| Symphony X + Circus Maximus + Dreamscape | ||
|---|---|---|
![]() |
||
| Lieu : Lyon / Paris | Reporter: The Inner Circle / Dreamer / Dreamslayer | Date : 05-03-2008 |
Symphony X Lyon (Transbordeur, 4 mars 2008) / Paris (Bataclan, 5 mars 2008) ![]() The Inner Circle (Lyon) Mars, c’est le mois du mauvais temps et des brusques changements de températures un peu bizarres dans la région lyonnaise. Ce 4 mars ne fait donc pas exception à la règle, et c’est par un froid de canard que je me rends à la Fnac pour la séance dédicace de Symphony X. Ce fut rapide, mais fort sympathique. J’ai pu faire signer fièrement mon petit album fraîchement acheté et prendre quelques photos avec les membres qui me sont apparus vraiment sympathiques et disponibles. La soirée commençait donc bien ! Puis, direction le Transbordeur, où fort heureusement les portes se sont ouvertes à 19h piles, ce qui m’a permis d’éviter un état de congélation avancé. Dreamer (Lyon) Manquer Symphony X à deux pas de chez moi, ça tiendrait du sacrilège, étant donné l’affection que je porte à cette formation. Je les avais déjà vus à Paris avec Dream Theater et me réjouissait par avance d’un show In Extenso. Mais c’était avec une certaine appréhension de leur tracklist que j’abordais ce show. Symphony X n’a pas vraiment de mauvais titres, mais pour ma part la période DWOT-TIO-V reste meilleure. Le groupe faisant aujourd’hui dans une musique moins mélodique et plus axée sur le bourrinage rythmique. Cela dit, deux groupes m’attendaient avant d’assister à la performance des Américains, deux groupes assez pros qui représentaient de potentielles découvertes. Tout d'abord, je tiens à saluer l’initiative de vendre le nécessaire pour préserver ses oreilles à l’entrée. Dreamslayer (Paris) J’ai toujours apprécié Symphony X, et j’ai trouvé leur dernier album tout à fait sympathique, mais jusqu’à ce 5 mars je n’avais pas encore réussi à rentrer totalement dans leur musique… Grâce aux horaires toujours aussi aléatoires des salles parisiennes, alors que je pensais arriver juste pour le début de Dreamscape, c’est Circus Maximus qui a déjà entamé son set lorsque je pénètre dans la très belle salle du Bataclan… Dreamscape ![]() The Inner Circle Je vais me répéter mais je trouve décidément que le public lyonnais est assez difficile à motiver. Ce n’est tout de même pas tous les jours que l’on nous offre une affiche pareille (du reste c’est le seul « gros » concert du moment, avec Nightwish en avril) et la salle est loin d’être remplie lorsque Dreamscape débute son set. Je ne connaissais que très peu ce groupe et ce fut dans l’ensemble une bonne surprise pour moi de les découvrir sur scène. Rien de forcément très original dans leur musique, mais ils ne manquent pas de dynamisme, et sont visiblement très heureux d’être là ce soir. Ils nous offrent un set impeccable, soutenu par un son irréprochable. J’avoue que je n’ai pas apprécié le timbre de voix du chanteur Mischa, mais cela ne m’a pas empêchée d’apprécier vivement ce groupe. ![]() Dreamer Dreamscape n’était jusqu’alors pour moi, qu’un nom du prog métal allemand. Aujourd’hui, je mets un son sur cette formation. Un son pas très attirant, les compositions n’étaient pas très entrainantes et la voix du chanteur ne changeait quasiment jamais. On aurait dit un Tobbias Sammet auquel on aurait enlevé la capacité de monter dans les aigus. Autant dire que c’était plat et même dérangeant. Circus Maximus ![]() The Inner Circle Changement de plateau rapide pendant que la salle se remplit un peu plus (ouf !!!) et c’est au tour de Circus Maximus d’offrir au public lyonnais quelques instants de pur