La Dame à la Licorne (Lyon)
Lyon 7éme, 19h56.
Pour la première fois de ma vie, je trouve du premier coup la salle de concert dans la labyrinthesque ville de Lyon (ce qui est proche du miracle). Signe de bon augure pour ce concert à l’affiche des plus détonantes mais néanmoins grandiose ? Possible…
Lyon a décidé d’offrir sa plus belle et sa plus grande salle, la Halle Tony Garnier, pour accueillir deux monstres du metal : Nightwish pour le côté symphonique et Peter Tägtgren avec son groupe Pain, pour l’aspect plus « violent » de la chose.
DreamSlayer (Lyon)
C’est un soir de grande foule dans le quartier lyonnais de Gerland, en raison d’un concert à la Halle Tony Garnier. Etrange foule d’ailleurs, avec une majorité de chevelus en noir… Et pour cause, pas de Christophe Maé ou de StarAcadémicien ce soir, c’est au tour de Nightwish de faire cracher les décibels ! Il s’agit de la 3e étape du tour de France du combo finlandais, qui a boudé nos contrées depuis la tournée express de 2004 (seulement Lyon et Paris à l’époque). Entre-temps, le groupe a bien grandi, et troque donc un Transbordeur archi-plein à l’ époque contre la Halle Tony Garnier, la plus grosse salle de Lyon.
Pain
La Dame à la Licorne (Lyon)
Bon, certes, j’ai trouvé la salle du premier coup, mais il fallait bien qu’il y ait une ombre au tableau… En effet, je suis arrivée en retard du fait de mon boulot et j’ai raté la moitié de la prestation de Pain, le groupe et la salle ayant fait preuve d’une ponctualité surprenante. Je ne pourrai donc malheureusement pas dire grand’chose quant au show de Peter et ses acolytes. Mais les morceaux auxquels j’ai assisté ont révélé un grand professionnalisme, des musiciens simples mais investissant entièrement leur show et un Peter en grande forme et très agréable avec le public. Le son était excellent et les titres puissants, accrocheurs et pleins de punch… Bref, de quoi me faire amèrement regretter d’avoir raté le début du concert…

DreamSlayer (Lyon)
Après une attente interminable dans les premiers rangs de la fosse de la Halle (salle forcément bien plus longue à remplir que celles généralement allouées aux concerts de metal), les lumières s’éteignent enfin, pour accueillir Pain, l’autre groupe du génial Peter Tägtgren ! Quel bonheur de revoir les énergiques Suédois, à peine 5 mois après leur dernier passage en France (voir par ailleurs le report du concert à la Loco) !
Pain commence fort en nous balançant un bon Same Old Song dans la tronche dès le début, histoire de se mettre le public dans la poche. Au vu de la réaction enthousiaste de l’audience, c’est mission accomplie ! S’en suivra un véritable best-of de leurs plus gros hits : Eleanor Rigby (l’originale cover des Beatles), End Of The Line, Zombie Slam, On And On, tout y passe, le rythme ne ralentissant que le temps du malsain Just Hate Me. Le sosie officiel de Johnny Depp (vu le culte voué par Tuomas Holopainen à la saga des Pirates des Caraïbes, on en vient à se demander quels étaient les critères de sélection de cette première partie ! ) est en grande forme, ses musiciens aussi ; les tignasses voltigent au son des tubes électro-métalliques du groupe et sous des lights la plupart du temps… roses ( !!!). Peter ne s’est pas changé depuis l’automne, arborant toujours sa cravate et sa chemise noires, le look de ses acolytes étant cette fois un peu moins bigarré (dommage, c’était fun cet esprit « Manowar meets Dimmu Borgir ). Alors que l’on m’avait dit beaucoup de mal de la Halle, le son est cette fois absolument parfait, pour le plus grand bonheur de tous. Le public est forcément moins pogoteur que celui de leur passage à la Loco à l’automne, mais avec la masse, la présence aux premiers rangs de la fosse tourne déjà à la survie ! Après une petite demi-heure, vient déjà le moment de jouer le dernier morceau de cette première partie : c’est bien évidemment au furieux Shut Your Mouth que revient l’honneur de conclure un set bien trop court, sous les vivats du public, définitivement conquis ! Courbettes de la bande à Tägtgren, lequel nous remercie pour le chaleureux accueil et nous promet de vite revenir nous voir (trop tard Peter, tu l’as promis ! ), puis nouvelle attente. Une première partie de rêve en tout cas…

