| Sonata Arctica + Epica + Ride The Sky | ||
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| Lieu : Elysée Montmarte (Paris) / Transbordeur (Lyon) | Reporter: The Inner Circle + Smaug | Date : 13-11-2007 |
| Sonata Arctica et Epica réunis en France sur une même date, voilà qui constitue sans nul doute l'une des plus belles affiches Metal de l'année 2007. Heavylaw se devait de mettre les bouchées doubles en proposant un double report, afin de rendre compte du concert de Lyon (avec notre envoyée spéciale de charme The Inner Circle) et de celui de Paris (avec votre serviteur dévoué). Deux salles pleines, deux foules en délire, deux shows superbement menés... deux très grandes soirées qui redonnent du baume au coeur aux métalleux français d'ordinaire sevrés de concerts ! Smaug : Snif... Sonata Arctica en France, voilà qui me rappelle mon tout premier concert Metal, c'était en novembre 2004 (il y a trois ans quasi jour pour jour) à la Locomotive. Les nouveaux géants du speed finlandais étaient venus pour promouvoir leur quatrième et meilleur album : Reckoning Night ! A l'époque Jani était encore là... Et pourtant mes souvenirs de ce show sont franchement partagés, autant j'avais été content de voir enfin sur scène un groupe que j'apprécie énormément en studio, autant la prestation des finlandais avait été pour le moins médiocre. Il va donc falloir une toute autre prestation aujourd'hui pour me convaincre, d'autant plus que je n'ai aucune idée de comment Unia va sonner en Live. C'est donc une soirée à haut risque pour les Finlandais qui ont bien besoin de se racheter devant le public parisien. Quant à Epica, je ne les ai jamais vus en concert, mais ce n'est pas faute d'en avoir entendu parler. L'interview que j'ai eu la chance d'avoir avec Mark Jansen en début d'année m'a confirmé tout le bien que je pense de cet excellent combo, et les superlatifs fleurissent pour qualifier leurs show : le son, Simone, les lights, Simone, la proximité avec le public, Simone... autant vous dire que ça s'annonce énorme. The Inner Circle : Je me rappelle, dans mes précédents reports, avoir déploré la trop faible part des métalleux lyonnais dans les concerts. Cette soirée fut peut-être l'exception qui confirme la règle puisque la salle du Transbordeur était effectivement complète. Quand on y réfléchit, ce n'est sans doute pas surprenant étant donné que deux des groupes de metal les plus populaires du moment étaient à l'affiche. Quoi qu'il en soit, ça fait réellement plaisir de voir autant de monde massé dans l'une de nos plus belles salles lyonnaises, que ce soit pour supporter Sonata Arctica, Epica, ou même les deux groupes. Ride the Sky : ![]() The Inner Circle : C'était à Ride The Sky qu'est revenu l'honneur d'assurer la première partie du concert sur toute la tournée. Un groupe inconnu de mon bataillon, armé de bon vieux heavy simple mais efficace. Et pourtant, le public n'adhère que moyennement. Peut-être parce que tout le monde attendait avec trop d'impatience les deux autres groupes, mais peut-être aussi parce que Ride the Sky n'a pas trouvé l'énergie suffisante pour susciter l'éveil des lyonnais. Je reprocherais donc au groupe de nous avoir offert une performance bien trop molle sur l'ensemble, même si la fin du show était déjà légèrement plus énergique. Ajoutons à cela un manque total d'originalité, un guitariste surjouant totalement sur le côté "true heavy metal" déjà vu mille fois au moins, et un chanteur n'ayant absolument rien que l'on puisse envier, que ce soit au niveau de son look ou de sa voix (qui sonnait même plutôt faux par instants). La prestation de Ride the Sky ne restera donc pas dans les annales, et l'on se souvient avec regret de Symphorce qui avait fait la première partie de Sonata lors de leur dernier passage à Lyon en 2005 : ça c'était fan-tas-tique ! ![]() Smaug : C'est devant un Elysée Montmartre sold-out que les allemands de Ride The Sky font leur entrée. Quand je pense que j'étais venu à peu près autant pour ce groupe que pour Sonata... La déception est grande car Ride The Sky n'a absolument aucune pèche en live. A New Protection est pourtant d'excellente facture, mais il est l'exemple type de l'album qui rend super bien en studio mais qui manque totalement de souffle en live. Le Heavy Metal mélodique des teutons ne colle en plus pas vraiment avec le ton de la soirée, et malgré quelques bons titres interprétés correctement comme « A Smile From Heaven's Eyes » ou « A New Protection » la prestation ne décolle pas devant un public parisien, qui