bonheur. J’avais déjà beaucoup aimé ce que j’avais pu entendre d’eux sur CD, mais je dois avouer que cela a pris une toute autre dimension sur scène ! De l’énergie, ça n’en manque pas, du talent, c’est incontestable, du charisme, chacun des membres en est pourvu ! Bref, que du bonheur ! Petite mention spéciale au batteur, qui sait non seulement jouer à la perfection, mais arrive en plus à chanter en même temps ! Impressionnant ! ![]() Dreamer J’avais entendu beaucoup de bien de Circus Maximus après la sortie de leur dernier opus Isolate. La voix m’avait laissé une sensation étrange à l’écoute de quelques titres sur cds. J’attendais donc d’être conquis par cette prestation live. Ce n’est pas arrivé, pour la simple et bonne raison que j’ai trouvé le chant inaudible et sans saveur. Les aigus étaient plus que dérangeants, mon camarade a failli y laisser une oreille par ailleurs. Pour la musique, on sent qu’on est passé un niveau au-dessus par rapport à Dreamscape même si les deux formations sont influencées par les ténors du genre, à savoir Dream Theater et Symphony X. ![]() Dreamslayer Groupe inconnu au bataillon pour ma part, et ce n’est pas leur prestation de ce soir qui aura aiguisé ma curiosité : des musiciens tous techniquement doués, certes, mais une musique oscillant entre power et prog déjà mille fois entendue, pas de grand charisme… Seul détail amusant : un son de guitare et de clavier typiquement finlandais, alors que le combo est norvégien ! Symphony X ![]() The Inner Circle On aurait presque peur d’être déçus par Symphony X après ces deux premières parties spectaculaires. Mais bien sûr, ce n’est absolument pas le cas car le groupe américain n’a décidément pas acquis sa renommée pour rien ! Le set débute par la monumentale intro de son dernier album et se poursuit logiquement avec « Set the World on Fire ». Le groupe met d’ailleurs particulièrement en avant son dernier bébé, « Paradise Lost », qui bénéficie d’un accueil très chaleureux de la part du public. Celui-ci en connaît déjà la plupart des paroles aussi bien que celles des anciens morceaux. Du reste, j’ai été surprise par la proportion de jeunes métalleux au sein du public. Beaucoup de jeunes venus en bande de potes, mais connaissant néanmoins parfaitement Symphony X. Je ne m’étendrai pas sur les performances des cinq musiciens parce qu’évidemment, elles furent excellentes ! J’ai été carrément époustouflée par la puissance vocale de Russel Allen, qui est par ailleurs un chanteur extrêmement charismatique et possède un très bon contact avec son public. Bref, un show excellent de bout en bout, un joli rappel, et un très bon souvenir pour cette belle soirée de prog ! ![]() Dreamer Pour en finir avec Symphony X, inutile de dire que la prestation était irréprochable, à l’exception de la setlist abusivement axée sur le dernier album, pas moins de 7 chansons issues de Paradise Lost. Le début du concert est le même qu’à Paris, on égraine les premières pistes de Paradise Lost, percutantes efficaces, mais pas mes préférées. Heureusement Symphony X aura pensé à tout le monde en donnant dans les vieux titres comme Masquerade, mais plus encore Sea Of Lies et les indispensables Smoke And Mirrors et en final Of Sins and Shadows avec son classique Thank you everybody and goodnight comme le groupe le faisait sur son live cd. V restera le grand oublié de la soirée. Au niveau des épiques on aura quand même droit à la magique Through The Looking Glass. Je sors donc heureux de ce live, un des meilleurs que j’ai pu voir avec le bémol de la setlist et des premières parties dont je ne tiens pas compte. ![]() Dreamslayer Heureusement, le