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Jeudi 20 Juin 2019 - Knotfest meets Hellfest

Cuvée spéciale du HELLFEST cette année avec non pas trois mais quatre jours à passer en enfer !
Ce premier jour, ou plutôt «Jour zéro», qui d’habitude est voué à s’installer tranquillement sur le site, était l’occasion de découvrir un festival dans le festival, moyennant l’achat d’un autre billet les festivaliers déjà présent pouvaient profiter de cette journée supplémentaire exceptionnelle, où le KNOTFEST organisé Slipknot (qui n’a manifestement pas pu s’insérer au programme du Hellfest) pose ses valises pour l'après midi avec une affiche composée de dix groupes d'horizons divers.

Après une nuit de boulot, on saute dans la voiture et en route pour Clisson Rock City! Malgré une circulation encore fluide et une arrivée pourtant relativement de bonne heure, la communication a fonctionné et le nouveau parking «P0»,  soit disant plus proche de tout, affiche déjà presque complet. Un bon nombre de festivaliers s’étant déjà installés depuis la veille voire plus, et déjà même en possession de leur bracelet, précieux sésame qui permet l’accès partout.

Après la longue procession jusqu’à l’entrée du site,  les deux heures d’attente pour récupérer son bracelet,  et regagner le camping pour monter sa tente, il est grand temps de se mettre au pli et de faire ce que tout le monde crie partout… prendre un«Apéroooo»  bien mérité, en attente de l’ouverture du Fest à 16h00.

La première édition française du Knotfest se lance officiellement avec SICK OF IT ALL qui démarre son set devant une foule clairsemée. Habitués du hellfest les américains, à l’image du guitariste Pete Koller qui court et saute partout , balancent leur hardcore/punk avec beaucoup d’énergie,  pour le plus grand bonheur des premiers enragés heureux de s’entasser devant les Mainstage après un an sans défouloir, et qui du coup n'hésitent pas à lancer les premiers moshpit du weekend.

Comme ça sera le cas toute la journée, on bascule d’une scène à l’autre et d’un genre à l’autre, avec AMARANTHE, qui évolue dans un style hybride Power-électro-pop, et s’articule autour de sa pétillante chanteuse Elise Ryd, et deux chanteurs au registre diamétralement opposés.  Le groupe qui défend son dernier album Helix sorti en 2018 reçoit un très bon accueil à coups de riffs et rythmiques qui se prêtent autant à danser qu’à headbanger dans la fosse. Malheureusement pour eux, un problème technique survient en plein milieu de set, obligeant la chanteuse à meubler le silence durant un long moment sans trop savoir quoi dire ou faire, ce qui va complètement faire retomber l’ambiance, malgré ses remerciements et ses excuses. Un bon show tout de même qui se termine sur leurs tubes commerciaux The nexus et Drop dead cynical.

Au fur et à mesure que le site se remplit on s’aperçoit que l’affiche très variée qui a envahit les Mainstages  le temps d’une journée connait une belle affluence.
Les bars, et particulièrement le Merchandising Officiel sont pris d’assaut et ceux qui pensaient gagner du temps en faisant leurs courses un jour avant tout le monde devront quand même faire preuve d’énormément de patience avant de pouvoir enfin accéder au plus près du Merch Hellfest.

Quand MINISTRY et son chanteur au physique anéanti par on ne sait quelles substances montent sur scène, on reste poli et on dit je n’aime pas…. Ce groupe étiqueté métal indus propose une performance live sans grand intérêt  à mes yeux,  et particulièrement gâchée par son frontman Al Jourgensen qui focalise (en mal) toute l’attention.
C’est donc l’heure de prendre un peu de recul durant 40min et d’aller voir ce qui se fait de bon à manger.

BEHEMOTH se charge du créneau black/death durant les 45 prochaines minutes. Et c’est de main de maître que les polonais invitent l’ensemble du site à participer à leur grande messe noire. Même pour les «non-initiés», assister à leur concert est toujours un moment très particulier dans lequel on se laisse vite absorber par leurs titres puissants et hypnotiques, associés à une sombre mise en scène sobre mais lugubre,  à grand renfort de maquillage morbide, de croix renversées et de grosses flammes entrecroisées.
Le titre récent Bartzabel étant l’exemple parfait de ce qui se dégage sur scène où, au son d’une mélodie très accessible, Nergal se présente en grand maître de cérémonie, porteur d’une coiffe tel un pape entouré de ses disciples prêt à invoquer le démon. Un show court et puissant et qui, malheureusement comme lors de leur dernier passage au Hellfest,  mériterait  un créneau de nuit pour permettre une immersion totale dans leur univers.