comme celui de Lyon, n'est pas franchement intéressé. Au niveau scénique il n'y a pas grand chose, on se contente des mimiques répétitives du guitariste, et d'un chanteur super statique. Difficile de voir Uli Kusch le légendaire batteur, et les autres membres du groupe sont à peu près inexistants. Bref pas grand chose à dire sur Ride The Sky, qui devra revoir sa copie s'il veut prétendre à mieux que de maigres premières parties. ![]() ![]() Epica : ![]() The Inner Circle : Tout commence par l'intro majestueuse de leur dernier album The Divine Conspiracy : Indigo, suivie très logiquement par The Obsessive Devotion. Là, il ne faut pas longtemps pour s'en convaincre, le nouveau son d'Epica passe fort bien en live. En moins de quelques instants le public du Transbordeur se transforme en véritable furie: ça bouge, ça pousse, ça pogote, ça crie... pas de doute, Epica remporte dès ce morceau un très vif succès. Les musiciens enthousiastes évoluent à merveille sur la scène, Mark nous offre des grunts impeccables tandis que Coen impressionne avec ses claviers installés sur un socle pivotant. L'arrivée de la belle Simone se fait sous un tonnerre d'applaudissements, toujours aussi ravissante, elle charme le public en un instant. ![]() Si The Divine Conspiracy est essentiellement à l'honneur ce soir, le groupe joue aussi plusieurs morceaux des deux premiers albums et nous offre une set-list variée et intéressante. De ce côté-là, on peut juste regretter l'absence de The Last Crusade, qui aurait pourtant été plus que bienvenu par les membres du fan club français (The French Crusade). Côté performance, c'est plutôt pas mal également, l'énergie est là, ça pulse bien et le public est plus que réceptif (voire trop...merci pour la marque de la barrière de sécurité sur le ventre! ). En revanche on peut regretter le trop grand retrait de Simone ce soir : pas beaucoup de communication avec le public (celle-ci est assurée essentiellement par Mark), et son retour en coulisses lors de chaque long passage où elle ne chante pas (autrement dit sur la plupart des morceaux du nouvel album). On se demande même parfois si la belle n'avait pas l'esprit quelque peu ailleurs. Dommage. A l'opposé de cela on a pu assister à quelques passages où elle se montrait particulièrement aguicheuse, envers le public ou même ses propres musiciens. Attitude qui n'est pas forcément très intelligente de sa part, il existe sans doute d'autres moyens pour intéresser le public et éviter de se forger une salle réputation. Alors il y a ceux qui l'apprécient, ceux qui la détestent, et ceux qui essaient de ne s'intéresser qu'à ses capacités vocales. D'ailleurs, de ce côté-là c'est plutôt pas mal, voire même très impressionnant sur certains passages. ![]() Dans l'ensemble la prestation d'Epica s'est révélée intéressante et a été très bien accueillie. Bien sûr, les fans d'Epica ont jugé la set-list trop courte, mais il ne faut pas oublier que le groupe n'était là ce soir qu'à titre de première partie. On sait d'ailleurs déjà qu' Epica reviendra en France dès Février. ![]() Smaug : Ce soir on peut dire qu'Epica aura littéralement mis le feu à l'Elysée Montmartre. Quelle prestation incroyable ! Le son était tout simplement parfait, sans le moindre défaut et d'une limpidité impressionnante. On se croirait en CD, c'est vous dire à quel point je suis bluffé ! Pour le reste, et bien y'a pas à dire, les hollandais commencent à être de vrais baroudeurs avec une sacrée expérience. Aucune erreur, aucune fausse note, un groupe parfaitement en place et emmené avec fougue par un Mark Jansen franchement content d'être là, même s'il est visiblement un peu déçu de ne pas pouvoir jouer plus longtemps (et il n'est pas le seul...) Il est intéressant de voir que le public est franchement divisé, et qu'à peu près autant de monde est venu pour Epica que pour Sonata, les headbangs sont nombreux et furieux, même si aucun n'égale la splendide chevelure de feu de Simone qui nous prouve encore une fois qu'elle n'a pas de maître en la matière. Et pendant que nous sommes sur Simone, je peux vous assurer que sa réputation n'est pas usurpée car en plus d'être aussi belle qu'on le dit (et c'est pas rien oulà...), elle assure son rôle de frontwoman avec brio et élégance. Une prestation sobre et chaleureuse de la part de la diva, ponctuée de quelques jeux de lumières + vent dans les cheveux du plus bel effet. Les métalleux sont aux anges, les copines de métalleux fulminent et enragent... que voulez-vous mesdames nous sommes ce que nous