public totalement fou, un Laiho dingue à la guitare, et un Warman supersonique au clavier on peut dire que CoB a assuré ! Le groupe a aligné ses classiques et ses nouvelles chansons aux riffs modernes et refrains efficaces ont fait un malheur. Comme à son habitude, Alexi Laiho est un excellent showman, il saute dans tous les coins et impressionne à chaque solo. Seul petit bémol : le son n’était pas excellent.
IMMORTAL
(Bonobo)
La légende est toujours vivante... (normal pour des immortels me direz-vous !). Après une entrée en matière quelque peu chaotique, l’effet pyrotechnique annonçant le début du concert ayant visiblement fait péter les plombs de la sono, le groupe entame finalement son show apocalyptique. Son énorme et prestance scénique impressionnante, les Norvégiens assènent leur Heavy/Black avec le professionnalisme qu’on leur connaît. Le show Immortal (dont la traditionnelle séance « cracheur de feu ») est en marche et rien ne peut l’arrêter... Magistral !
(TeRyX)
Immortal eut la chance de jouer de nuit. Ce fût le seul concert avec effets pyrotechniques. Je comprends dorénavant leur statut de légende ! Quel show ! Le groupe a joué plus d’une heure d’un Heavy/Black de très haute volée avec un Horgh incroyable à la batterie. Entre riffs survoltés, mélodies et voix black, je ne savais plus où donner de la tête ! Au beau milieu du concert, Abbath nous a gratifié d’un numéro de cracheur de flammes. En bref un concert très intense et impressionnant. La réunification de 2007 est tout à fait réussi, et cela fait plaisir de voir Immortal aussi en forme !
THERION
(Bonobo)
Je m’interroge encore du choix assez peu judicieux de faire jouer Therion sur la Gibson Stage et non sur la Main stage... Enfin, bref ! Malgré des conditions loin d’être satisfaisantes (le groupe annonce sur scène qu’il s’agit là de la pire organisation qu’il ait connue en 20 ans de carrière ! Bonjour l’ambiance...), Therion décide tout de même d’assurer son show par respect pour les fans présents. Merci pour eux... Avec décors et lights somptueux, la musique de Therion prend une toute autre dimension sur scène. Aidé pour l’occasion de (seulement !) deux charmantes choristes, le groupe assure autant qu’il peut devant un parterre de fans assez conséquents, mais malheureusement peu réceptifs. La set-list est équilibrée, alternant les titres issus du dernier album et les classiques (dont l’incontournable Theli !). Mention spéciale aux deux chanteurs, Mats Leven et Snowy Shawn qui s’avèrent irréprochables et impressionnants.

(TeRyX)
A part critiquer l’organisation, Therion n’a pas fait grand-chose ce soir. Le public, peu réceptif, ne sait pas tromper : le show était mou ! Le groupe n’avait pas la hargne, et ce ne sont pas les quelques singeries de Snowy qui changeront mon constat : je me suis ennuyé ! Une prochaine fois peut-être.
TYPE O NEGATIVE
(Bonobo)
Groupe culte s’il en est, Type O Negative n’est visiblement plus que l’ombre de lui-même... Pour preuve, un dernier album assez mou du genou et le concert de ce soir où, à l’évidence, le géant Peter Steele ne paraît pas en pleine possession de ses moyens. Son chant assez approximatif trahissant un état second qu’on ne saurait attribuer à l’alcool ou à la dope... Dommage ! Pour ma part, ce sera direction la douche et une bonne nuit de sommeil avant une dernière journée qui s’annonce riche en bons concerts...
(TeRyX)
ZzzZZzzZZZzzZzzZzzZZzzZZZzzZzzZzzZZzzZZZzzZzzZzzZZzzZZZz
DIMANCHE 24 JUIN
MANIGANCE


(Bonobo)
Le set des français commence devant un nombre plutôt clairsemé de fans… La faute à une organisation quelque peu dépassée qui décide de n’ouvrir les portes du festival qu’au moment où débutent les concerts ! Pas très malin…
Le public grossissant au fur et à mesure, le groupe donne le meilleur de lui-même pour les fans purs et durs présents au premier rang. Piochant assez équitablement dans ses trois albums, Manigance distille son Métal mélodique fin et racé avec conviction et professionnalisme. Un très bon concert, sans fautes, et un grand merci au groupe qui n’a pas oublié de rendre hommage à notre cher Ludo en lui dédicaçant le dernier titre du show ! Encore bravo et merci…
HEAVENLY


(Bonobo)
Ouvrant les hostilités sur la Main Stage, les frenchies d’Heavenly n’avaient pas la partie gagnée d’avance. Mais à force de se démener sur scène, le groupe parvient à faire bouger et réagir un public assez conséquent présent sur le site du festival. Une prestation énergique et particulièrement bien maîtrisée (musicalement et vocalement) qui permet au groupe de s’en tirer avec les honneurs et de nombreux applaudissements !