guill647 (Marseille)
Pain, groupe du mythique Peter Tägtgren, mais que je ne connaissais pas plus que ça. J’ai donc un peu écouté avant le concert, mais pas non plus à en faire une overdose. C’est donc en quasi découverte que j’y allais et je dois avouer que ça a été la grosse révélation pour ma part. Jamais je n’aurais pensé le groupe aussi captivant et grandiose pour les maigres 30 minutes qu’il a jouées.
Tout le nécessaire pour un grand show était présent, un son proche de la perfection (le meilleur son en salle que je connaisse à ce jour), une bonne présence scénique, un chanteur en voix, des musiciens en folie, des refrains en veux-tu en voilà, et un jeu de lights ma foi plutôt sympathique. Les pyrotechniciens de Nightwish ont même décidé de leur faire une blague, et Pain a ainsi eu droit à son insu à quelques effets pour le dernier morceau et la fin du show, pour le plus grand bonheur des yeux.
Niveau setlist, du peu que je connaissais, elle était vraiment bien équilibrée, avec des morceaux des quatre derniers albums, et tous les tubes ont été passés en revue : Shut Your Mouth, Just Hate Me, Nailed To The Ground, Same Old Song, et l’excellente reprise Eleanor Rigby. Quel bonheur de voir toute une salle vibrer en scandant les refrains.
En fin de compte, une excellente première partie, et on ne le dira jamais assez : trop courte. Les sieurs de Pain semblent avoir adoré l’accueil que leur ont réservé les français au vu de leurs posts sur leur tourblog, et bien je peux dire qu’ils peuvent s’attendre au même accueil voire mieux s’ils repassent en headliner, car oui c’est un déplacement très fortement recommandé.

Setlist Pain:
Same Old Song (Dancing With the Dead)
Eleanor Rigby (Nothing Remains the Same)
End Of The Line (Rebirth)
Zombie Slam (Psalms of Extinction)
Nailed To The Ground (Psalms of Extinction)
Just Hate Me (Nothing Remains the Same)
On And On (Rebirth)
Shut Your Mouth (Nothing Remains the Same)
Nightwish
La Dame à la Licorne: (Lyon)
Une demi-heure de battement m’a permis de prendre réellement conscience de la foule qui s’était réunie ici pour les Finlandais ; je dirais qu’il y avait environ neuf à dix mille personnes, prêtes à acclamer le groupe, Anette y compris.
Evidemment, nombreux étaient ceux qui l’attendaient au tournant et les critiques étaient nombreuses à fuser. Mais pour ma part, je préférai n’émettre aucun jugement, étant plus que favorable à son entrée dans le groupe.
Mais plongeons-nous plutôt dans ce concert somptueux qui se préparait. En backdrop, la cover de Dark Passion Play et des peintures côtés cour et jardin représentant des vagues tumultueuses. Une intro instrumentale accompagnée de lumières ambiantes, tout était là pour immerger le public dans l’univers de Nightwish. Et c’est lorsque le public n’en pouvait plus d’aduler le groupe qu’apparut en premier, comme à son habitude, Jukka. Là c’est un véritable tonnerre de cris et d’applaudissements qui retentit pour accueillir le batteur et les musiciens qui vont le rejoindre peu après. Et lorsque résonnent les premières notes de Bye Bye Beautiful, toute la salle s’embrase et s’acquiert à la cause de Nightwish. Bon je vais essayer de faire concis car sinon je ne tarirai plus d’éloges sur ce concert qui fut le meilleur de ceux auxquels j’ai assisté jusqu’à maintenant.

