| Thunderstone + Noctural Rites | ||
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| Lieu : La Boule Noire (Paris) | Reporter: TeRyX - HeavyDragon - DreamSlayer | Date : 28-10-2007 |
| Soirée heavy/power metal dans la petite salle de la Boule Noire, avec un co-headlining Thunderstone - Nocturnal Rites au programme. Sur place, vos envoyés spéciaux, TeRyX, HeavyDragon et DreamSlayer! HeavyDragon: Le concert s’est déroulé à la Boule Noire, c’est la première fois que je mettais les pieds dans cette petite salle de Paris. Nous arrivons donc TeRyX, Smaug, Bloodysatch dans ce lieu encore inconnu. DreamSlayer notre homme de terrain est arrivé plus tard pour faire notre connaissance. DreamSlayer: Il n’y a pas grand monde à la Boule Noire en ce dimanche de fin d’Octobre, il faut croire que le public metalleux Parisien aura préféré se retrouver au Nouveau Casino, où officiait ce soir-là les Finlandais de Korpiklaani… CAST IN SILENCE TeRyX: Premier groupe à jouer ce soir, les Allemands de Cast In Silence débutent leur show sous un parterre clairsemé de metalleux. Il semble que peu d’entre nous se soit déplacé ce soir. Il est toujours très difficile de jouer une première partie, mais je dois dire que Cast In Silence ne s’est pas laissé décourager par les regards parfois dubitatifs de la foule. En effet, nos Allemands font preuve d’une très bonne énergie sur scène. Malgré un son brouillon, et pas franchement agréable (batterie trop forte, guitare étouffée) les compositions semblaient bien ficelées, bien qu’assez classiques. Cast In Silence ne va pas révolutionner le metal. Ils n’ont joué qu’une petite demi-heure, je n’ai pas retenu de titre si ce n’est une reprise risquée de « Voyage, voyage » de Desireless… Courageux, mais surtout très drôle. C’est sous des applaudissements polis et mérités que Cast In Silence termine son set. ![]() HeavyDragon: Je ne connaissais pas ce groupe auparavant, et je dois dire que l’idée de découvrir sur scène des groupes m’a plutôt bien réussi jusqu’à présent (Brainstorm, Mercenary). C’est alors que 4 compères vêtus de blanc ont pris place sur scène, apparemment le groupe est allemand, je sais qu’ils sont réputés pour leur technicité et c’est bien le cas encore une fois, Cast in Silence est un groupe naissant mais affichant déjà une certaine maturité et connaissance de la scène. Le groupe a la dure tache de chauffer la scène et j’avoue que même si je ne connaissais pas le répertoire de ces chers Teutons, la prestation fut de bonne qualité, gros point noir par contre : le son beaucoup trop brouillon ! Je tiens tout de même à saluer la qualité du groupe qui ne s’est pas démonté malgré une foule peu réceptive. Dire qu’ils sont allés jusqu’à chanter ‘Voyage, Voyage’ (reprise de Desireless) version metal ! J’ai plutôt passé un bon moment. Je pense sérieusement que je vais suivre ce groupe prometteur. ![]() DreamSlayer: Le premier groupe de cette soirée est donc un tout jeune quartette allemand répondant au nom de Cast in Silence. Le public réserve un accueil très timoré à ces parfaits inconnus de blanc vêtus. Il faut dire que le son est abominable, avec notamment une caisse claire ignoble (imaginez une conserve en aluminium et un marteau…), qui ne s’améliorera légèrement que pour les derniers morceaux. Si leur musique ne présente rien de bien original (un death mélodique mille fois entendu, mais avec un chant clair), le groupe défend ces titres avec une belle énergie. Le chanteur a tout de même quelque chose de comique, se mouvant tel un pantin désarticulé jusqu’à en perdre ses bretelles ! Seul moment notable du concert, le dernier titre : le chanteur annonce à un public médusé qu’il pourra chanter avec lui les paroles du morceau à venir : « Voyage voyage » ! Oui oui, la reprise du tube de Desireless ! Il y avait O-ops, I did it again ! de Children Of Bodom ou Rasputin de Turisas, et il aura donc désormais Voyage voyage de Cast In Silence ! Sauf qu’à la différence des reprises précédentes, celle-ci semble être réalisée au premier degré, ce qui en fait j’imagine le meilleur titre de leur album… Après ce revival eighties et une prestation d’une demi-heure, il est temps pour Cast in Silence de se retirer sous les applaudissements d’une foule débridée par cette scène cocasse et par la prononciation teutonne des paroles de ce classique (quelque chose comme « Vouayache vouayache ! ») ! ![]() THUNDERSTONE TeRyX: Comme vous le savez tous, il y a quelques mois Thunderstone a vu le départ impromptu de son charismatique chanteur, et de son claviériste. Ce concert à La Boule Noire s’annonçait donc intéressant pour juger de son nouveau frontman Tommi Salmela (pour le moment membre de session). Il n’est jamais facile de s’intégrer dans