| Iced Earth + Annihilator + Turisas | ||
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| Lieu : Elysée Montmartre (Paris) | Reporter: DreamSlayer | Date : 31-10-2007 |
| Belle affiche Thrash à l’Elysée Montmartre en ce mercredi soir, avec Annihilator et Iced Earth, sans oublier les Finlandais de Turisas dans le rôle de l’intrus… Il est 19h lorsque j’arrive haletant devant la salle, après un sprint le long du Boulevard Rochechouart dû à une interruption du trafic du métro. Heureusement pour moi, c’est au même moment que débarque sur scène le sextet de Hämeenlinna, devant une audience fort clairsemée (le concert était sensé commencer 30 minutes plus tard d’après l’horaire indiqué sur le billet…). C’est parti pour une demi-heure de pur bonheur en compagnie de ces grands malades ! Vêtu et peinturluré pour partir en guerre, le groupe est impressionnant, et ne manque pas de surprendre les fans aux tempes grisonnantes d’Annihilator et d’Iced Earth collés à leurs barrières ! Le show commence de manière magistrale par les deux premiers morceaux de The Varangian Way, épiques à souhait ! Warlord Nygård, le chanteur, a une assurance et un charisme assez sidérants au vu de la jeunesse du groupe (ils n’en sont qu’à leur deuxième album), et ne laisse pas une seconde de répit au public, le haranguant au moindre temps mort. Les musiciens ne sont pas en reste, et les instruments acoustiques (accordéon et violon) et électriques se marient à merveille. Le son est très propre, et à un volume n’agressant pas les oreilles, ce qui relève du luxe ! S’en suit un petit plaisir bien mérité : Warlord saisit une bière pour se désaltérer, et trinque avec la fosse : « One More ! » Boire ou chanter, faut-il choisir ? Toujours est-il qu’il renverse la moitié de sa bouteille sur le sol à force de gesticuler, et suite à une glissade se retrouve les quatre fers en l’air, continuant à chanter comme si de rien n’était ! Comme il le constatera par la suite, hilare, bière et bottes en fourrure ne font pas bon ménage ! Après ce comique involontaire, place à la bonne blague habituelle : Warlord s’inquiète du pourcentage de la salle venu assister aux shows d’Annihilator et d’Iced Earth, à du bon metal en somme, avant de demander combien sont venus pour du disco ! Il y a quelque chose d’incroyable et de profondément jouissif à voir ces « Visiteurs » à la sauce nordique interpréter un standard de Boney M ! Quelque peu interloquée, la foule se prend vite au jeu, tant la reprise semble naturelle ! Le show se termine avec l’hymne du groupe, le festif Battle Metal, qui engendre un bon pogo dans une fosse surchauffée ! Les guerriers se retirent alors, avec une promesse de retour sous nos latitudes pour le printemps ! Quel pied cette première partie ! Que de progrès depuis 2004 et la dernière fois que je les ai vu ! Dommage pour ceux qui sont arrivés pour l’heure indiquée sur le billet… Setlist Turisas
![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Annihilator monte sur scène après un court laps de temps, sous les vivats d’une salle maintenant bien remplie. Les Canadiens entament leur set avec l’efficace King of the Kill avec Jeff Waters au chant, qui déchaîne une fosse manifestement venue pour une bonne partie pour eux. Au vu de la banane qu’il arbore, Jeff semble ravi de l’ambiance ! La complicité avec le second guitariste, Dave Padden, qui assurera le chant sur la plupart des titres suivants, est évidente, mais malgré cette énergie et cette bonne humeur, j’ai un peu de mal à rentrer dedans : la bande à Jeff, en jeans et baskets, semble tellement banale après la horde Finlandaise ! Ces considérations d’ordre esthétique sont visiblement très loin des préoccupations de la fosse, et notamment d’un énergumène totalement hystérique, qui après avoir tenté par deux fois de passer par-dessus la barrière, croit sa dernière heure venue lorsque Jeff annonce Never Neverland ! Annihilator enfile les tubes des premiers albums et du petit dernier, passant malheureusement complètement sous silence le très bon All For You. Un incident technique notable viendra ponctuer cette petite heure en compagnie des Canadiens : Jeff est lâché par sa guitare, et le groupe a beaucoup de mal à combler le long temps mort qui en résulte. Le set se conclut sur LE classique d’Annihilator : le toujours percutant Alison Hell ! Les applaudissements nourris de la salle n’y feront rien, il est temps de faire la place à la tête d’affiche de la soirée ! Setlist Annihilator