DARK TRANQUILITY

(Bonobo)
C’est avec le kiki tout dur et la bave aux lèvres que ce cher Teryx attendait fiévreusement le show de Dark Tranquility ! Après le charme envoûtant de la rouquine d’Epica hier, ce n’est toujours pas aujourd’hui que le priapisme de notre Tété va se calmer !
Grosse claque que ce concert... Ambiance de fou furieux dans la fosse et sur scène, ce show reste un des meilleurs du festival ! Alternant classiques et titres inédits présentés ici en avant-première (l’album du groupe ne sortant officiellement qu’après le Hellfest !) les suèdois ont mis le feu à Clisson ! Puissance, agressivité, mélodies, mais aussi bonne humeur sont de la partie... Pour preuve, le petit jeu entre le public et Niklas qui s’amuse à la moindre occasion avec un ballon de plage gonflable lancé sur la scène depuis la fosse ! Le groupe s’éclate et le public aussi... Que du bonheur !

(TeRyX)
A cause de problèmes d'organisation au niveau des bus, j'ai du sacrifier le concert de Scarve pour ne pas rater Dark Tranquillity (le groupe qui m'a décidé à venir). Mes petits protégés ne pouvaient pas me décevoir…. Ho Non ! Ce show fût clairement l’un des meilleurs de tout le festival. Qu’il s’agisse de l’ambiance sur scène, dans la fosse ou de l’interprétation, tout était excellent. Michael Stanne est un excellent frontman, c’est connu. Il vit ses chansons, il prend des poses, il se ballade de droite à gauche en sautillant, il lui arrive même de slammer dans la foule (pas pour cette fois dommage). Il sait chauffer la foule, et la communication fût formidable. Pendant tout le concert, les fans et les membres du groupe s’échangeaient un gros ballon de plage, le sourire aux lèvres. Le groupe a joué quatres chansons du dernier album : Terminus, The Lesser Faith, Focus Shift, Misery’s Crown et des classiques comme The New Build, Punish My Heaven, The Wonder Is At You Feet and Monochromatic Stains. Un show complet, très professionnel à l’ambiance survoltée. Merci Dark Tranquillity!
ATHEIST
(Bonobo)
Prestation mitigée pour ma part... le groupe paraissant plus brouillon sur scène que sur album ! Dommage car, à l’instar de Cynic, Atheist est un pilier de la scène Death Prog’. Pour la petite histoire, les Américains enregistraient ce jour leur performance en vue d’un DVD à sortir prochainement. Affaire à suivre...
KREATOR
(Bonobo)
Place maintenant au bon vieux Thrash teuton avec Kreator ! Enfumés par leurs propres fumigènes (si, si !) les Allemands balancent malgré tout leur thrash classique et terriblement efficace comme ils en ont le secret. Techniquement irréprochables et professionnels jusqu’au bout, on regrettera seulement un concert un peu trop « clinique » avec assez peu de mots échangés entre le combo et son public. Mais nul doute que les fans du groupe ont du s’en donner à cœur joie...

(TeRyX)
Tout à fait ! Un concert comme beaucoup dans ce festival : trop professionnel sans réel échange avec le public. A noter également un Mille Petrozza pas dans ses meilleurs jours, tant sa voix semblait parfois fausse et trop nazillarde. Le groupe a enchaîné les tubes de son dernier album « Ennemy Of God » et quelques classiques comme « Violent Revolution ». Les fans semblaient bien apprécier le concert. Moi, de loin, je discutais plus qu’autre chose. Je m’attendais à mieux de la part de Kreator.
WITHIN TEMPTATION