Des lumières de toute beauté et des effets pyrotechniques à couper le souffle, on ne pouvait rêver mieux pour illuminer le metal grandiose de Holopainen. Tout cela a instauré une magie extraordinaire qui a atteint des sommets sur The Poet and The Pendulum et Wish I Had An Agel.
Concernant la prestation des membres du groupe, c’était tout simplement génial. Il y avait une espèce de feeling, de complicité qui se dégageait du groupe et cela faisait plaisir à voir. On est donc bien loin de la froide diva qui faisait son numéro avec ses musiciens derrière. Non, au contraire, Anette fait partie intégrante du groupe et de cette entente résulte une force communicative que, je pense, le public a très fortement ressenti. Bon certes, techniquement, on a eu quelques petites faiblesses tant de son côté que de celui de Marco, mais ces quelques fausses notes étaient bien loin de gâcher en quoi que ce soit leur prestation. Et puis, je dois dire que la brunette a fait montre aussi d’un talent certain, tant au niveau puissance qu’au niveau sensibilité, notamment lorsqu’elle a interprété The Siren, titre qu’elle a littéralement sublimé. Quant à son jeu de scène, et bien moi j’ai aimé ! Certes, ce n’est pas une headbangueuse folle à la Floor ou à la Cristina, mais elle est dynamique, radieuse et se donne à fond dans les titres qu’elle chante. Elle interprète, elle vit ses paroles et y met une émotion toute particulière, ce qui est une qualité appréciable. Bref, j’avais été conquise par Anette sur le studio et cela se confirme avec le live !

Marco, lui, a fait preuve d’un charisme immense, même si je n’en attendais pas moins du bassiste/chanteur. Sa voix est magnifique et son interprétation de While Your Lips Are Still Red en trio avec Tuomas et Jukka était belle à en pleurer. Cependant, malgré un talent énorme, le personnage a su rester simple et conserve un esprit de groupe très marqué, chose à laquelle, vous l’aurez compris, je suis très sensible.

Tuomas… Hormis le nombre impressionnant de groupies hystériques qui criaient « Tuomaaas, I Love youuuu ! Haaaa ! » (véridique), ce que l’on retiendra du maître d’œuvre, c’est tout simplement sa fidélité à son image habituelle : à fond dans ce qu’il joue et épanoui d’être là. Le claviériste a souvent été loué par ses acolytes et son talent de compositeur prend, selon moi, toute son ampleur en live.

Pour ce qui est de Emppu, là encore, je dirais « Fidèle à lui-même ». Souriant, heureux d’être sur scène avec les autres membres du groupe, on sent que le guitariste prend plaisir à jouer, même si son instrument était, ce soir-là, quelque peu en retrait par rapport à la basse.
Quant au batteur Jukka il a réuni technique, énergie et puissance pour rythmer le show et ajouter puissance aux morceaux. Et franchement, quel plaisir de le voir jouer !

J’aurais bien enchaîné sur les moments forts du concert mais je me rends compte qu’il y en a trop ! Et c’est tant mieux ! Mais je vous avouerai que j’ai tout particulièrement apprécié Whoever Brings The Night, un de mes titres phares de Dark Passion Play, The Islander que je n’espérais pas, The Poet and The Pendulum, bien sûr, véritable monument en live et puis bah forcément, j’ai adoré Dead to the World, en bonne fan de Century Child. Après, comme je vous disais, le concert entier était magique, il n’y a eu que des bons moments, y compris sur Wishmaster, morceau qui peine un peu tout de même sans Tarja.
Un grand, un magnifique concert que je ne suis pas prête d’oublier, avec un groupe au plus haut de sa forme et qui faisait plaisir à voir ! En tout cas, pour la prochaine tournée, c’est sûr, je répondrai présente !

