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Resistance, groupe américain signé chez Lion Music, fait du bruit et le fait bien. Après une démo de 2002 intitulée A Certain Sorrow, le groupe se lance donc à l’assaut du monde du métal avec ce premier album en date, Lies In Black.

Un petit tour sur le site officiel de Resistance nous en apprend un peu plus sur le groupe et ses origines : par exemple, on apprend que le nom de Resistance vient du « combat » idéologique que mène le groupe contre ce qu’ils appellent le « nu metal », comprenez par là des groupes comme Linkin Park et consorts. Un choix personnel et qui parlera sans aucun doute à nombre de metalheads.

Au niveau musical, Resistance officie dans un registre heavy assez classique avec des aspects death assez prononcés, notamment dans les riffs guitare qui accélèrent parfois d’une manière assez spectaculaire. Le vocal, assuré par Robby Hett, qui a un faux air de Bjorn « Speed » Strid (Soilwork) en plus baraqué encore, est tout à fait honorable, le timbre de voix s’associant plutôt bien avec la musique, le tout encore renforcé des chœurs de ses compères qui donne un petit plus à ce niveau.

Mais le véritable intérêt de cet album réside essentiellement dans ses compositions et leur exécution : de l’intro complètement délirante (imaginez vous entendre l’hymne américain sous acide, ça doit donner à peu près ça), en passant par les titres ultra rythmés et tout à fait typés death (doubles riffs venimeux comme Opeth ou d’autres savent si bien faire), l’interlude, Transgression, en acoustique, ou encore Bridge To Nowhere plus mid tempo, tout y passe dans ce Lies In Black.

Et c’est bien là le tour de force de l’album, réussir à étaler autant de choses en seulement 28 minutes !!! Vous avez bien lu, 28 minutes pour 8 chansons. Rappelons le, Resistance fait du heavy death, pas du grind. Chacun prendra cela comme il veut, syndrome de la page blanche pour certains ou foutage de gueule en règle pour d’autres, à vous de voir.

Pour conclure, nous voici bien confrontés à un dilemme certain, entre un album qui intrinsèquement est de très bon niveau, avec un heavy death bien senti et original et une production qui sans être parfaite permet de juger correctement du potentiel musical du groupe, et un album de seulement 28 minutes. Pour un groupe qui s’autoproclame comme un ardent défenseur du « vrai » métal et qui prétend lutter contre les dérives de notre musique, Resistance se saborde en proposant des titres qui ressemblent, au niveau du formatage j’entends, à ceux de dénommés Linkin Park. Je vous livre ici mon opinion, à vous de vous faire la vôtre à propos de ce Lies In Black.

0 Comments 29 septembre 2005
Whysy

Whysy

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