un groupe qui a déjà sorti 4 albums, et le vide laissé par Pasi Rantanen n’est pas aisé à combler. Pour moi la performance du « chanteur remplaçant » fût un échec plus qu’autre chose. Tout d’abord il ne possède clairement pas le charisme de son prédécesseur, ni dans le jeu scénique, ni dans la voix. Tout d’abord, l’homme est statique, il n’a pas fait un pas de tout le concert. Et surtout, sa voix ne colle pas à la musique, il n’est pas suffisamment agressif. Toutefois, le son purement catastrophique ne me permet pas de parler avec certitude… Clavier inaudible, guitares étouffées, batterie trop forte… Le grand souci de la soirée fût le son ! Sinon le bassiste a tenté de motiver la foule à de nombreuses reprises, mais pour moi Thunderstone fût une déception. ![]() HeavyDragon: Voici un des deux groupes qui ont de l'importance, j’ai tant attendu pour voir ce groupe montant, le chanteur a changé et j’ai attendu tellement longtemps pour découvrir la nouvelle trouvaille vocale ! C’est alors que le groupe rentre sur la minuscule scène de la boule noire, et bien sûr le chanteur arrive le dernier, parce qu’un secret ça ne se dévoile pas comme ça ! Que dire, après la mise en bouche sur le premier titre, je remarque que le nouveau chanteur de Thunderstone n’a pas de charisme et peu d’empreinte vocale, vous direz que je suis infâme, mais je vous assure que je n’exagère pas du tout, sur toute la prestation celui-ci s’est contenté d’une position androgyne malgré sa virilité apparente et on ne l’a que très peu entendu, alors faute du matériel, faute du réglage ? Qui sait, mais j’ai été très déçu, j’espère qu’il ne s’agit qu’une faute de parcours parce que la je peux vous assurer dans l’état des choses que Thunderstone a perdu 95% de son intérêt. Heureusement que le bassiste prenait le micro pour motiver un peu la foule (le chanteur lui se motivait à la vodka). La setlist était pourtant très bien choisie les meilleurs crus des 4 albums que demander de plus ? ![]() DreamSlayer: Les choses sérieuses commencent lorsque après un bref instant apparaissent les Finlandais de Thunderstone, avec un line-up renouvelé. Plus que le nouveau claviériste, la curiosité de la soirée est bien évidemment Tommi Salmela, qui remplace (du moins le temps de cette tournée européenne) l’illustre Pasi Rantanen. Même si je manque d’éléments de comparaison, mes souvenirs de Thunderstone en live avec Pasi étant plus que flous, j’ai hâte de voir à l’œuvre un Tommi dont j’apprécie le travail avec Tarot, aussi bien en studio qu’en live. Il demeure certes plutôt statique, plus habitué qu’il est à rester derrière son synthé lors des concerts de Tarot, mais interprète de manière très convaincante un répertoire qu’il ne maîtrise visiblement pas tout à fait, comme en témoignent quelques antisèches dissimulées à ses pieds ! Sa voix, plus rauque que celle de Pasi, sied à merveille aux compositions du guitariste Nino Laurenne et donne une nouvelle identité aux morceaux joués ce soir. La setlist fait franchement la part belle au dernier album en date du groupe, dont bien évidemment les deux morceaux ayant participé aux éliminatoires finlandais de l’Eurovision (Forevermore et Face In The Mirror), auxquels se mêlent quelques titres des précédents opus : le tube Tool of the Devil, la perle qu’est l’énergique Forth into the Black, et le stratovariussien Break The Emotion. Les titres s’enchaînent, ponctués de gorgées de vodka pure expédiées dans le gosier de celui qui aurait sans problème pu interpréter Saroumane dans les films de Peter Jackson, et d’un petit cours de finnois, Titus Hjelm (le bassiste) enseignant quelques insanités au public ! Nino est lui assez impressionnant à la guitare, et cultive visiblement sa ressemblance à James Hetfield ! Thunderstone conclut son set sur son meilleur titre : le superbe Until We Touch The Burning Sun et son refrain imparable, puis quitte la scène après une heure de jeu sous des applaudissements mérités. Bonne prestation donc, et j’espère réentendre Tommi avec Thunderstone, sur le prochain album et pourquoi pas en live, pour un show forcément mieux rodé ! Et puis coup de cœur au petit drapeau finlandais accroché à la batterie, Hyvä Suomi ! ![]() ![]() Setlist Thunderstone