DreamSlayer: (Lyon)
Les minutes passent et le public commence à s’impatienter, réclamant ses idoles (d’ailleurs sur certains aspects, on n’est pas si loin d’un concert de Christophe Maé, mais bon), quand soudain les lumières s’éteignent à nouveau, sous un tonnerre d’applaudissements, qui se mue en hystérie collective lorsque les musiciens apparaissent l’un après l’autre sur la scène, accompagnés par les notes de la BO de la Passion du Christ !
Une fois les quatre musiciens en place, entre dans l’arène la bête curieuse de la soirée, la chanteuse Anette Olzon, juste à temps pour les premières notes de Bye Bye Beautiful, le hit du dernier album, Dark Passion Play. On réalise dès le début que c’est un véritable spectacle son et lumières qui nous attend ce soir, avec des lights superbes et des flammes, explosions et autres effets pyrotechniques à foison, mais toujours à propos. Sur ce plan, Nightwish est vraiment entré dans la cour des plus grands, et sur la planète metal il ne doit guère y avoir que Rammstein qui ait un budget pyrotechnie supérieur au Vœu Nocturne !
Après un Bye Bye Beautiful exécuté avec brio, place à un titre de l’ère précédente, celle de Tarja Turunen, avec Dark Chest of Wonders. Malgré une petite pointe de nostalgie, le morceau passe très bien, même s’il faut avouer qu’Anette peine un peu sur les passages les plus aigus. Anette Olzon, source de l’un des débats les plus vifs depuis des années au sein de la communauté metallique… Contrairement à de nombreux autres « vieux » fans de Nightwish, je l’ai défendue contre vents et marées depuis la parution de Dark Passion Play, conquis par la fraîcheur qu’elle apporte au groupe. La première impression de la soirée est très positive, la Suédoise a de l’énergie à revendre, et malgré sa robe fleurie a une attitude bien plus rock & roll que la diva finlandaise, et un jeu de scène plus naturel et convaincant. Mais c’est en matière de charisme que le bât blesse, car la simple présence de Tarja sur scène suffisait à attirer, à captiver l’attention de son auditoire. Allez, 1 partout, balle au centre, retour au concert.

Nightwish revient à Dark Passion Play, avec Whoever Brings The Night, un de ces morceaux filler qui me font largement préférer Once… J’en profite pour prendre quelques photos, du moins j’essaye, l’incroyable pression dans la fosse me compliquant légèrement la tâche. C’est ensuite au tour de l’oriental The Siren… et là ça ne passe pas, mais alors pas du tout. Anette fait ce qu’elle peut, mais massacre tout de même le morceau, incapable de rendre le délicat chant de sirène de Tarja. Je serre les dents, et commence à me poser quelques questions… Anette me sort de ma perplexité en annonçant le joyeux Amaranth. Le morceau est très vivant, Marco et Emppu sont partout et effectuent des courses croisées très maideniennes, l’ensemble du groupe est tous sourires (bon, demi-sourire pour Tuomas, mais il ne faut pas trop lui en demander non plus ).
Anette quitte alors la scène, et Marco Hietala nous annonce The Islander. Le titre est exécuté avec brio, agrémenté de bruits de vagues et de mouettes. Marco a sorti sa guitare acoustique et joue assis, de même que son acolyte Emppu. Les lights se font discrets, laissant les deux torches décorées du pendule de Dark Passion Play envelopper la scène de leur douce lumière. La voix de Marco nous envoûte et nous transporte ailleurs, dans un espace hors du temps… Anette vient profiter de cet instant d’exception pour effectuer quelques chœurs, s’installant sur un tabouret surélevé, un diadème sur la tête, très à propos pour chanter « Princess in the tower, Children in the fields », bien vu !

Vient ensuite l’heure du morceau de bravoure de la soirée, le monumental The Poet And The Pendulum. Toute l’attention du public est désormais concentrée sur Tuomas Holopainen et ses deux figurines (Edouard aux mains d’argent ayant remplacé la bouteille de rouge de la tournée Once), qu’Anette demande de faire acclamer. La magie opère alors, le morceau fonctionne très bien en live malgré ses longs moments instrumentaux, pendant lesquels Marco et Emppu jouent tout contre Tuomas. Le groupe semble vraiment soudé, il n’y a plus l’ombre d’une crise d’ego, Anette gardant un grand sourire même lorsqu’elle se contente de faire de la figuration (au lieu de systématiquement sortir de la scène). C’est une énorme ovation qui s’élève de la Halle Tony Garnier à la fin du morceau, accueillie très humblement par le maestro de Carélie.