(Bonobo)
Autres grands professionnels désormais, les Hollandais de Within Temptation ! Bien rôdés à la scène depuis le succès de Mother Earth, les bataves déboulent sur scène avec décors de circonstance... Petite frayeur cependant lorsque la toujours aussi charmante Sharon nous annonce qu’elle connaît quelques problèmes de voix ! Heureusement, cela ne s’entendra pas une seule seconde sur les différents morceaux interprétés ce soir. Principalement axé sur les titres de leurs deux derniers albums (à l’évidence taillés pour la scène), ce concert nous offre tout de même les classiques Mother Earth et Ice Queen pour finir en beauté ! Bien qu’on ne sente pas le groupe à son maximum, le concert défile, la magie opère, le public exulte et en redemande... mais il faut malheureusement déjà céder la place au groupe suivant.

(TeRyX)
Within Temptation, ou la preuve que des chansons vides peuvent faire de bons concerts. Le son semble également plus cru et heavy en live, ce qui n’est pas pour me déplaire. Le groupe sait écrire des chansons catchy, très simples aux refrains immédiats, et taillés pour le live. De plus Sharon, saucissonnée dans une robe blanche, moche et trop petite, sait mettre l’ambiance. Je me suis laissé prendre au jeu, et l’ambiance m’a transporté : un concert intéressant, et un très bon moment pour ma part.
EDGUY

(Bonobo)
Direction la Gibson stage maintenant pour voir et entendre les doux-dingues d’Edguy. Et là je dis Bravo et Merci messieurs pour ce show... trop court, mais absolument fantastique ! Si le son du concert n’est pas franchement le meilleur du festival, Edguy sait en tout cas y faire pour mettre une ambiance de feu dans la fosse ! De mémoire de métalleux, je n’avais encore jamais vu une « chenille » s’improviser dans le public !!!
Assénant le meilleur de leur discographie avec des titres issus de Theater of Salvation, Mandrake et Hellfire Club, Tobbi n’hésite pas, comme à son habitude, à discuter et à s’amuser avec le public. Entre quelques plaisanteries sur Dieu et la Météo, la finale de la coupe du Monde de Foot, et la puissance vocale du public (bien supérieure de notre côté soit dit en passant ), le chanteur du combo divertit les festivaliers et crée une ambiance et une bonne humeur générale absolument jouissive ! Malheureusement, l’amateurisme de l’organisation du Hellfest forcera le groupe à stopper son show avant la fin, au grand damne des allemands qui auraient bien aimé rester sur scène quelques instants de plus (et nous aussi !). Vivement la suite !

(TeRyX)
Un concert tout simplement inoubliable. Plus que la musique, ce sont l’humour et les talents de frontman de Tobby qui m’ont marqué ! Au départ le public n’étant pas très motivé à cause de la pluie, cela a vraisemblablement ennuyé Tobby qui est entré dans un jeu avec le public ! Ambiance : « I’ve already played in France and each time it was a real blast down there, but here you’re like sleeping! I don’t know if it’s the weather or... God doesn’t seems to be a heavy metal fan....”. Puis levant les yeux au ciel: “Hey Fucker out there, you won’t destroy this festival!”. Enfin en s’adressant à nous: “Let’s show everybody how loud can the heavy metal fans be!”. C’est alors qu’il a séparé la foule en deux pour un combat vocal épique. Outre « Lavatory Love Machine » , le groupe a joué “Catch Of The Century”, “Sacrifice” et “Babylon”... une chanson de Theather Of Salvation “A time when Edguy wasn’t commercial yet” comme l’a souligné Tobby en rigolant ! Le concert se finit sur une note moins positive car Megadeth n’a pas daigné attendre la fin du concert d’Edguy pour commencer son show. Nous quitterons Tobby sur ces mots : « Unfortunately we can’t play more songs tonight, we had to stop because the organisation of that festival FUCKING SUCK » suivit d’un jet de micro.
MEGADETH

(Bonobo)
C’est désormais Dave Mustaine qui prend place sur la Main stage avec SON groupe, Megadeth ! Là encore, on remarque le professionnalisme des américains, avec un concert sans fautes, au son puissant et à la prestation carrée ! Visiblement le sieur Mustaine aime bien la France et se réjouit d’être là, même s’il ne prend pas beaucoup de temps pour discuter avec le public... Après avoir assisté au show d’Edguy, on peut dire que le contraste est flagrant !
Mais après tout, le plus important reste la musique. Et de ce point de vue, les fans en ont eu pour leur argent, car Megadeth a sorti les grands classiques avec notamment un « A tout le monde » repris en chœur par tout le public (présent en nombre). Un concert sobre, mais excellent !