temps passe plutôt vite et rapidement, Russel Allen et ses acolytes apparaissent sur scène. Dès les premières notes de l’intro, je suis surpris par la puissance que rayonne le groupe, et Allen en particulier – puissance qui rejaillit sur le public. Alors que je pensais assister à un concert tranquille en compagnie de pacifiques progueux, je me rends compte que ça va être la guerre dans la fosse, struggle for life, yihaa ! La setlist fait la part belle au dernier album du groupe, Paradise Lost, dont les morceaux sont transfigurés en live : les refrains de Set the World on Fire ou de Revelation sont dantesques, les breaks ravageurs ! Après deux premières grosses claques dans la gueule, Serpent’s Kiss calme un chouïa le rythme, et Allen n’en devient que plus impressionnant : ce type n’est pas humain, il semble avoir une maîtrise absolue de sa voix, change de registre sans aucun problème, tout en nuances, et passe d’un chant calme à un chant plus agressif le plus naturellement du monde. En un mot, il vit totalement sa musique ! Il dégage une énergie incroyablement communicative et un énorme charisme, et seul Bruce Dickinson peut rivaliser avec lui au niveau de la présence scénique ! Cerise sur le gâteau, il ne se prend pas trop au sérieux, esquissant quelques pas de danse sur les gros breaks, tripotant la basse de Michael Lepond sur Sea of Lies ou faisant mine de surfer sur la pédale de Michael Romeo ! Même si Russel Allen capte tous les regards, les musiciens ne sont pas en reste, avec un Jason Rullo martelant ses fûts avec une précision chirurgicale et un Romeo virtuose, mais au jeu rempli de feeling. Son seul défaut ? Sa générosité en matière de médiators, générosité qui provoque invariablement une émeute dans la fosse à chaque fois qu’il s’approche du rebord de la scène ! A noter un intermède amusant avant le rappel, durant lequel les deux groupes de première partie montent sur scène en compagnie de deux demoiselles fort peu vêtues et au décolleté hypnotisant (n’est-ce pas Mr Russel ?) pour danser sur je ne sais quel morceau de country. Le concert se termine sur un rappel monstrueux, qui chauffe encore d’un cran un public déjà chaud bouillant, et c’est dans une ambiance indescriptible que Symphony X quitte la scène, t-shirts trempés et sourire aux lèvres, après deux petites heures de jeu ! Une semaine plus tard, Paradise Lost monopolise ma chaîne, et c’est avec grand peine que je parviens à ne pas chanter à tue tête « Fly with me forever hiiiiigh, and with these wings we'll set the world on fiiiiiiire » dans le métro! Concert fabuleux donc, qui pourrait bien concourir avec le duo Helloween/Gamma Ray pour le titre de concert de l’année ! ![]() Set List Symphony X (Paris) Oculus Ex Inferni (intro) (Paradise Lost) Set the World on Fire (Paradise Lost) Domination (Paradise Lost) Serpent’s Kiss (Paradise Lost) Masquerade (Symphony X) Paradise Lost (Paradise Lost) Egypt / The Death of Balance (V) Inferno (The Odyssey) Smoke & Mirrors (Twilight in Olympus) Sea of Lies (The Divine Wings of Tragedy) Revelation / The Divine Wings of Tragedy (Paradise Lost / The Divine Wings of Tragedy) Rappels Eve of Seduction (Paradise Lost) Out of the Ashes (The Divine Wings of Tragedy) Of Sins and Shadows (The Divine Wings of Tragedy) |
||
Le 13 Mars 2008
Le 14 Mars 2008
Le 14 Mars 2008
Le 14 Mars 2008
.png)
Le 17 Mars 2008
Setlist :
Oculus Ex Inferni
Set The World On Fire
Domination
Serpent's Kiss
Masquerade
Paradise Lost
Through the Looking Glass
Inferno
Smoke And Mirrors
Sea of Lies
Revelation / The Divine Wings Of Tragedy
Rappels :
Eve Of Seduction
Of Sins And Shadows
Le 13 Mars 2008