Retour aux sources (certes tout relatif pour les fans de la première heure, mais c’est le sentiment que j’ai éprouvé après 7 morceaux des deux derniers albums) avec Dead To The World, où le duo Anette/Marco fonctionne à merveille ! La voix de Marco me semble avoir plus d’importance que sur album, signe de l’évolution du statut du bonhomme dans le groupe depuis six ans… Encore plus que sur la tournée de Once, c’est d’ailleurs Marco le véritable Monsieur Loyal du concert, même s’il laisse la place suffisante à Anette pour exister à ses côtés. La miss sait se mettre le public dans sa poche, en maniant ses quelques notions de français dans un franglais teinté d’un accent suédois, pour un résultat tout à fait craquant !
Nouveau titre chanté exclusivement par Marco : While Your Lips Are Still Red, morceau écrit par Tuomas et Marco pour la BO d’un film finlandais en dehors de la bannière de Nightwish. Le cadeau de la bande de Kitee à la France (le morceau a été joué pour la toute première fois à Paris) est une jolie ballade où la voix du blond viking se fait incroyablement douce, nous montrant une inhabituelle facette de son incroyable talent.

Viennent ensuite Sahara puis Nemo, le méga-hit qui fit connaître Nightwish du plus grand public en 2004, logiquement repris en chœur par toute la salle. Je n’aime guère la version de l’album, trop « commerciale » à mon goût, mais le morceau rend mieux en live, bien plus heavy. Le tube s’achève sous une neige et des cotillons rouges du plus bel effet !
Petite pause, histoire de vérifier la solidité des tribunes et de tester l’applaudimètre, et c’est parti pour le rappel : un Seven Days To The Wolves très efficace en live (future valeur sûre, à n’en pas douter), le grand classique Wishmaster, qu’Anette chante honorablement, même si l’on sent qu’elle peine à certains moments, et l’inévitable Wish I Had An Angel, qui fait rugir de bonheur la Halle Tony Garnier. Un final avec explosions à gogo et confettis tombant sur la fosse, le résultat devait être magique vu des tribunes. Anette serre Marco, puis les autres musiciens dans ses bras, comme pour nous témoigner de la cohésion qui règne dans le nouveau line-up du groupe, et descend de la scène pour remercier la fosse. Longue ovation, remerciements au public, et bye bye Nightwish, n’attendez pas 4 ans pour revenir nous voir !

Magnifique concert au final, mais c’est malgré tout la nostalgie qui prédomine lorsque je quitte la salle. Nostalgie parce que des titres comme Whoever Brings The Night ou Sahara sont bien fades à côté de Dead To The World, trop rare extrait de leur discographie pré-Once (dommage que Sacrament of Wilderness ait disparu de la setlist, et puis comment faire l’impasse sur Bless The Child, Ever Dream, ou She is my Sin, certainement à la portée d’Anette ?). Nostalgie de Tarja, quand même, car Anette a beau dégager une énorme sympathie et son attitude rock&roll fait beau plaisir à voir, elle peine clairement sur la plupart des titres de l’ère Tarja. La raison prépondérante au choix d’Anette était sans doute ses qualités humaines (compréhensible au vu du passé du groupe), mais Nightwish méritait plus qu’une (très) bonne chanteuse. Je préférais le charisme et le talent de la diva de Kitee à la sympathie et à l’énergie d’Anette… Nostalgie surtout car j’ai l’impression que je ne reverrai jamais plus ce groupe que j’ai tant adoré… Je me rendrai bien évidemment avec joie à leurs prochains concerts, mais j’ai peur que ce ne soit plus pareil. La dernière fois, un soir de Novembre 2004, j’avais des étoiles plein les yeux en sortant du Transbordeur…