(TeRyX)
Megadeth semble n’être venu que pour encaisser son chèque ! Un show vide, et, en plus d’être statique, sans aucune communication avec le public. Je respecte Dave Mustaine pour ses qualités de guitariste, mais ce concert était d’une banalité affligeante. Le seul moment appréciable fût la culte « A Tout Le Monde » repris en cœur par des milliers de fans français, et ce sans que Mustaine ne décroche un seul sourire. Très grosse déception. Je m’attendais à mieux.
BLIND GUARDIAN
(Bonobo)
Autre légende du Metal injustement relégué sur la Gibson Stage, Blind Guardian se contentera ce soir du minimum syndical. Pas de débordement d’émotions ou de démonstrations de joie, le groupe enchaîne simplement les tubes (Fly, The Script From My Requiem, Mordred’s Song, ...) pour le plus grand plaisir des fans présents (certains d’entre eux venant tout de même d’Espagne juste pour les voir). C’est carré et puissant mais cela manque un peu d’enthousiasme de la part du groupe pour véritablement laisser un souvenir mémorable. A revoir dans de meilleures conditions donc...

(TeRyX)
Une bonne setlist ne fait pas un bon concert. D’après mes sources, Blind Guardian aurait joué tous ses meilleurs tubes. Hé bien, cela ne m’a pas empêché de m’ennuyer. Certes ça dépote bien, c’est sympa 5 minutes, mais il n’y a rien de remarquable là-dedans. Avec un Hansi plus sexy que jamais, en t-shirt moche, gras du bide, il semblait se demander ce qu’il faisait sur scène. Bref un concert vite vu, vite oublié pour cette performance plus qu’anecdotique.
DREAM THEATER
(Bonobo)
La grosse claque du festival ! Si les Américains sont considérés comme les dieux du Metal Prog, ce n’est pas le fruit du hasard. Et ceux qui ont vu la performance du groupe ce soir là ne me contrediront pas. Chaque musicien est un monstre de technique et de feeling.
En pleine tournée pour promouvoir leur dernier album, les Américains jouent donc en priorité des morceaux extraits de Systematic Chaos (Constant Motion, The Dark Eternal Night, ...) et bien évidemment les grands classiques (le monumental Pull Me Under en final ! ). Planqué derrière son kit de batterie monstrueux, Mike Portnoy n’hésite pas à faire le spectacle et à haranguer la foule... Il est d’ailleurs déconcertant de voir la facilité avec laquelle celui-ci s’amuse avec la complexité des morceaux. Cela a l’air tellement facile vu comme ça !
Un concert absolument monumental, hallucinant de précision et de puissance, mais qui n’oublie pas cette dose de feeling hors-norme qui vous transporte de morceaux en morceaux... Chapeau bas messieurs !

(TeRyX)
Le festival se termine en beauté par l’un des meilleurs concerts de ces trois jours. Je n’ai rien à ajouter qui n’ait déjà été dit. Dream Theater, en plus d’être impressionnant, sait rester humble. Chapeau.
Cette édition du Hellfest, malgré les quelques « couacs » de l’organisation, fut donc une réussite et un moment inoubliable pour les très nombreux fans présents tout au long du Week-end. Avec une affiche aussi alléchante, nous étions aux anges ! Espérons désormais qu’elle soit aussi prometteuse l’année prochaine et que les organisateurs gagnent en professionnalisme, afin que le Hellfest devienne réellement un Festival européen de renom.
A l’année prochaine, donc !

Bonobo & TeRyX |
De la part d'Edguy cela ne m'etonne guère qu'ils ait mis le feu à une foule plus que trempée !
Teryx quand tu écris ZzzZZzzZZZzzZzzZzzZZzzZZZzzZzzZzzZZzzZZZzzZzzZzzZZzzZZZz sur Type O Negative c'est que tu as dormi ou que c'était ennuyeux??
Manquait plus que Mercenary, Gamma Ray et on avait le droit de dire que le Hellfest avait une scène de folie !!!
Merci les gars de votre report synthetique mais qui est suffisante !!
Le 03 Octobre 2007