NOCTURNAL RITES TeRyX: Le concert de ce soir était en faite un co-headlining. Cela signifie 2 têtes d’affiche. C’est donc après un set relativement raté de Thunderstone que nous arrive Nocturnal Rites, groupe qui a véritablement sauvé la soirée ! Quelle démonstration de savoir faire ! Ils existent depuis maintenant 17 ans et on sent qu’ils s’éclatent toujours autant sur scène. On peut dire que l’interaction avec le public était parfaite. D’ailleurs la salle se prêtait parfaitement à cela (on était à un mètre des artistes). Johnny, en plus d’être un chanteur impressionnant, occupait la scène efficacement, se baladant d’un côté à l’autre, tapait dans les mains du public. Il est même descendu chanter au contact du public entre la barrière et la scène ! L’autre showman était incontestablement le bassiste, avec son sourire béat. A noter également les jeux d’humour entre les deux (mimiques, boutades, le coup de la serviette trempée de bière) ont grandement apporté à l’excellente ambiance dans la salle. Bien que peu nombreux (150 personnes max), le public avait vraiment du répondant. A noter également la dextérité du guitariste soliste, vraiment très bon. ![]() HeavyDragon: C’est donc dépité que nous nous dirigions vers la fin du concert et cette fois Nocturnal Rites rentre sur scène avec les acclamations de l’audience. Mon coup de cœur de la soirée : le bassiste : il a gardé un sourire de béatitude complet, il respire la concupiscence à plein nez ! Quand au reste de la bande, la présence est certaine, le chanteur et le bassiste occupent tous les deux 80% de la scène et se livrent à des petits jeux, les guitaristes sont déchainés, headbangs assurés ! Le groupe a remis le moral à niveau et désormais la boule noire chante à tue tête pour Nocturnal Rites, emportée par les riffs et les refrains connus de tous ! Le show que nous a offert Nocturnal Rites a mis tout le monde d’accord sur ce point : c’est de la tuerie ! Je les avais vus en première partie d’Edguy au Transbordeur et j’ai remarqué une différence notable sur la prise en main de l’espace ainsi que de l’entretien de la frénésie qui s’empare de la foule au fur et à mesure de la setlist. En tout cas, à part le gros bonhomme qui sentait l’alcool et qui venait bousculer le monde pour se mettre devant la scène en prononçant des mots incompréhensibles je n’ai rien à redire sur cette partie de la soirée, en plus j’ai pu faire plus ample connaissance avec les chroniqueurs de la team. ![]() DreamSlayer: Un petit quart d’heure plus tard, c’est l’autre tête d’affiche de la soirée, les Suédois de Nocturnal Rites, qui monte sur scène. C’est une totale découverte pour moi, mais le public s’est visiblement majoritairement déplacé pour eux, au vu de l’accueil qui leur est réservé ! Le concert débute sur les chapeaux de roues, et maintiendra une intensité à peu près constante jusqu’au bout, grâce notamment à l’intenable chanteur Jonny Lindqvist, charismatique malgré son look androgyne. L’ambiance est très bon enfant, avec des blagues de potaches récurrentes entre Jonny et Nils Eriksson, le bassiste au sourire inamovible. L’interactivité avec le public est remarquable, Jonny faisant beaucoup participer une (maigre) foule qui s’en donne à cœur joie, notamment un fan du premier rang qui chantera par deux fois dans le micro du chanteur, et descend même au beau milieu d’un morceau serrer la poigne des spectateurs de la fosse ! Côté setlist, comme pour Thunderstone, priorité au dernier album, The 8th Sin, avec cependant un ou deux titres de chacun des cinq derniers albums, ce qui donne un bon aperçu de la discographie des Suédois. Les plus anciens morceaux (ceux d’Afterlife et de The Sacred Talisman) sont ceux qui recueillent le plus de suffrages, et c’est logiquement que le public en redemande bruyamment après Afterlife pour un très bon Fools Never Die en guise de rappel. Merci messieurs, ça fait plaisir de voir un groupe qui s’éclate autant sur scène ! ![]() ![]() ![]() Setlist Nocturnal Rites
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Le 29 Novembre 2007
Le 07 Décembre 2007
Le 07 Décembre 2007
Le 07 Décembre 2007
Le 07 Décembre 2007
Auparavant Cast In Silence avait représenté une bonne surprise (comme souvent les premières parties), avec une énergie communicative et un Heavy Alternatif pas mal ficelé. Il faudra voir ce que ca donne en CD.
Pour le reste c'est incontestablement Nocturnal Rites qui a été le clou de la soirée, avec un son un peu meilleur, une vraie prestation scénique et une set-list de feu de dieu. Que demande le peuple, si ce n'est la cultissime "Avalon", l'énorme "Shadowland" ou la superbe "Fools Never Die". Sans oublier les grands titres du dernier album "Call Out To The World", "Never Again", "Not The Only"... Dommage que "Against The World" le tube da "New World Messiah" ai été retirée de la tracklist par manque de temps.
Bref un excellent show, et je pense que si Nocturnal Rites se représente sur Paris je serais là de nouveau, avec plus de compères métalleux je l'espère !
RISE ! AVALON ! FROM THE VEIL OF MYSTERY !
BIRTH OF TIME WILL SOON BEGIN FOR ALL TO SEE
RISE ! AVALON ! WHILE TOMORROW FADES AWAY !
WELCOME TO THE PROMISED LAND...
AS ALL TOWER FALLS
Le 29 Novembre 2007