guill647: (Marseille)
Nightwish, groupe dont la réputation n’est plus à faire. Pourtant il est indéniable qu’une question titillait la majorité de la salle : quid de la petite nouvelle : Anette Olzon ? Le public était vraiment très varié et avait fait le déplacement en masse, on ne devait pas être loin du sold out à Marseille ce 11 Avril là. Petite remarque amusante pour ma part, la différence entre les gens assis sur les gradins : les « normaux », et ceux dans la fosse : les métalleux. Il faudra que l’on m’explique comment on peut faire un concert assis, de metal qui plus est .
Mais après un temps assez long de battement suite à Pain, le show commence en grande pompe, par Bye Bye Beautiful, et à grand renfort d’effets pyrotechniques. Le show entier sera d’ailleurs un bonheur niveau visuel, de par la multitude de ces effets : pyrotechnie variée, mousse, confettis…, qui ont parsemé les 1h30. On sent tout de suite la différence au niveau des moyens financiers.

Mais il serait très réducteur de dire que le visuel a été l’essentiel de leur performance, tant j’ai là aussi pris une claque. Un son là encore parfait, une grosse présence scénique, Marco et Emppu en tête, des sourires qui font plaisir à voir, et surtout une puissance à laquelle je ne m’attendais pas du tout. J’avoue m’être attendu à quelque chose d’un peu « gnan-gnan », et bien il n’en a rien été, Nightwish mérite toute sa renommée, vraiment pas usurpée pour un sou, et surtout mérite toute son affiliation métal, n’en déplaise à certains qui y voient du pop/rock…
Quand à Anette, suite aux divers avis post concert, il est certain qu’elle ne fait pas l’unanimité, nombreux sont ceux qui l’ont critiquée, plutôt méchamment même. Je dis à ceux-là que si Tarja est partie ce n’est pas pour rien, et il est évident qu’elle ne pourra pas la remplacer, rien de par le fait que ce n’est pas du tout le même registre de voix. Du coup c’est vrai que pour les vieux morceaux ça s’est avéré plutôt moyen, avec The Siren par exemple, Anette ayant beaucoup de mal à monter dans les aigus.

Cependant, elle n’a pas eu que des détracteurs, et l’accueil qui lui a été réservé dans l’ensemble a été chaleureux. En effet, il faut dire que pour les morceaux de Dark Passion Play ben elle est plutôt à l’aise, en témoigne un 7 Days To The Wolves inoubliable. Mais la surprise a même pris place pour d’anciens morceaux, ses interprétations sont je trouve assez réussies, sur Wishmaster ou Wish I Had An Angel par exemple. Après c’est vrai que sa présence scénique suscite parfois le sourire, de même que certaines phrases entre les morceaux, mais avec l’expérience, tout cela rentrera dans l’ordre.
En conclusion, une grosse baffe, et une remise en question de nombreuses idées reçues sur le groupe pour ma part. Nightwish est un grand groupe, et si après le test du live on n’en est pas convaincu, ben c’est que quelque chose cloche.

Setlist Nightwish:
Bye Bye Beautiful (Dark Passion Play)
Dark Chest Of Wonders (Once)
Whoever Brings The Night (Dark Passion Play)
The Siren (Once)
Amaranth (Dark Passion Play)
Islander (Dark Passion Play)
The Poet And The Pendulum (Dark Passion Play)
Dead To The World (Century Child)
While Your Lips Are Still Red
Sahara (Dark Passion Play)
Nemo (Once)
Seven Days To The Wolves (Dark Passion Play)
Wishmaster (Wishmaster)
Wish I Had An Angel (Once)
Quelques photos bonus:







Report: La Dame à la Licorne, DreamSlayer, guill647
Photos:DreamSlayer
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Tellement que j'ai même plus rien à ajouter...
Et les photos sont sympas en plus !
Yepeeeeee
Le 04 Mai 2008