sommes... ![]() Mais trêve de sophisteries, sinon je vais encore passer par un mâle sans cervelle auprès des nombreuses demoiselles de la team. Je tenterais donc de conserver ce froid esprit d'analyse qui fait le chroniqueur averti pour aborder la set-list de ce concert. Comme l'a si bien fait remarquer ma collègue, l'accent est mis sur le dernier disque The Divine Conspiracy beaucoup plus heavy que le reste de la discographie du groupe. Autant dire qu'on y gagne en puissance et en énergie ce qu'on perd en émotions, même si l'équilibre est assuré par quelques pioches dans les deux premiers disques notamment la superbe « Cry For The Moon » qui reste un très grand moment, et des titres de bravoures comme « Sensorium » ou « Consign To Oblivion ». Bref encore un très bon concert à mettre au crédit d'Epica, une excellente mise en bouche avant ce qui sera je l'espère le clou de la soirée... ![]() SET LIST EPICA : Indigo Obsessive Devotion Sensorium Quietus Menace Of Vanity Cry For The Moon Fools Of Damnation Consign To Oblivion ![]() Sonata Arctica : ![]() Smaug : Les lumières s'éteignent, un silence de glace tombe sur la salle tout d'un coup plus froide qu'un iceberg perdu dans les mers australes ! Une douce mélopée cristalline se fait entendre et le public s'enflamme d'un seul coup comme un feu follet... Devant un public totalement acquis à sa cause il ne faut pas beaucoup de temps aux finlandais pour mettre la folle ambiance... « In Black And White » fait son office, et je profite du pogo pour me rapprocher de dix mètres de la scène, voilà qui est bien mieux pour profiter du show. Tony Kakko semble en grande forme ce qui n'est pas dommage car le reste du groupe a visiblement pour consigne de ne pas trop en faire. Nous voilà partis pour une soirée dont on va se souvenir pendant longtemps, après un bref salut au public, Sonata Arctica entame les premières notes du single « Paid In Full » rythmée et mélodique avant d'entrer dans le vif du sujet avec la toujours aussi sublime « Victoria's Secret » qui est pour moi la plus belle speederie jamais composée par Sonata... Le ton est donné, ce sera deux heures de grand bonheur ! ![]() L'accent est mis sur le dernier album atypique mais néanmoins très réussi : Unia... Tony Kakko semble beaucoup l'apprécier et vit littéralement les chansons. J'avais quelques appréhensions, mais celles-ci sont bien vite dissipées tant « It Won't Fade » et « Caleb » rendent impeccablement. Cependant je ne vais pas cacher que ce sont les classiques que j'apprécie toujours le plus, Winterheart's Guild est visiblement toujours aussi apprécié par le groupe qui lui réserve quatre titres : « Victoria's Secret » déjà nommé, le classique « Broken », la suprise de la soirée « Gravenimage » toujours aussi bouleversante et bien sûr l'éternel final « The Cage » qui me rappelle avec brio que Sonata est toujours un grand maître en matière de Speed Metal. Le tout premier disque Ecliptica se taille lui aussi une belle part avec « 8th Commandment », la cristalline « My Land » et bien sûr la fédératrice « Fullmoon » qui fait son grand retour dans les set-list. Moins de place en revanche pour l'excellent Reckoning Night, réduit à la seule « Don't Say A Word », et au grand Silence qui se contente de la ballade « Talullah », et des classiques « Black Sheep » et « San Sebastian » ! On aurait aimé un enchaînement « The End Of This Chapter »/« Don't Say A Word » mais ce sera pour la prochaine fois. ![]() Au niveau de la prestation je n'ai rien à redire, le groupe s'est vraiment donné à fond pour honorer cette superbe play-list. Le nouveau guitariste se comporte en clone de Jani et remplit à merveille son rôle (il est largement ovationné par le public, ce qui fait chaud au coeur), le batteur Timo est toujours aussi rayonnant et efficace, et le claviériste est toujours aussi fendard quand il pianote avec frénésie sur deux claviers en même temps. Mais bon le grand bonhomme de Sonata ce soir est bien Tony Kakko qui semble avoir laissé derrière lui ses problèmes de santé et ses approximations au chant : il développe une belle énergie et semble vraiment ravi d'être là. Il va même gratifier le public d'un petit jeu très marrant consistant à séparer le public en trois parties, l'une jouant les cymbales, la deuxième la caisse claire, et la dernière la grosse caisse... Tony se chargeant de faire chanter chaque partie du public sur le rythme de la légendaire We Will Rock You, grand grand moment ! ![]() The Inner Circle : "Aïeeuh ! Mais stop...aïe ! Non de .... ouch ! Arg fichue