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Que j’étais bête à l’époque. Je me souviens du jour où pour la première fois j’ai découvert Paths Of Possession. J’étais alors apeuré à l’idée que cela puisse être du death brutal comme la line up le laissait deviner. Je m’étais même donné le droit de juger ce style sans, à l’époque, en avoir vraiment écouté. Cela donna une chronique plutôt irrespectueuse. J’ai bien évolué durant ces deux ans, à tel point qu’à en juger par la médiocrité de ce second album, je prierais pour que Paths Of Possession ait pu jouer de l’extrême brutal. Style ô combien plus intéressant musicalement que ce « death mélodique » raté et d’un ennui profond. Mais que vient faire l’illustre George « Corpsegrinder » Fisher dans un projet aujourd’hui aussi mauvais ?

Pourtant « Promises In Blood » le 1er album de la formation laissait présager d’un métal de qualité. Certes encore imparfait, mais plein de promesses. Comme trop souvent, après un disque plutôt bien apprécié par la critique, le second fait preuve d’un manque évident de travail, et ne possède pas la même saveur que son prédécesseur. Plusieurs raisons à cela ! Paths Of Possession se revendique comme pratiquant du « death métal ». Je suis tout à fait d’accord, toutefois la mélodie est au centre des compositions. Les guitares sont gorgées d’harmoniques, et les riffs ne débordent jamais dans la brutalité. Evidemment nous sommes loin de la qualité mélodique des grands noms scandinaves. « The End Of The Hour » propose des guitares qui manquent de profondeur, les mélodies semblent insuffisamment développées et trop peu d’entre elles n’accrochent l’oreille.

Voilà l’un des grands maux actuels. Paths Of Possession possède toutes les cartes dont il a besoin pour créer une musique de qualité, mais la précipitation dans laquelle l’album semble avoir été composé remet en cause la rigueur artistique des américains. De nos jours les groupes composent trop vite ! Serait – ce à cause de la pression commerciale ? Des impératifs de temps fixés par les labels ? Le résultat est là : la musique est plate ! Le manque de profondeur des compositions se ressent dans les mélodies, dans les accords, dans la construction même ! Des schémas classiques, une musique vue et revue. De plus, « The End Of The Hour » repose exactement sur la même base musicale que « Promises In Blood » , mais ne peut prétendre à une note similaire. Pourquoi ? Primo, je suis (et même si je ne me l’avoue que rarement) plus clément concernant les « debute albums ». Secondo je déteste cette mentalité de refuser d’évoluer. Paths Of Possession est très loin d’avoir trouvé son univers musical.

La composition hasardeuse et le manque de relief des chansons ne donnent pas vraiment d’espace à « Corpsegrinder » pour briller vocalement. Sa prestance est à la hauteur de l’album : sans génie. Des lignes de chant classiques et monotones, des variations prévisibles… Bref rien qui ne fasse écho à son « talent ». « The End Of The Hour » bénéficie également d’un concept trop anecdotique pour mériter que je ne m’attarde à ce sujet. Rendez – vous compte, je ne peux même pas vous citer de chansons qui se démarquent du lot, à vrai dire toutes baignent dans un océan d’ennui.

Je pense sincèrement qu’il serait temps que les labels soient plus rigoureux dans leurs choix de signatures. A vrai dire un nom connu (Corpsegrinder de Cannibal Corpse) n’assure en rien que « The End Of The Hour » puisse être un bon album. Qu’ils arrêtent de prétendre de telles âneries. En bref, petit coup de gueule pour un album chiant et perdu dans la masse informe de production à l’intérêt limité, voire inexistant.

…TeRyX…

0 Comments 01 novembre 2007
Whysy

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