Changement radical de cap avec le «Nu metal» (je ne sais pas si ça se dit encore…) de PAPA ROACH, et son chanteur survolté comme à ses 20 ans malgré un léger embonpoint, arborant chemise léopard, jean troué et cheveux en pétards.
Le groupe démarre en trombe avec deux de leurs plus gros tubes Last resort et Blood brothers, qui mettent d’entrée une sacrée patate à tout le monde, avant finalement d’entrer dans un show plus conventionnel, trop propre, presque pop/rock, à l’image de leur dernier clip Not the only one.  Le concert sera plutôt lassant jusqu’à ce qu’il reprenne un peu de pep’s sur la fin après la reprise de Firestarter de prodigy. Les furieux du Mosh-pit quant-à eux ne se seront pas ennuyé une seule seconde.

Pour les avoir vus à de nombreuses reprises, dont deux fois rien que sur cette tournée Sacrament of sins, c’est toujours avec autant de plaisir que je m’avance en première ligne pour POWERWOLF.  Après de nombreux show sold-out depuis l’automne dernier à Paris, jusqu’à sillonner l’hexagone en janvier, c’est à Clisson qu’ils font un nouveau passage devant leurs fans Français, avec le challenge cette fois de jouer en plein jour et devant de nombreuses personnes à convaincre.
Toute la scène de la tournée est là, les décors religieux post-apocalyptiques, le feu, les flammes, et les superbes backdrop ,  le tout pour mettre en valeur les cinq acteurs toujours en grande forme qui se donnent à fond pour convertir tout le Knotfest à la sainte messe du Heavy metal.  C’est donc sans trop de surprise que le spectacle est au rendez-vous et que rapidement la foule répond  présent entre les plaisanteries lancées en français par Atilla, ou les sollicitations de Falk Maria entre deux parties de clavier. Les deux Greywolf à la guitare très concentrés dans leur rôle s’éclatent également sur cette setlist taillée au format festival, reprenant l’essentiel des hymnes incontournables du groupe comme Amen &Attack, Armata strigoi, ou les plus récents mais non moins efficaces Fire & Forgive ,  Incense & iron ou demons are a girl’s best friend.
Tout est au top, et ce sont donc 45 petites minutes de bon Power-metal qui passent très vite, même si on peut noter que l’ambiance est nettement moins au rendez-vous que lors des show en petites salles (proximité,et format fest oblige), et qu’Atila semble avoir la voix quelque peu fatiguée, peut être épuisé par les tournées qui s’enchainent, ce qui ne l’empêche pas de faire chanter les foule et de nous remercier d’un bon vieux «vive la France !».


S’en suit une heure de show des plus classique mais efficace de l’excentrique ROB ZOMBIE et ses comparses grimés.
Spectacle très rock n'roll auquel il nous a habitué à chacun de ses passages, avec ses tubes comme Dead city radio, ou des covers comme Blitzkrieg bop des ramones.
A noter en milieu de set un long solo du guitariste John 5, nous permettant de découvrir toute la technique et le talent qui se cachent derrière le maquillage.

Connaissant un grand succès depuis quelques années maintenant, les suèdois d’AMON AMARTH, et leur death mélodique basé sur fond de mythologie viking, rassemblent beaucoup de fans devant leur scène où trône au centre un immense casque viking sur lequel est montée la batterie. Le spectacle ne fait pas dans la dentelle, et entre les bombardements de flammes le groupe nous délivre une prestation parfaite,  mettant l’accent sur l’intensité de ses compositions avec d’entrée « the pursuit of  vikings» titre mid-tempo avant une montée en puissance sur des titres comme First kill et The way of vikings (où des vikings justement se livrent bataille sur scène), ou encore quelques nouveaux titres comme crack the sky et Raven’s flight tirés du dernier album Berserker qui cartonnent en live.
Le frontman Johan Hegg, derrière sa voix  de tueur et son physique imposant se montre au contraire tout sourire et toujours bienveillant avec son public, et n’oublie pas en passant par le titre Raise your Horns de nous faire lever nos verres (ou nos cornes pour ceux qui en ont), avant qu’un dragon des mers ne fasse son apparition sur Twilight of the thunder gods pour conclure à la perfection ce show.

Après 36 heures de veille, je m’attarde encore 2-3 chansons sur SLIPKNOT juste le temps de prendre en compte l’énergie et la violence (gratuite) déployée par ce groupe, et  particulièrement Corey Taylor affublé de son nouveau masque complètement ridicule.

Le froid et la fatigue ne me donneront pas le courage d’en voir plus, et c’est à contre coeur que je fais l’impasse sur SABATON…  La suite du séjour me donnera raison.


0 Comments 19 juillet 2019
Soundchaser

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