barrière ! Mais arrêtez de pouss.... aïeuh ! Ah non , pas les bottes dans la figu.... doh ! Hey ! Rends moi mon bras !" Vous l'aurez compris, le public fut particulièrement réceptif à la prestation livrée par Sonata Arctica, et ce dès les premières notes de In Black and White (et même avant l'entrée du groupe sur scène d'ailleurs). Et ce soir, cet engouement fut largement mérité par le groupe finlandais. On avait l'habitude d'entendre de très mauvais retours sur les concerts de Sonata Arctica, les performances vocales de Tony, les réglages de sons râtés... autant dire que le groupe avait en effet une très mauvaise réputation quant à ses performances scéniques. Mais cela semble désormais faire partie de l'histoire ancienne, la prestation de Sonata Arctica ce soir en est la preuve parfaite. Commençons par Tony, qui a failli à sa réputation de mauvais chanteur live en interprétant avec beaucoup de justesse et d'émotion chacun des morceaux du set. Ajoutons à cela une énergie exceptionnelle de sa part, à croire qu'il a pris quelques cours avec Bruce Dickinson ! Il garde toutefois certaines bonnes habitudes : son exemplaire communication avec le public (excellent jeu avec le public lorsqu'il divise la scène en trois et demande de mimer des sons de batterie, avant de faire reprendre le célèbre We Will Rock You) et son goût vestimentaire inimitable (et douteux). ![]() Moins de changements du côté de Marco et Tommy : le bassiste étant toujours un peu mou et avare en sourire (mais tout de même un peu moins en retrait que d'habitude) et le batteur si efficace qu'on n'y retrouve rien à redire. Henkka aux claviers nous a livré comme à son habitude une performance impressionnante, même s'il semblait ce soir avoir l'esprit quelque peu éloigné. Passons enfin au petit nouveau, Elias. Beaucoup se demandaient s'il serait de taille à remplacer son prédécesseur Jani qui bénéficiait d'une grande popularité auprès des fans. Les doutes furent vite dissipés, le jeu d'Elias s'avérant excellent, voire même meilleur que celui de Jani. Le moindre solo est repris à la perfection, avec une précision et une fluidité digne des plus grands. Elias s'intègre donc parfaitement à la formation finlandaise, allant même jusqu'à afficher les couleurs d'Unia ainsi que le nom du groupe sur sa guitare. Excellente performance de la part du groupe donc, qui avait choisi une set-list particulièrement bien calibrée, comportant aussi bien les titres phares du premier album Ecliptica tels que Fullmoon, 8th Commandment et My Land que quatres titres de leur dernier opus Unia : In Black and White, Paid In Full, Caleb et It Won't Fade. On se demandait comment les morceaux extraits de cet album, au son très différent des précédents, allaient pouvoir s'intégrer aux grands classiques de la période speed de Sonata Arctica. Et l'on découvre avec surprise que cela fonctionne parfaitement, à l'exception de Caleb sans doute, qui perd beaucoup de son charme en live. ![]() En résumé, un concert excellent, le meilleur des trois shows de Sonata que j'ai faits, et qui fera sans doute partie de mon top 5 de l'année 2007 . Si on avait pu donner quelques pilules calmantes aux trop nombreux bourrins présents ce soir, tout aurait été réellement parfait. SET LIST SONATA ARCTICA : In Black And White Paid In Full Victoria's Secret Broken 8th Commandment Tallulah FullMoon Caleb Black Sheep It Won't Fade Gravenimage San Sebastian ************ My Land Dont Say A Word The Cage / Vodka Song Vos dévoués... The Inner Circle et Smaug |
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Le 09 Décembre 2007
Le 09 Décembre 2007
Le 09 Décembre 2007
Le 09 Décembre 2007
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Le 09 Décembre 2007
) qui passait bien, tout ce qui est effets sympho sonnait assez plat. Les passages instrus était hyper répétitifs (vas y que je tape comme un bourrin sur la septième corde de ma universe sans jamais sortir une ptite mélodie...)Le 09 Décembre 2007
Le 09 Décembre 2007
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, la participation du public pour We Will Rock You est bien trouvée, mais ça s'arrête là. Le 13 Décembre 2007
)Le 30 Décembre 2007
Le 17 Janvier 2008

Le 21 Janvier 2008
C'est vraiment malheureux que le concert ait eu lieu en semaine, j'aurais bien fait le déplacement. Je me fiais aussi à la mauvaise réputation de Sonata en live mais apparement il n'en est rien sur cette nouvelle tournée. J'espère donc vraiment les voir au Wacken.
Merci à tous les deux!
P.S. : Simone
Le 09 Décembre 2007