![]() ![]() ![]() Après quelques minutes, l’obscurité tombe sur la scène de l’Elysée Montmartre, et les Américains d’Iced Earth arrivent l’un après l'autre dans une épaisse fumée tandis que retentit l’intro de leur dernier album, Framing Armageddon. Tim ‘Ripper’ Owens prend directement le public par la gorge avec le très bon Something Wicked Part 1. Le son est énorme, Ripper est en grande forme, voilà qui augure du meilleur ! La première partie du show consistera à jouer Framing Armageddon dans l’ordre, et je n’étais sans doute pas le seul à me demander s’ils allaient nous faire le coup d’Iron Maiden avec A Matter of Life and Death ! Qu’importe, Ripper se démène comme un beau diable, et même si Jon Schaffer reste statique, il est ultra-charismatique et remplit la scène de sa présence ! Lors de la courte instrumentale Invasion, le groupe se fige complètement et la lumière retombe, l’effet est très réussi ! L’ambiance monte nettement d’un cran avec Burning Times, repris en cœur par une foule rapidement surchauffée ! Iced Earth alterne ensuite vieux classiques et titres des deux derniers albums – qui n’enthousiasment visiblement pas franchement les fans aux tempes grisonnantes ! Ayant découvert le groupe avec The Glorious Burden, je suis pour ma part ravi d’entendre Declaration Day, interprété brillamment, même si Ripper manque de coffre dans les aiguës. Schaffer pousse la chansonnette sur l’intense Stormrider, puis Ripper revient aux affaires en annonçant de manière inquiétante Dracula. L’occasion pour lui de faire étalage de son talent avec cette chanson aux multiples facettes, la voix grave remplie d’émotion du début du morceau faisait place à un chant plus agressif et bien plus aiguë. Viennent ensuite un The Hunter, repris de nouveau en chœur par le public et qui achève de le rendre complètement dingue, puis l’énorme Ten Thousand Strong, single du dernier album. C’est alors que débute ce qui sera pour moi le point culminant du concert : Hold at all Costs et High Water Mark, soit les deux dernières pièces de la trilogie historique Gettysburg. Hold at all Costs est parfaite, tout en crescendo, puis le groupe se fige de nouveau dans la fumée et l’éclairage baisse alors que les canons tonnent : nous voilà en pleine guerre de sécession ! Ripper et Jon Schaffer ne reviendront à la vie qu’à l’issue du long instrumental préliminaire à High Water Mark, pour la partie de 'dialogue', suivie par la salle dans un silence religieux. Mais quel pied lorsque le morceau démarre réellement ! Quelle intensité, quelle émotion dans sa dernière partie ! Un des meilleurs souvenirs de concert de ma vie, assurément ! Le groupe quitte la scène après ce chef-d’œuvre, sous un tonnerre d’applaudissements. Quelques minutes de répit avant l’apocalypse : le public est chauffé à blanc sur Melancholy, et My Own Saviour n’est pas loin de provoquer une émeute dans la fosse ! Le guitariste soliste, Troy Seele, plutôt effacé jusque là, vient faire ses solos sur le devant de la scène pendant le rappel et donne tout ce qu’il a ! Le show se conclut en apothéose sur le magnifique Iced Earth, ponctué d’un cri d’une durée démentielle de Ripper, acclamé comme il se doit par le public ! Enorme concert donc, je suis surtout ravi des "Ripper ! Ripper! Ripper!" qui ont émaillé le set, moi qui aie toujours trouvé très injuste le manque de considération que lui portaient la majorité des fans. S’ils ne l’ont pas définitivement accepté ce soir, je ne peux vraiment rien pour eux ! Il aura été phénoménal, avec une richesse dans les intonations et dans la hauteur incomparables à tous les chanteurs que j’ai pu voir en live jusqu’à présent ! Un fan américain que j’ai croisé, et qui a visiblement traversé l’Atlantique pour voir Iced Earth, me confiera que ce fut le meilleur concert auquel il ait assisté ! Gros coup de cœur à Jon Schaffer, très disponible une fois le matériel rangé, et visiblement lui aussi ravi ! Setlist Iced Earth
Rappel ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Au final, avec un excellent Turisas, un bon Annihilator et un Iced Earth énorme, ce fut sans aucun doute le meilleur concert de l’année pour ma part ! |
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Le 10 Novembre 2007
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Le 10 Novembre 2007
Le 13 Novembre 2007
Le 14 Novembre 2007
Le 19 Novembre 2007
, sur que le concert a debuT plus tôt que prevu, j'arrivais aussi en courant, a pein entrer dans la salle, Turisas arrive sur scene, juste le temps de courir jusqu'aux barrieres... Excellente prestation de Turisas, de Annihilator aussi, concert memorable.Mais bon, j'etais la pour Iced earth et je dosi dire que Ripper a vraiment gerer, les meilleurs chansons on été faites (Il manquait dark saga pour ma part), mais bon, je vais pas chipoter... Vraiment genial. A refaire dés que l'occaz se represente.
Le 12 Janvier 2008
Et belles photos en prime !!!
Le 10 Novembre 2007